mardi 3 janvier 2017

Le MEDOC dans tous ses états


Le MEDOC / Eléments de diagnostic



Synthèse:  
Atouts / Faiblesses / Opportunités / Menaces  
• Un territoire presqu’îlien avec une forte identité et des contrastes sociaux et économiques importants.
• Un territoire de projet qui ne joue pas toujours collectif, ce qui peut freiner les dynamiques à l’oeuvre tant sur le plan économique, social que culturel, malgré un pays et un futur parc naturel régional (PNR) pour le MEDOC.
• Un territoire pluriel géographiquement organisé autour du littoral forestier et de l’estuaire viticole avec un poids croissant de la Métropole sur la partie Sud du MEDOC, qui n’est pas sans conséquence sur le vivre ensemble.
• Un territoire marqué par une diversité des filières économiques en mutation : agriculture, viticulture, aquaculture, sylviculture, tourisme, industrie des composites, réseau de TPE et de PME. Le MEDOC enregistre le plus grand nombre de création de PME / TPE de la Gironde. Toutefois, de très fortes inégalités existent et provoquent des tensions sociales.
• Un territoire attractif par son capital patrimonial et paysager qui est une source de richesse à développer par une organisation adaptée et une vision partagée. C’est l’un des enjeux du futur PNR.

.Parcours de vie
Un territoire dont les indicateurs de précarité sont élevés sur le secteur Lesparre et Pauillac,
précarité due à certaines caractéristiques (saisonnalité, enclavement géographique…). Pour
autant, le MEDOC peut s’appuyer sur un fort potentiel de développement économique, social, touristique et culturel (attractivité démographique, potentiel touristique, richesse
environnementale…), sur une dynamique de projets (contrat local de santé, PNR…) et sur
des acteurs très impliqués dans le domaine social.
Le MEDOC peine encore, faute des moyens, à corriger une inéquité territoriale particulièrement sensible dans certains domaines : santé, enfance, insertion…

Vivre ensemble
Un territoire riche de ressources patrimoniales propices à une vie locale dynamique et à
un référentiel commun qu’il convient de mieux organiser et valoriser.
Une offre culturelle et associative présente mais pas fédérée autour d’une politique
commune médoquine.
Un environnement favorable au développement de pratiques sportives mais qui se heurte
au manque de ressources associatives.
La nécessité d’aller vers un « territoire de vie » qui organise l’accueil de populations
nouvelles, l’accueil de saisonniers et des populations sédentaires (certaines en fragilité).

Capacité de développement
Un territoire accessible pour les populations nouvelles qui viennent de l’agglomération
(en raison des prix abordables du foncier et de l’immobilier en 2ème et 3ème couronne
notamment), mais où la dynamique démographique se fait au détriment du tissu urbain et
de l’armature historique des centres bourgs (dont le rôle structurant est à conforter) mais
aussi des espaces naturels et agricoles.
Ce modèle de développement, lorsqu’il n’est pas planifié, rend difficile l’accès au logement
des personnes vulnérables et génère des besoins nouveaux en services, difficilement
satisfaits.
Conséquence de sa géographie et de sa faible densité, le MEDOC est le territoire où
la mobilité est la plus forte. Pour autant, il est confronté à des problématiques de
déplacements internes, mais également externes en raison de l’augmentation des
déplacements pendulaires avec l’agglomération.

Économie
Les difficultés de mobilisation de projets d’implantations industrielles ne doivent pas cacher
l’existence de PME liées à la haute technologie et d’implantations de nombreuses TPE.Une mobilisation des acteurs économiques et politiques est en cours pour redynamiser l’avant-port du Verdon d’une part et créer une zone d’équilibre économique autour des composites à Lesparre d’autre part...
L’économie reste toutefois sous forte influence de la saisonnalité pour deux de ses principales filières : la viticulture et le tourisme.
Les conséquences du recul du trait de côte doivent amener à une diversification de l’offre touristique (oenotourisme, itinérance, tourisme fluvial…) et à une relocalisation des activités sur le littoral. Les espaces et paysages préservés sont des atouts à valoriser.
Il existe en MEDOC, un fort potentiel de développement et d’accueil touristique à professionnaliser. L’agriculture, richesse traditionnelle du Médoc, est confrontée à plusieurs difficultés : déprise agricole, crise d’une certaine viticulture familiale, difficultés d’adaptation du massif forestier, manque d’intérêt des jeunes pour les métiers agricoles. Mais d‘anciennes activités semblent renaître grâce à la qualité des ressources environnementales et à des innovations : gemmage, ostréiculture.
Mais l’émergence d’une dynamique collective à travers le projet de PNR est en cours (attractivité du patrimoine naturel, historique, des paysages) à laquelle il est impératif d’adjoindre une volonté de développement économique.

