mercredi 10 juin 2015

Le chant du MEDOC



Médoc n'est pas Médoc, pour celui qui a su, 
du regard se noyer dans l'océan des règes,
Margaux, Pauillac et les terroirs de tous les saints, 
pour les siècles enchanteurs des palais du monde entier.

De la forêt aux lacs, 
à l'abri d'une tonne, 
de la rivière aux mattes, dansez les chavirants, 
peuple du Landescòt, peuple du Ribeyron, 
comme unis dans l'aucat du travail partagé.

Sur les pas d'Aliénor, 
remonter la Lévade,
jusqu'en Pointe de Grave et revoir Cordouan,
apprendre des marais, l'hésitation profonde,
de l'entre terre et eau, origine du monde.


          C'est le chant du Médoc, d'Atlantique Gascogne,
          balancé par le vent de la valse à un temps,
          l'oraison encore nue, de l'homme du temps jadis,
          en couchant le soleil dans son grand lit d'orient,

          des amants mappemonde enfantent dans l'espoir,
          l'infini d'eau de là, inondé de lumière,
          c'est le chant du Médoc, c'est l'âme de mon père,
          allant de passe en jalle sur la terre sous le ciel,
          pour l'enfant qui viendra et tous ceux qui suivront ...

Des douleurs de la terre, 
jailli sang de la vigne,
Notre Dame fin des terres d'extrême Occitanie,
dans la prière enfouie, tous les ducs d'Aquitaine,
arpentent les chemins vers la course aux nuages.

Quand la nuit déshabille 
le silence du chais,
que nectar de l'année se révèle en secret,
pour argent de la côte, dès lors tous les hantomes,
dévoilent la part des anges pour embarquer leurs âmes.

Peuples des Méduli, 
peuples d'entre deux eaux, 
en terre de mémoire d'une vigne oubliée,
à l'honneur d'une tour de plus de mille ans d'âge, 
et témoin de l'histoire de grand et petit monde.

          Nous serons le Mahon, 
quand nous n'serons plus là,
          nous serons le Mahon, de loin nous leur dirons,

          Medòc es pas Medòc, 
aitan qué n'as pas vis,
          nous serons le Mahon, au loin nous porterons, 

          Medòc es pas Medòc, 
tant que n'es pas bengut,
          nous serons le Mahon, c'est le chant du Médoc.


contactjepial@gmail.com

prononciations spécifiques:

ribeyoun pour ribeyron
aoucat pour aucat
hantoumes pour hantomes
mahoun pour mahon

mercredi 27 mai 2015

CRISE CHARLIDENTITAIRE - tribune libre du Com' Lesparre médoc de Mai 2015




Suite à la parution de notre tribune libre tout récemment éditée dans le numéro 22 du bulletin d’informations municipales Com’ Lesparre-Médoc de mai 2015, nous postons donc comme annoncé, une version plus libre et plus étendue du texte qui a suscité dans le même numéro, ce qui n’a du échapper à personne, quelques réactions de forme de la part de Monsieur le Maire.
Tout cela resterait pour le moins très interactif et innovant, pour peu que celui-ci ne se réserve à l’évidence, l’avantage suprématique de ne parler qu’après avoir eu connaissance des discours des autres avant l’envoi à l’imprimeur.

Nous faisions donc le constat qu’un an après les élections municipales qui ont conduit à la réélection d’un enfant du pays, d'autres enfants du pays se sont fait élire à leur tour, aux dernières élections départementales.
Comment soutenir encore le vieil adage qui consiste à croire que nul n’est prophète en son pays?
Souhaitons que ce dernier résultat de scrutin permette aux apparatchiks locaux, à l’identité si légitimement auto proclamée, une remise en question de leur aveuglement politique.

Si par identité on entend et selon la définition, «critères permanents et fondamentaux attribués à quelqu’un, à un groupe ou à quelque chose, qui font son individualité, sa singularité, son caractère unique», ce n’est pour notre ville, pas tant de l’identité des êtres qui la régissent dont il doit s’agir, mais bien de l’identité de la ville elle même.

Il n’échappe plus désormais à personne que nous sommes tous peu à peu menacés par l’uniformisation au service d’une mondialisation en marche, guidée principalement par la loi des parts de marché et de l’hyper consommation de masse.

Le seul rempart résistant par nature à cette mécanique proliférante est tout ce qui constitue par essence l’exception culturelle d’un groupe d’individus, si petit soit-il, pour peu que cette identité révélée ne soit pas confondue avec des us et coutumes rétrogrades, signes de replis sur soi et marginalisation masqués parfois en mentalités, mais bien des singularités authentiquement structurées par une intelligence reconnue en marche, transmissible et constituante du patrimoine commun de l’humanité.

A ce titre, si nous parlons aujourd’hui d’identité européenne, fruit des rencontres des civilisations de l’Inde et de Babylone, c’est bien de la diversité des identités qui la constitue dont il s’agit, tout comme une identité nationale profite aussi de la somme des identités régionales, les régions elles mêmes étant le contenant des identités des pays-terroirs, eux mêmes encore réceptacles d’identités plus ou moins marquées des villes et villages qui en font parti.

A  quelque échelle que ce soit, c’est d’un territoire pacifié auquel nous nous référons avec comme compréhension, ses limites physiques pour y explorer ensemble des valeurs en partage.
Contrairement à l’univers qui est un infini sans bord et pour lequel il est par conséquent impossible d’en définir le milieu, les territoires ont donc des limites grâce auxquelles on peut en déterminer le centre référent et construire autour une identité matérielle et immatérielle.

Concernant le territoire médocain qui a l’avantage d’être naturellement défini par l’eau de la rivière et celle de l’océan, la complexité de n’être pas totalement un territoire insulaire, mais bien la forme hybride rattachée à la «presqu’île» ou au «pas tout à fait continent» c’est selon, contient les éléments essentiels à fouiller pour son épanouissement et sa valorisation.


Ce territoire étant parfaitement identifiable, en définir son centre se manifeste tout aussi naturellement et Lesparre-Médoc s’impose comme la position géo centrée la plus légitime, notamment par son équidistance des deux rives et son rayonnement en proximité des vignes, des marais, de la lande et de la côte.
Probablement que cette géographie a conditionné son histoire et son passé de grande Seigneurie médiévale.

Ce pays Médoc, médium aqua, a donc une identité naturelle qui a besoin d’être portée et représentée dignement en son centre, là où géographie et histoire témoignent généreusement du génie du lieu lui même.

Sur ces principes, deux époques émergent du patrimoine bâti:
- la tour de l’Honneur, vestige du prestige de la Seigneurie au XIV°.
- la parure monumentale des bâtiments du XIX°, structuration urbanistique symbolique des valeurs républicaines et de la civilisation chrétienne.    

Sauf cas exceptionnel, une identité de ville ne pouvant être exclusivement réduite à l’intérêt pour son patrimoine, ces deux lignes patrimoniales présentent toutefois une dichotomie politique pré et post révolutionnaire que nous aurons l’occasion de développer par ailleurs comme une des constituantes de la culture locale.

Mais, pour l’heure, Lesparre-Médoc doit réintéger les valeurs d’échelles qui la légitimisent: 
- urbaines pour une ville de plus de 5000 habitants
- administratives pour une sous-préfecture et chef lieu de canton
- identitaires et culturelles pour une capitale symbolique du Pays Médoc

L’exercice consiste bien à poser 3 fois la question lorsqu’une décision doit être prise, l’intérêt étant de satisfaire autant que possible les 3 dimensions constitutives d’une identité forte.

Le pays Médoc ne sortira de son enclavement que par la force fédératrice d’un centre identitaire, tout comme son centre ne sera viable que par l’épanouissement du Médoc et la mise en valeur de ses diversités, identités du Pays et de sa Capitale étant intrinsèquement liées.  
   
Force est de constater qu’en la matière, certains signes de la déconstruction de l’identité de Lesparre-Médoc entreprise depuis fort longtemps, apparaissent désormais aux yeux de tous.