Qualité de vie
Une vigilance est de mise sur la consommation d’espace par l’urbanisation au détriment de certains paysages identitaires (perte des pâturages, disparition des haies et des canaux, marais et zones humides comblés, forêt « grignotée »), sans organisation générale et sans maîtrise des interfaces entre les parties naturelles, agricoles, forestières et bâties. Des formes urbaines et une architecture qui se banalisent (faisant peu référence à l’architecture
locale), des lotissements et des zones d’activités se multiplient.
Les espaces naturels sont de grandes étendues, peu fragmentées et à très forte valeur patrimoniale et paysagère : cordon dunaire, forêt dunaire, grands lacs, Estuaire de la Gironde, mattes et palus, marais estuariens, grande forêt de pins maritimes sur le plateau.
Mais le changement climatique fragilise les espaces littoraux (montée des eaux), la forêt (risque accru de tempêtes) et l’estuaire (augmentation de la température de l’eau).
Une ressource en eau disponible en quantité mais fragile :
• risque de dégradation des nappes souterraines par intrusion d’eau marine en bordure de l’estuaire.
• pressions qualitatives au Sud-Est du MEDOC (région d’Arsac) : domaine minéralisé (problème de dépassement des seuils règlementaires en fluor, forte teneur en
fer…).
• pression quantitative dans le Sud-MEDOC, qui connaît un afflux constant d’habitants : les besoins futurs sont supérieurs à la capacité de production en eau potable.
Sur l’eau comme sur la gestion des déchets, une politique coordonnée à l’échelle du MEDOC serait nécessaire.

Le MEDOC / Les enjeux


Promouvoir le territoire autour d’une gouvernance partagée
Malgré un fort sentiment identitaire, la multipolarité des gouvernances freine l’émergence d’une stratégie globale de territoire. Il conviendrait de mettre davantage en synergie et en valeur les initiatives et ressources locales et d’accompagner le portage et la réalisation des projets. Il serait nécessaire de favoriser l’émergence d’actions porteuses de cohésion sociale, économique, de qualité de vie… en mettant les habitants au coeur du projet territorial

Rompre l’isolement géographique & 
Soutenir les actions socio-économiques : 
"s’adapter au MEDOC"
Il existe encore un isolement géographique et social sur la partie Nord de la presqu’île.
L’accès aux droits fondamentaux est déterminant.
Un accent particulier doit être mis sur les jeunes. La jeunesse médoquine se trouve confrontée à un paradoxe : une volonté de rester sur un territoire dont elle a une image
positive, tout en étant consciente du manque de ressources pour son avenir.
• Garantir l’accès aux droits fondamentaux : santé, éducation, culture…
• Garantir une accessibilité de tous aux services publics : préserver la proximité.
• Lutter contre la précarité : insérer, impliquer, former. Contribuer à forger un autre regard sur les ressources du territoire pour développer de nouvelles activités économiques.
• Garantir un accompagnement professionnel.
• Garantir l’accessibilité par les transports, notamment sur les réseaux transversaux en grand déficit.
• Faire du numérique un enjeu de rapprochement économique, social, culturel et territorial

Le MEDOC territoire de vie et de citoyenneté, ouvert à tous: 
"Mettre en réseau"
Il y a lieu de penser autrement et collectivement la création et l’utilisation des équipements pour mieux animer le territoire.
• Mailler le territoire en équipements de vie adaptés: tiers-lieux, médiathèques, équipements sportifs, couverture numérique…
• Favoriser la dynamique associative par les échanges et la coordination entre acteurs et le soutien aux projets associatifs.
• Renforcer la citoyenneté : promouvoir une politique de médiation, y compris numérique, en fédérant les acteurs du vivre ensemble (éducatifs, culturels, sportifs...).

Maîtriser l’espace : 
"la richesse du MEDOC, c’est lui-même"
L’enjeu sur ce territoire repose sur :
• Un équilibre entre l’organisation d’un développement raisonné de l’urbanisation et le respect de la protection des richesses et des ressources patrimoniales (naturelles et culturelles).
• La revitalisation des bourgs ruraux autour de services, d’emplois et d’équipements.
• La préservation et la valorisation des espaces. Le PNR est une opportunité.
• L’élaboration d’une politique touristique comme vecteur économique: structurer les acteurs du tourisme autour de la destination et de la marque MEDOC.
• Penser la ressource en eau dans une logique de solidarité départementale

Le MEDOC territoire d’initiatives : 
l’exigence de la formation / 
l’opportunité de l’Économie sociale et solidaire / 
la transition numérique /
Le MEDOC doit devenir un territoire d’excellence et d’innovation et s’ouvrir aux initiatives
structurantes afin de renforcer la notion du vivre ensemble et son attractivité.
• Faire de la formation un enjeu majeur.
• Développer de nouveaux partenariats avec le monde de l’entreprise pour revaloriser certaines filières.
• Poser l'économie sociale et solidaire comme la matrice des futurs projets et inventer des accompagnements avec les parties prenantes de l’économie.
• Choisir le MEDOC comme un territoire pilote en matière de numérique (e-territoire), tant pour faciliter l'accès des habitants aux services (ex.: e.santé, télétravail, ...) que pour faciliter son attractivité, susciter des projets innovants, attirer de jeunes entrepreneurs...  faciliter son des entrepreneurs, revaloriser et moderniser la saisonnalité par l'accueil, l'échange et la formation.

Le MEDOC / Les leviers



Un territoire à promouvoir 
autour d’une gouvernance partagée

AVEC LES LEVIERS :
• Par la nécessité de renforcer la mise en réseau, de fédérer les acteurs, tant les collectivités institutionnelles que les autres (privés, associatifs…), revalorisant son image, ses actions et ses habitants.
• Par la mise en place du PNR.
• Par la mise à disposition d’une ingénierie et d’un accompagnement à la maîtrise d’oeuvre urbaine et rurale : aide à la mutualisation, accompagnement de la structuration intercommunale (fusion/regroupement) et du transfert des compétences.

Rompre l’isolement géographique, 
soutenir les actions socio-économiques : 
« s’adapter au MEDOC »

AVEC LES LEVIERS :
• Par une nouvelle offre d’accueil des professionnels de santé (mode d’exercice regroupé / projet santé territoire, e-santé).
• Par l’émergence d’équipements faisant lien : santé, médiathèque, culture, transport, sport…
• Par des liens à vivre « vers et par » l’estuaire : gestion des bacs Le Verdon / Royan et Lamarque / Blaye - accès au bassin d’emplois des territoires voisins (traversée vers et depuis la Charente maritime et la rive droite girondine).
• Par la nécessité d’élever le niveau et l’offre éducatifs.
• Par la mise en place, sur le MEDOC, de formations professionnelles adaptées aux besoins du territoire (tourisme, bois, viticulture, sport…).
• Par l’accès au numérique.
• Par une offre de transport adaptée aux besoins spécifiques des populations captives et complémentaire à l’offre structurante répondant aux besoins de déplacements pendulaires vers la métropole et à l’intérieur du territoire.
• En accentuant la présence des services départementaux dans les collèges (information, mise en réseau avec les associations…).
• Par l’accompagnement des collectivités et des associations dans la définition et la mise en oeuvre des politiques dédiées à la jeunesse.

Faire du MEDOC un territoire 
de vie et de citoyenneté, ouvert à tous. 
Mettre en réseau

AVEC LES LEVIERS :
• Par la co-construction, avec les parties prenantes, de projets de développement artistique et culturel de territoire susceptibles d’alimenter les parcours éducatifs et citoyens des enfants et des jeunes.
• Par la structuration du tissu associatif et des projets fédérateurs.
• Par un développement de l’accès à une pratique sportive plus large en s’appuyant sur le Plan départemental des espaces et sites d’itinérance axé sur le développement maîtrisé des sports de nature.
• Par le soutien aux actions permettant de compenser la pénurie en piscine (rénovation, création de piscines intercommunales, conventions avec les structures privées…).
• Par l’ouverture des équipements sportifs des collèges à la vie locale, en concertation avec l’ensemble des acteurs potentiels.

Maîtriser l’espace : 
La richesse du MEDOC, c’est lui-même

AVEC LES LEVIERS :
• Par des formes urbaines durables, l’aménagement des bourgs…
• Par un équilibre spatial pensé dans son ensemble (habitat / déplacement & infrastructure / activité économique / assainissement / gestion des déchets / préservation des ressources / inondations / …).
• Par la mise en place d’outils de planification foncière de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, de réserves foncières, par une action sur les dents creuses et en faveur de la diversification des habitats. Ce levier est conditionné par la mise en place d'une stratégie de planification spatiale au niveau intercommunal.
• Par l’accompagnement des petites communes qui voient leur population fortement augmenter pour améliorer le vivre ensemble.
• Par un accès à une eau de qualité à tous les Médocains.
• Par la mise en place de ressources en eau de substitution, accessibles à tous les Girondins.
• Par la mise en place d’outils de gestion agro-environnementaux, et de gestion hydraulique des marais et zones humides.
• Par la mise en place d’une gouvernance concertée des nombreux acteurs de protection de l’environnement de ce territoire.