Bien qu’une identité de ville ne puisse se réduire à son indispensable cœur de ville, la rue principale continue cependant de se vider peu à peu de son indispensable offre commerçante, face à quoi rien ni personne ne semble réagir.

Bien que les animations en période estivale s’imposent, Lesparre-Médoc peut-elle contenir son identité à l’image d’une foire? Un événement, une animation, quelle qu’en soit l’image qui s’en dégage, ne peut se substituer à l’identité pérenne de la ville.    

Mr le Maire estime qu’un avenir est à construire ensemble, mais sur quel terrain d’identité de ville compte t-il nous réunir et de quelle façon?
La communication et l’information restent en la matière, les incontournables du processus.

Prenons comme exemple, les travaux de réfections à venir de la rue E. Marcou: L’ensemble des riverains en ont-ils été seulement informés?

Bien que le patrimoine ne puisse à lui seul incarner l’identité d’une ville, si un projet tel que celui d’une hypothétique reconversion des anciens abattoirs devait aboutir, à quelle identité de ville ferait-il référence ? Pour l’heure, les tergiversations sur le sujet perdurent.

Il y a un an, un enfant du pays nous parlait d’une ville à la campagne. La campagne a une identité naturellement acquise et bien présente à l’entour, là où la ville a une identité à construire et à entretenir pour une image singulière et désirable à divulguer auprès de ceux dont la ville a besoin, ceux qui pourraient souhaiter s’y installer pour y vivre, y travailler, y consommer, s’y distraire et surtout entreprendre.

Lesparre-Médoc souffre d’un réel déficit d’identité, creusé depuis trop longtemps, notamment par une politique de déconstruction des valeurs républicaines.

Le recentrage autour d’une seule idée générale, visionnaire, solide et moteur dans tous les domaines avec l’emploi en priorité, doit s’imposer comme liant identitaire de cette ville.

Quelles que soient pour certains les améliorations visibles résultantes des mesurettes en pis aller d’une politique de rustines, elles n’ont dans le temps pas plus d’effet que toutes celles qui ont été menées depuis plusieurs décennies et ce n’est pas en améliorant la bougie qu’on invente l’électricité.
Plus que de promesses, c’est d’une réelle projection de synthèse locale, servant les intérêts du territoire médocain dans son ensemble dont Lesparre-Médoc a besoin, applicable à court, moyen et long terme, pour être lisible et intelligible depuis les fenêtres du monde en marche.

Les résonnances de l’après Charlie obligent d’autant plus une vision locale instruite d’une prise de conscience des territoires perdus de la république, notamment ceux de l’enseignement et de l’éducation qui ont été les marqueurs là encore, d’une hybridation plus que d’une rupture, entre laïcité et religion dominante.

Là où une religion quelle qu’elle soit, nous dicte la frontière entre bien et mal, l’enseignement laïque se doit de nous équiper intellectuellement pour distinguer l’interstice entre ce qui est bon et ce qui est mauvais, pour soi certes, mais surtout dans notre rapport construit envers et avec les autres.

S’il faut rendre à César, ne faudrait-il pas reconnaître culturellement, en tant que républicains et démocrates, que les origines de nos valeurs communes, utiles au vivre ensemble en Médoc comme ailleurs, sont issues des fondamentaux de notre civilisation chrétienne, que l’on soit croyant, agnostique ou athée ?

Toujours en résonnances de l’après Charlie, plus que de considérer ce qu’Emmanuel Todd qualifie de Catholiques zombis, il est préfèrable tant qu’à faire, d’élargir l’image à une forme civilisationnellement alzheimerisée de Chrétiens zombis à ranimer culturellement.

En ce sens, il ne s’agit plus de diviser et de sombrer dans l’essentialisation entre «Je suis Charlie» et «Je ne suis pas Charlie» mais de rassembler autour des valeurs émergeantes ici ou ailleurs, de la question de l’identité :
«Mais qui est donc Charlie ?».

jpa pour ALV 



lundi 9 mars 2015

City Branding & promotion de territoire


City branding & marketing territorial
marque de ville & promotion de territoire



City branding = trouver son identité 

se distinguer et se différencier des autres villes tout en ayant des points communs et comparables.