Le MEDOC territoire d’initiatives : 
l’exigence de la formation, 
l’opportunité de l’Économie sociale et solidaire 
et la transition numérique

AVEC LES LEVIERS :
• Par un territoire à dynamiser du point de vue économique qui peut devenir le laboratoire de la lutte contre la précarité en pensant un projet associant les besoins sociaux, les besoins de services publics et l’accueil d’entreprises, mais aussi les infrastructures de transport.
• Par l’ESS, clé de voûte d’une économie à privilégier : création expérimentale d’un fond de soutien à l’ESS pour accompagner les projets innovants dans tous les domaines : agriculture, culture, tourisme, patrimoine, ressources naturelles...
• Par le tourisme à promouvoir :
- Appuyer la structuration et la professionnalisation des offices du tourisme.
- Développer l’industrie touristique en sortant de la « monoculture balnéaire » par la mise en tourisme de tout le territoire.
- Développer de nouvelles formes de tourismes (fluvial, sportif, nature, santé, culturel, oenotourisme…).
- Accompagner en structurant la saisonnalité d’accueil et de formation.
- Soutenir une action branding « destination MEDOC ».
• Par le développement de l’économie circulaire et des circuits courts en agriculture, en forêt.
• Par la relance de certaines pratiques historiques (gemmage, ostréiculture…).
• Par des relations plus étroites à tisser avec le GPMB / Grand Port Maritime de Bordeaux. 





samedi 17 décembre 2016

La piscine prend un coup





Baisse du coût de la piscine, 
la piscine prend un coup 
et ce n'est pas le premier.

Le coup de grâce a été donné en août, 
dans un acte de destruction du bien public, 
paradoxalement 
sans aucune certitude du budget nécessaire 
au projet imbéciprétencieux de Parc aquatique.

Ici, on agit d'abord et on réfléchi après ... 


jpa pour ALV 







Baisse du coût de la piscine 
(extrait de l'article paru dans le Sud-Ouest du 14.12.16)

Le projet a fait l’objet d’une première étude réalisée par le cabinet Adoc, qui avait été accueilli sans grand enthousiasme par un précédent Conseil, notamment en raison de son coût jugé trop élevé (notre édition du 26 octobre 2016). 

Il avait donc été demandé au bureau d’études de revoir sa copie en faisant des économies là où c’était possible, sans toutefois sacrifier à la qualité. La seconde mouture, présentée lundi soir, faisait apparaître une baisse de 900 000 euros par rapport à une fourchette d’origine dont l’estimation haute se situait aux environs de 6 millions d’euros.

Cette baisse a pu être obtenue par un « compactage » qui a diminué la surface d’accueil et les plages de repos sans toucher à l’essence du projet qui reste établi autour d’un bassin de 25 mètres et d’un second bassin d’apprentissage. 

« Je voudrais qu’on valide ce projet, disait le président, afin qu’on puisse avancer et présenter le dossier pour obtenir des subventions ».

Car, pour l’instant, les éventuelles subventions ne sont pas intégrées au chiffrage. Jean-Brice Henry ajoutait d’ailleurs : « Il est important de savoir quelles aides on peut avoir, quitte à redéfinir le projet ensuite. Notre engagement n’est pas définitif, on pourra toujours réfléchir au fil des étapes ».


La décision de bâtir ce centre aquatique et le choix du projet ont été arrêtés en concertation avec les futurs partenaires de la CdC Centre Médoc. Le dernier conseil communautaire l’a quant à lui adopté à l’unanimité.



samedi 5 novembre 2016

Piscine ... des hauts débats




le projet de centre aquatique en débat



Publié le 
Mis à jour  par JULIEN LESTAGE.
L’ancienne piscine de Lesparre, de type Tournesol, a été rasée l’été dernier. PHOTO J. L.

Lors du prochain conseil, les élus communautaires devront se prononcer sur l’étude de faisabilité d’un centre aquatique.