Les classements des villes par des études comparatives ont pour objectif la valorisation d'une ville classée meilleure à une autre. Ces résultats sont ensuite interprétés par chaque individu. Un grand nombre de classements divers (universités, revues scientifiques ou de recherche, entreprises, cabinets de consultants, institutions publiques, institutions non gouvernementales, etc ...) comparent les villes dans plusieurs domaines.

Quels sont les enjeux de ces divers classements dans le tourisme ? Existe-t-il un lien direct entre ces classements et le choix de la destination faite par les touristes ? Mener la première place de ces classements assure-t-il un meilleur positionnement qui permettra d’attirer plus de touristes ?



City brandingméthodes de marques commerciales 
appliquées aux villes et à leur immatérialité.


Le city branding n’est pas la promotion publicitaire par la simple création d’un logo et d’un slogan, mais un processus qui doit se faire à l’inverse, consistant d’abord par l'étude d’identité de la ville et le croisement par ordre d'importance de critères à incorporer dans un slogan et à incarner par un logo.

City branding = communication de la réalité augmentée    
Promotion = communication d'une projection augmentée


Le logo et le slogan pour une ville ne sont que des outils de promotion qui ne peuvent remplacer les stratégies essentielles de city branding. Dans la suite de l’étude nous verrons les composants et outils nécessaires pour faire du city branding. Avant tout, il faut définir ce qu’est la marque (brand). Ce terme est important car il est essentiel pour appréhender le concept de city branding. La marque ou par son mot anglais brand peut se définir selon Simoes et Dibb comme "un tout qui incarne un ensemble d’attributs physiques et socio-culturels et de croyances qui sont associés au produit." 


Cette définition fait référence directe au produit et pour la ville, la marque véhiculée est composée d'un ensemble d’attributs physiques et socio-culturels et de croyances qui sont associés à la ville. La ville possède une identité qui la différencie des autres et qu’elle peut utiliser comme outil de promotion à l’aide d’une marque qui porte son nom et qui recueille ces attributs.

La marque est un produit ou un service qui se différencie dans son positionnement et sa personnalité par rapport à la concurrence et qui comprend une combinaison unique d’attributs fonctionnels et de valeurs symboliques dans un processus délibéré de sélection et d’association de ces attributs, supposés apporter une valeur ajoutée au produit de base ou au service et se positionner en première place par rapport à ses concurrents, les autres villes. La marque de ville est donc une forme de communication qui se fait entre la ville et les consommateurs de la ville. 

TOP OF MIND  

Dans les différents classements existants, les villes les plus représentatives au niveau mondial, occupent le Top of Mind, toujours en tête des classements comme Paris, Londres et New York. Le fait qu’il n’existe pas un vrai classement destinée aux touristes, car actuellement ce genre de classements se basse principalement sur le nombre de touristes qui visitent les différents villes dans une période donnée, montre la nécessité de créer une méthodologie et un classement qui se basse sur les caractéristiques propres des villes concernées dans une étude.

Méthodologie en 3 points : 

comité d’évaluation indicateur pondération

Classification des principales informations en quatre dimensions :

· Transport (accessibilité): comment arriver, partir et bouger dans la ville.
· Alimentation: où manger à différents prix (des restaurants étoilés aux non classés en communiquant sur les périodes d'ouvertures et de clôtures annuels).
· Hébergement: où dormir à différents prix (même critère de sélection que dans la dimension alimentation).
· Culture: Que faire, quoi visiter, quand, comment, à quel prix.
Suite à cette sélection, un indicateur est choisi pour mesurer l’importance de chaque critère sélectionné, pour ensuite pondérer le classement avec un indicateur approprié.

Focus Groupe et indicateur

Exemple sur un Groupe de 10 personnes, grands voyageurs et n'ayant aucune approche professionnelle dans le domaine du tourisme, divisées en trois focus groupes pour établir les différents niveaux d’évaluation :

· Groupe 1 : quatre personnes en accord pour choisir les éléments les plus significatifs de chacune des dimensions en critères de données disponibles sur les sites internet de chacune des villes (ex. Paris / Londres / N.Y.) et du guide Michelin.       