Depuis le mois de juin 2014, date de fermeture de la piscine intercommunale de Lesparre, les usagers du bassin patientent. Lors de la fermeture de cette piscine Tournesol, il avait bien été question d’un projet de rénovation de la structure existante, dont l’étude a duré deux ans. Mais le dossier a finalement été abandonné par la Communauté de communes (CdC) Cœur du Médoc. Au mois de juillet dernier, les Lesparrains ont même pu assister à la démolition de ce qui ne ressemblait plus qu’à une « carcasse » abandonnée.
Pour autant, le projet de construction d’une nouvelle piscine reste une ambition portée par la CdC Cœur du Médoc et son président Jean-Brice Henry. Le sujet sera abordé lors du prochain conseil communautaire. La réunion, qui est ouverte au public, se tiendra à Lesparre, lundi, dans le salon d’honneur de la mairie (1).

La présentation de l‘étude

Lors de ce conseil communautaire, il sera présenté aux élus les conclusions d’une étude de faisabilité réalisée par le cabinet Adoc. Il avait été désigné par Cœur du Médoc après un appel d’offres. Dans le détail, le cabinet estime « viable la réalisation d’un Centre Aquatique pour le territoire médocain ».
L’étude met en scène deux scénarios possibles. Le premier prévoit un bassin de 25 mètres avec quatre couloirs, un bassin petite enfance, un espace hammam et un espace solarium extérieur. Le deuxième scénario intègre les équipements du scénario 1, plus un bassin détente-apprentissage. Dans les deux « formules », les options d’un toboggan et de jeux extérieurs peuvent être retenues.
Le projet du scénario 1 est évalué 5,98 millions d’euros, le projet 2 à 7,13 millions d’euros. Les options sont chiffrées à 360 000 euros pour le toboggan et à 330 000 euros pour l‘aire de jeu extérieur.
L’investissement de ce qui est appelé « Centre Aquatique » sera porté par la CdC Cœur du Médoc, qui devra aussi faire appel à des subventions. Une estimation de la fréquentation a été réalisée par le cabinet Adoc. Elle annonce 56 500 entrées pour l’option 1, et 68 000 entrées pour l’option 2. Toboggan et aire de jeux extérieurs ont été intégrés dans l’attractivité.

Le coût de l’exploitation…

Dans son étude, Adoc revient aussi la charge résiduelle d’exploitation : « Elle s’échelonnerait de 351 000 euros à 372 000 euros par an selon les scénarios et les options ». Lundi prochain, les délégués communautaires devront donc débattre sur ce dossier, commenter les chiffres et autoriser ou pas le président Jean-Brice Henry à poursuivre le projet.
Contacté hier, Jean-Brice Henry ne cachait pas que cette charge résiduelle d’exploitation était élevée et qu’il faudrait certainement revoir l’étude. Enfin, sur un plan plus politique, alors que les CdC Cœur du Médoc et Centre Médoc doivent fusionner en début d’année, il semble difficile qu’un tel projet puisse être adopté sans un minimum de concertation entre l’exécutif des deux CdC. Sur le plan financier, il engage l’avenir. Il faut aussi noter que dans ce dossier aucun calendrier n’a été précisé. Il est sûrement question de prudence.

samedi 1 octobre 2016

PISCINE : RENOVATION ou DESTRUCTION ?

Quand RENOVATION rime avec DESTRUCTION 
... pigeon ... cochon ... tout ça c'est de la volaille ... 

Démarrage des travaux de rénovation / 
200 000 € pour une 1° tranche 
sur diagnostic sommaire 
du nouveau directeur des services techniques /

Risques de grands trous de mémoire                                 


jpa pour ALV 

Cœur Médoc : 
une rentrée « sans polémique »
Publié dans le S-O le 18/09/2013 à 0h00 par Sylvaine Dubost.



... Lundi soir, c’était plutôt pour accueillir ses collègues pour la dernière ligne droite d’avant les élections municipales. À six mois des échéances qui vont redessiner le Conseil communautaire, le président Corsan a encouragé les élus à assister « jusqu’à la fin de ce mandat » aux réunions de Cœur Médoc car le « travail continue », a-t-il souligné.



Piscine fermée pendant un an


Le travail, pour Jean-Jacques Corsan, c’est le dossier de la piscine qui sera enclenché avec la fin de cette mandature, avec pour les usagers, la certitude maintenant que le bâtiment sera fermé, pour un an et pour cause de rénovation. C’est encore la rénovation du Cosec 1 qui devrait nécessiter trois tranches, après le diagnostic sommaire effectué par le nouveau directeur des services techniques de la CdC. D’ores et déjà, 200 000 € ont été budgétés pour commencer cette rénovation.

samedi 10 septembre 2016

Tournesol et nage à contre courant

Dans le cadre de l’actualité sur la théorie du genre: 
Lesparre grand village au masculin ou petite ville au féminin ?


Si l’on considère en consensus, le souhait des lesparrains de tous bords et de toutes conditions, en attente d’un épanouissement évolutif de leur milieu de vie, les projets proposés en ce sens puis votés et mis en oeuvre, importent tant dans la forme que sur le fond. 



Un projet aussi légitime soi-il, s’avère vite discrédité par une communication inappropriée, voire absente, qui sera toujours perçue comme un manque de considération, une sorte de geste autocratique et machisant.



Prenons pour exemple la démolition de la piscine Tournesol, exécutée en plein mois d’août avec en titre un peu trop gras: “Touché-Coulé”. 


Pourquoi ne pas avoir eu plus d’égards envers ce bâtiment repère pour tous ceux qui, enfants ont pu y apprendre à nager au cours des 40 ans d’existence de l’édifice étendard en entrée de ville. Certes il s’était considérablement dégradé au cours des 3 ou 4 dernières années, lorsqu’il fit l’objet d’une chronique de mort annoncée, jusqu’à atteindre enfin le point de non retour validant en conséquence, sa destruction sans même envisager sa réhabilitation voire sa reconversion. 



Cet édifice répertorié comme patrimoine industriel du XX° siècle, ayant fait parti du projet des 1000 piscines, voté sous la présidence du Général de Gaulle et achevé sous celle de François Mitterrand, aurait mérité un élan mémo-culturel au delà des coups de pelleteuses voraces. Il aurait pu faire l’objet pour ses bons et loyaux services rendus à la collectivité, d’un petit événement en guise de rituel de sépulture propre à notre civilisation depuis de Néanderthal, voire d’une performance, prenant en considération ne serait-ce que par égards envers les locaux et riverains habitués à leur grande tomate emblématique. 



Par delà, il aurait pu être envisagé en quelques clics sur le net, de proposer aux quelques 90 municipalités du territoire national ayant encore une piscine Tournesol en fonction et ayant choisi de les maintenir en les entretenant, de venir récupérer certaines pièces plutôt que d’en faire profiter la benne à ordures. 



On aurait pu encore d’organiser une vente aux enchères de certains objets iconiques issus du démontage, destinés aux passionnés de design industriel particulièrement sensibles à cette création de Bernard Schoeller, architecte toujours en vie et qui avait été retenue lors de l’appel à concours. A l’instar de la DS citroën, cet objet de par sa conception, sa forme fonction et le choix des matériaux assemblés, incarne particulièrement son époque dans la vision utopique des années soixante et de l’après-guerre projetée sur notre contemporanéité d'un XXI° siècle idéalisé, pacifié et opulent. 



Notre réalité est tout autre et à ce titre, cet objet reste marqueur du déroulé de l’histoire et du tragique qui s’y invite. A l’échelle de Lesparre c’est donc un pan du patrimoine local qui a encore été effacé sans aucune sensibilité de forme au féminin du mot culture, là où réside la trace et la conscience en marche, celle qui ne s’accommode pas de ce qui serait beau ou de ce qui serait laid, mais de ce qui fait sens et crée de l’humanité. 



En début de mandat, on nous avait promis la culture comme priorité, nous avons l’hécatombe. Un centre culturel qui a trébuché dans l’escalier du palais des objectifs pour Calmement finir en centre de ré-animation, un Molière qui souffrait déjà en malade à imaginer son ordonnance en programme et trop vite enterré au fond Du Jardin, là où un pauvre tournesol écrasé ne servira même pas de compost à mémoire.



Toutes ces actions semblent tourner autour de l’essentiel sans pour autant s’y confronter, comme par peur d’aller à l'épicentre, là où la santé du corps urbain doit être maintenue cardiologiquement: l’agora de la ville gallo romaine, le centre ville nécessairement fédérateur par sa structuration et attractif par son offre. 

Encore une vision de bobos parisiens me direz vous, ceux là même qui sont en train de faire passer Bordeaux de l’échelle d’une ville régionale à la dimension d’une mégapole, ceux qui sont toujours les acteurs d’une gentrification souhaitable qui in finé, déclenchera ici aussi un devenir prospère pour notre ville, ces bobos qui marchent à pied ou à vélo plus qu’en toto, qui valorisent le circuit court plutôt que la consommation de masse, ceux qui pensent que la culture locale a plus de valeur que les mentalités. 