Groupe 2 : trois personnes en charge de choisir les indicateurs pour chacun des critères de chacune des dimensions et d’affecter une évaluation de 2 à 4 (4 comme le plus significatif et 2 comme le moins significatif).


· Groupe 3 : équipe de 3 personnes chargées d'établir le premier classement pour établir par rapport à chaque critère, quelle ville occupe quelle position.


 Pondération 
Suite aux premiers résultats, une multiplication entre l’indicateur et la position par catégorie génère la pondération de ces données. Après cette pondération une somme par dimension est effectuée pour trouver un classement par dimension, la somme des quatre catégories nous donne les résultats pour le classement.


Ces résultats sont alors analysées pour donner les conclusions du nouveau classement établit. Bien que ce classement a une vue limitée à trois villes, la méthodologie et les critères peuvent être transposées à un classement avec un nombre plus important de villes.

Le nouveau classement

Dans les résultats de la pondération totale, le classement pris pour exemple détaille les impacts de chacune des dimensions donnant Paris avec 124 points, Londres avec 96 points et New York avec 78 points.                                                                                     

Ces résultats généraux sont utiles pour le touriste qui cherche dans un premier temps à savoir indépendamment des prix, quelle ville est la plus pratique à visiter avant de faire continuer sur les dimensions subalternes à évaluer.

Dimension Transport / Observation en détail et par critère 


Paris est la ville où se déplacer est le plus simple avec un grand nombre de lignes de métro, de vélos et en général, des moyens de transports qui ne sont toutefois pas forcément les plus pratiques pour arriver et partir. Il faut bien signaler que ce classement ne regarde pas le nombre des vols et des trains arrivants et sortants de chacune des villes. Pour obtenir cette information il faudrait alors croiser les résultats de ce classement avec un autre comme celui du MasterCard par exemple.

Dimension Alimentation

Le premier focus group a privilégié les restaurants étoilés pour évaluer cette dimension.


Dans cette dimension la suprématie de Paris s'impose face à ces concurrents. Dans les trois critères, le nombre de points montre les écarts mais quand on voit concrètement le nombre de restaurants (Section 2.1.3 de la deuxième partie) la différence ne peut pas passer inaperçue.

Dimension Hébergement
De la même manière que dans la dimension alimentation, la dimension hébergement privilégie les hôtels signalés dans le guide Michelin :


Dans cette dimension, même si Paris est la première du classement avec 25, elle ne garde pas cette place dans chacun des critères et c’est la ville de Londres qui occupe cette position dans le nombre d’hôtels 5 étoiles et n’est pas loin de Paris dans les 4 étoiles.

Dimension Culturelle

Les différents focus groups déterminent cette dimension comme la plus importante, avec les activités touristiques pour tous les goûts, mais aussi pour tous les budgets et saisons de l’année. C'est la dimension qui marque vraiment la différence entre les villes et même si dans la pondération elle n’est pas la plus représentative, c’est celle qui peut être considérée comme un des plus grands facteurs de décision pour les touristes au moment de choisir une destination.


C’est la dimension où les résultats par critère sont les plus variés. Paris possédant plus d’activités en plein air et de manière gratuite fait émerger la ville face à Londres et New York.

En conclusion chacune des trois villes possède des points forts face aux autres mais le charme naturel de Paris ainsi que son organisation pour accueillir les touristes, font de Paris la ville préférée des voyageurs et celle qui prend la première place dans le classement. Il est également important de signaler qu’un classement destiné aux touristes est généralement bien reçu par ces derniers, quel que soit l'échelle du territoire concerné.

Revenir à l'échelle de la ville en tenant compte de ces modèles de réflexion, c'est chercher les liants entre la ville et son territoire, venant réaffirmer le statut de Capitale du MEDOC à Lesparre-Médoc qui plus est déjà installé administrativement en tant que que Sous-Préfecture.

Intelligence entre la richesse de la terre et le génie de ceux qui l'occupent, participe des fondamentaux agri-culturels qui font l'identité d'un peuple. 





lundi 9 février 2015

City Branding / marque de ville

City branding & marketing territorial
marque de ville & promotion de territoire




Les villes ne peuvent pas tout contrôler quand il s’agit d'envisager leurs promotions. Les nouveaux acteurs externes qui comparent les villes font des classements par rapport à des critères bien définis. Le concept de marque de ville, relativement nouveau, est lié au développement des grandes métropoles internationales. Cette croissance urbaine a fait des villes et surtout des capitales, un lieu d’intérêt pour les personnes qui y habitent, comme pour les touristes qui les visitent, grâce à leur multiple offre de services.

La globalisation provoque l'augmentation de la concurrence entre les destinations touristiques. La facilité et la réduction du temps de déplacement grâce aux innovations technologiques, font que les voyages sont à la fois plus longs (long courrier) et plus fréquents. Cette aisance dans la mobilité mondiale est donc liée à l’intensification de la globalisation, qui fait que n’importe quelle région de la Terre peut être atteinte par l’homme.
Il en résulte une concurrence plus rude que les destinations d’avants n’envisageaient pas. C’est pour cela que certaines destinations ou lieux ont décidé de faire le branding de leur territoire avec du marketing territorial.

Principaux objectifs en branding de destination:
· Attirer et retenir (les citoyens, les visiteurs, les talents, les investissements, les clients, etc...)
· Avoir de la reconnaissance et de l’estime
· Avoir de la présence, pertinence et influence



Le city branding considère les villes ou grandes métropoles en tant que territoires et parler de marketing territorial peut s’appliquer aussi bien aux pays, régions, départements, villes de grandes, moyennes ou petites importances. Si l'on considère chaque territoire comme un système, la taille du système n’est pas une contrainte, à la seule condition que tous les éléments qui le constituent soient pris en compte. En s'adaptant à leurs croissances démographiques, les villes accèdent à leurs nouvelles dimensions de centre économique, politique, culturel, et social. Les habitants ont de nouveaux besoins à satisfaire et les villes doivent trouver des solutions à une immense série de nécessités, en créant des offres de services. Certaines villes, soit par leur culture, leur économie, leurs structures d'enseignement ou autres, ont commencé sans se rendre compte, à attirer des flux grandissants de personnes au point d'en faire une source à exploiter économiquement. Les métropoles ont compris qu’en ayant une image positive à un niveau national et surtout international, leur fréquentation serait plus importante


Le premier critère de choix de destination est déterminé par une image favorable (perception) et une forte différenciation d'avec les destinations concurrentes. 



Objectifs des stratégies de communication pour les destinations:

· Développer et positionner la marque comme une marque unique et attrayante.
· Développer la communication pour passer un message persuasif .

Au delà de la perception d'image qu’ont les individus sur la destination, il faut aussi développer la notoriété qui fait que la destination soit connue ou devienne célèbre. Pour cela il faut que la destination soit évoquée dans des situations de choix, où passer le week-end, les vacances, dans quelle ville aller, par curiosité ou pour un évènement, etc ... Dans ce cas on parle de top of mind pour fixer une destination venant à l’esprit sous forme spontanée.
La destination doit trouver l’équilibre dans sa communication, pour réussir à passer un message cohérent qui à la fois fait que celle-ci soit dans le top of mind, mais qui soit aussi le créateur d’une image qui modifie le comportement ou l’attitude envers la destination.


Le city branding au niveau national voire international est en quête de nouveaux visiteurs nationaux voire étrangers. Pour la majorité des destinations, les destinations voisines sont concurrentes suivant l'échelle du territoire perçu. Par exemple, la région Côte d’Azur a pour concurrent la région Île-de-France, toutes les deux faisant partie de la France, là où pour les très grandes villes, ou métropoles, les concurrents sont plutôt transfrontaliers.