Sur un plan positif, la mise en régie de l’eau par la municipalité est une réussite pour l’ensemble des lesparrains et encore d’un point de vue symbolique, rassembler autour du sujet de l'eau qui va devenir une menace écologique majeure pour la planète et habiter une ville qui a su saisir l’opportunité de l’autonomie et de l’économie, mérite d’être souligné en tant que sensibilité eco responsable agissante. 

Lesparre grand village au masculin ou petite ville au féminin ? Souhaitons que notre ville puisse encore être animée par son lointain héritage du Fin’ Amor, us et coutumes de l’amour courtois, courant artistique très dynamique à la cour du château de la Seigneurie de Lesparre au temps d’Aliénor d'Aquitaine, considérant en toute chose le désir comme stimuli du vivant pacifié. Souhaitons que notre ville ose profiter sans complexe de sa féminité, de sa délicatesse, de sa sensibilité, son avenir dépendant de sa désirabilité au service d’une évolution heureuse par le combat culturel. 

jpa pour ALV

samedi 20 août 2016

Tournesol, exemple de Recyclage

La piscine Tournesol de Caudry, 
sauvée in extrémis de la démolition, 
récupérée par un galeriste, 
passionné de l'architecture des années soixante.

(publié dans LA VOIX DU NORD le 27/04/2016 par A.Villemagne)


Devant l’immense piscine en forme de soucoupe volante, ce mardi matin, deux camions immatriculés 66 sont garés. Les visiteurs n’ont ni bonnet de bain, ni maillot, et pour cause le bassin est fermé au public depuis décembre 2014. L’ambiance est plutôt à la salopette et aux clés à molettes. Clément Cividino galeriste perpignanais et son équipe ont entrepris de démonter tous les éléments intérieurs de la piscine : 

« C’est du préfa, il suffit de tout déboulonner, numéroter chaque pièce et photographier l’ensemble pour les remonter de l’autre côté », explique le collectionneur. Bancs en plastique, cabines de douches, parois, hublots… Tout repart en kit direction Perpignan, même le guichet à l’allure de capsule spatiale. Les formes organiques, rondes, ludiques et le jaune criard en plastique Matra de l’équipement municipal sont le symbole d’une époque : 

« C’est la conquête de l’espace, la Guerre froide, la libération des moeurs, la maîtrise des nouvelles matières comme le plastique et la fin du bois et du métal », enchaîne le galeriste de 32 ans.

« Quand j’ai commencé à collectionner des chaises en plastique à l’âge de quinze ans tout le monde se fichait un peu de moi… », aujourd’hui ses pièces sont vendues à l’international à des particuliers, décorateurs ou exposées en musées ou galeries. Celles de la piscine
caudrésienne serviront probablement à agrémenter son exposition consacrée au design qui vient de s’achever à Bruxelles mais reviendra prochainement en France.
C’est l’appel d’offres à démolition de la piscine lancé par la municipalité qui a mis le galeriste sur le chemin de Caudry. 

« J’avais déjà récupéré quelques pièces dans des piscines Tournesol, en Alsace notamment, mais je n’ai jamais eu un tel accueil ! » Entre lui et la mairie, aucune question d’argent :

« la mairie a signé un contrat avec le démolisseur Lorban chargée de tout nettoyer et évacuer, nous nous sommes arrangés avec elle.» Reste une chose à régler : Clément Cividino aimerait revenir pour récupérer la toiture afin de la reconstituer en partie au moins à Perpignan. Pas certain pour l’instant que le Tournesol repousse, faute d’autorisation sur place, mais il aura déjà semé de nombreuses graines.

Un programme industriel

En réaction aux très mauvais résultats de la France en natation lors des jeux olympiques de 1968, une campagne nationale de construction de piscines a été lancée à travers le pays. C’est à cette époque que les piscines Tournesol poussent comme des champignons. « L’architecture préfabriquée du bâtiment est emblématique de cette phase de construction industrielle », précise Clément Cividino. Le modèle conçu par l’architecte Bernard Schoeller a été construit à 183 exemplaires, il n’en reste que quelques unes dont celle de Cambrai toujours en activité ! Pour accompagner sa démarche, le galeriste recherche des documents d’archives sur ces piscines.
(contact clementcividino@gmail.com (mailto:clementcividino@gmail.com)

La deuxième vie de la piscine Tournesol de Caudry 
démontée pour être exposée à Perpignan


(Par Rafaela Biry-Vicente, France Bleu Nord et France Bleu Roussillon Vendredi 29 avril 2016 à 18:59)