Les grandes villes étant un conglomérat de services et d’attractions pour les visiteurs, elles n’ont pas besoin de se rattacher à d’autres villes pour créer une zone ou territoire qui aura plus de force pour se faire connaitre comme pour les petites villes qui s’unissent parfois pour faire connaitre le territoire comme un ensemble. Ces métropoles comme centre économique, politique, culturel et social, peuvent donc faire une promotion à une échelle plus grande et qui les met en compétition avec d’autres métropoles.







mercredi 28 janvier 2015

Complément d'informations de la tribune libre du Com' Lesparre médoc de Janv. 2015


Suite à la baisse des dotations de l’état, Monsieur le Maire à déclaré, dans l’édito du précédent bulletin, son incapacité à anticiper l’avenir économique et social, à prévoir l’entretien des routes, des bâtiments et même du soutien à accorder aux associations.
Faut-il y voir la marque du découragement, d’une incapacité d’adaptation ou d’une forme d’incompétence ?

Autrement la Ville n’entend pas faire de 2015 une grande complainte masquée de réductions de dotations et n’oublie pas que l’emploi doit rester au centre de toutes nos préoccupations, en pesant prioritairement sur l’ensemble des décisions.

Sous prétexte qu’il faille faire des choix, est-il nécessaire de les précipiter au point de prendre des décisions sans concertation, pour des projets coûteux endettant lourdement et longuement la collectivité, là où il est désormais question de façon récurrente de restrictions budgétaires.
Autrement la Ville continuera en 2015 à prôner qu’avant toute construction ou projet conséquent, une réflexion soit clairement menée sur la valeur ajoutée pour la collectivité, voire la valeur symbolique liée à la revalorisation de l’image de la ville, axe toujours aussi vierge de toute préoccupation et qui reste encore à définir.

En ce sens, souhaitons par exemple qu’en 2015, le CALM nous dévoile enfin la dynamique « culturelle » tant annoncée électoralement comme engagement prioritaire et fasse éclore de sa longue période de gestation, la justification de son financement lourd, afin qu’il soit soutenable à long terme pour tous. N’oublions pas que nous partîmes à 600 000€, pour en être à ce jour à plus de 800 000€, à combien serons-nous pour arriver calmement au port ?
Le projet de la Maison des Services Publics semble être conduit avec la même méthode, construction prévue derrière le bâtiment existant et dont le plan de financement ne mentionne ni le coût de démolition ni celui conséquent du désamiantage. D’autres emplacements ont-ils été étudiés alternativement ? A-t-on considéré la dynamique du projet dans sa capacité à faire émerger un quartier plus enclin à accueillir la mixité fonctionnelle administration / habitation ?

Encore et toujours, la concertation ne semble pas être autorisée à dépasser le stade d’une parole magique au service d’une illusion démocratique.

Des choix cruciaux s’imposent également au sein de la CDC où 2015 verra peut-être la réalisation du nouveau projet de la piscine. Pour l’heure, il est question d’un bassin nordique, pourquoi pas, à la seule condition que cet équipement indispensable à notre territoire reste un outil efficace pour l’apprentissage de la nage pour les plus jeunes, en corrélation avec les attentes des établissements scolaires, des clubs sportifs et de l’ensemble des utilisateurs.
Autrement la Ville souhaite vivement que ce projet soit un meilleur exemple d’engagement financier de l’argent public que ne l’a été la reconversion de l’ancien Hôtel des Postes en nouvel écrin administratif de la CDC, toujours en chantier à ce jour.

N’oublions pas que l’année 2014 s’est terminée pour l’équipe municipale en place, sur la note équivoque d’un manque de déontologie inhérente à la fonction d’élu, par l’autorisation donnée à une conseillère municipale et par ailleurs commerçante, profitant de son statut d’élue pour diffuser aux employés communaux une offre promotionnelle de son commerce, en l’absence de tout protocole d’accord établi au préalable et au bénéfice de l’ensemble des commerçants.
Autrement la Ville attend toujours la réponse de Monsieur le Maire sur ce sujet sensible.

Autrement la Ville souhaite qu’en 2015, Vivre Ensemble voire Faire Ensemble prenne réellement tout son sens en perspectives agriculturelles pour l'épanouissement de Lesparre-Médoc et son territoire.

cf pour ALV