Spécialiste des démontages insolites comme celui de la cafétéria de l'ancien aéroport de Berlin ou encore du mobilier de plusieurs villages vacances, Clément Cividino et son équipe récupère tout ce qu’il peut en démontant la piscine Tournesol de Caudry, oeuvre de Bernard Schoeller qui a l’époque avait gagné un appel d’offre dans le cadre du programme "1000 piscines" pour construire 183 de ses structures plastiques qui ressemblent à des soucoupes volantes et dont l’intérieur est fait de préfabriqués de couleur pétante.
Celle de Caudry est restée intacte, aucune modification depuis cette période, ce qui est
extrêmement rare pour ces piscines dont il ne reste plus que quelques exemplaires.
Clément Cividino est donc en train de démonter les bancs, cabines de douches, etc de cette piscine promise à la destruction, il reviendra d’ici 15 jours pour récupérer des pans de toit avec leurs hublots si spécifiques. Le Perpignanais va ensuite faire une exposition sur ces piscines Tournesol, qui étaient à l’époque une vraie prouesse technique française. 

Une première expo est programmée pour 2017

samedi 9 juillet 2016

Déclin des villes moyennes

DECLIN DES VILLES MOYENNES

=

uniformisation par le modèle de consommation US 

+

courtermisme de la politique locale  


Selon un récent sondage IFOP, 43% des français souhaiteraient vivre dans une ville moyenne contre 35% dans une commune rurale et 22% dans une grande ville, alors que 86% des français installés dans les villes moyennes déclarent que leurs centres villes meurent.

Ce déclin des centres villes est le produit de plusieurs facteurs, certains généraux et d'autres locaux. 

Concernant les facteurs généraux, le premier est la périphérisation des activités commerciales engagée à partir des années 60 avec l'implantation sur du foncier excentré et disponible en bordure de voies routières, des supermarchés puis des centres commerciaux imposant le déplacement automobile, profitant d'un nouveau comportement moderniste, donc en rupture avec la quête du pas cher comme stimuli. 

Les entreprises de la GD ont mis en concurrence les municipalités en privilégiant les plus petites dont les élus étaient plus facile à corrompre.

La péri urbanisation des années 70 a fait le reste, avec la démocratisation du tout bagnole associé au dictat de l'accession à la propriété pavillonnaire en idéologie détournée d'un rapprochement vers la nature dans un monde parfait. A cela se rajoute la prériphérisation des équipements, dans le prolongement engagé par les activités commerciales. Cinémas, salles de spectacles, services en tous genres reconstituent une fausse ville suffisamment éloignée de la vrai pour que le consommateur soit bien capté en ayant fait la démarche de s'y être rendu en voiture et de pouvoir s'y garer gratuitement pendant que le stationnement devient payant et anxiogène en centre ville. 

Ce cocktail de facteurs étalé sur à peine 1 à 2 décennies a proliféré avec la collaboration enthousiaste des élus locaux. 

La désertification des villes par l'appauvrissement de l'offre, le déclin démographique et la désindustrialisation ont abouti au déclin économique des villes moyennes, allant jusqu'à la paupérisation par la baisse du nombre de résidents et le déclin d'attractivité du parc de logements.  

Les villes subissent la double peine, déclin par envahissement de la mondialisation & déclin structurel local entrainent l'indésirabilité des locaux eux-mêmes, les nouvelles générations de la bourgeoisie locale ayant accès aux cursus diplômants, migre vers les grandes métropoles pour envisager leur avenir, creusant de fait le déficit démographique et social concentrant les populations en difficultés et le déficit des connaissances et des ressources humaines, essentielles au rebond économique par les jeunes actifs. 

Paradoxalement, les français projettent un désir d'idéal de vie envers les villes moyennes, qu'en réalité ils ne trouvent guère attractives dès qu'ils y regardent de plus près.

Au delà des problèmes de pollution et de sécurité des grandes métropoles qu'ils souhaitent fuir en priorité et parfois tout autant existant dans les villes moyennes où seule la congestion est moindre, encore faudrait-il déterminer à quelle échelle pensent les grands urbains prêts à migrer vers la Ville moyenne.


Lesparre-Médoc 
doit se situer clairement et collectivement 
pour trouver l'axe justifiant son épanouissement. 

Lesparre-Médoc, 
Ville Sous-Préfecture de Gironde & Capitale du Médoc

ou 

Grand Village du "bas-Médoc", 
stigmatisation disparue du langage 
et stéréotype persistant en prétendues mentalités ? 


Lesparre-Médoc, 
ICI COM'AILLEURS:
trouver son identité pour exister 

JPA pour ALV