vendredi 1 avril 2016

Un enfant du pays se noie dans un verre d'eau


                     En ce premier avril, peut-on rire de tout et avec qui ?


Les lesparrains n'ont certainement pas eu connaissance de l'action menée il y a 5 ans pour le maintien de la piscine Tournesol exposé dans le dossier de présentation joint ci-après, qui a été proposé à la municipalité et à la communauté de commune dès avril 2011.

Bernard Schoeller, architecte des piscines Tournesols était parfaitement disposé pour venir à Lesparre soutenir l'événement, dans le contexte d'un reportage télévisé sur son parcours professionnel et l'oeuvre dont il est l'auteur,  objet iconique référent du patrimoine industriel du XX° siècle, intégré au projet MILLE PISCINES, visant à équiper les collectivités locales pour l'apprentissage de la nage et faire reculer le taux de noyades chez les enfants.

Philippe Dorthe, Conseiller Régional d'Aquitaine à la commission chargée de la culture, de la lecture et des archives, avait manifesté son plus vif intérêt et proposait de soutenir ce projet en le subventionnant.

A cette époque, Frédéric Mitterrand,  ministre de la Culture, portait un regard particulier sur cette notion de patrimoine industriel du XX° siècle, et avait notamment fait classer quelques piscines Tournesol, qui avaient bénéficié en conséquence, de budgets alloués à leur réhabilitation.

Le principe de l'évènement TOURNESOL 2011 renouvelable chaque année, consistait à enclencher un modèle de valorisation et de sensibilisation sur la piscine de Lesparre-Médoc.

Ce projet qui n'attendait rien d'autre que l'autorisation administrative locale, n'a pas retenu l'attention de la municipalité et de son maire de l'époque, qui n'a pas su percevoir les avantages de la communication en rhizome reliée au monde.


L'action MILLE PISCINES a été conçue pour permettre d'apprendre à nager aux ENFANTS du PAYS et éviter qu'ils se noient dans un verre d'eau.

jpa pour ALV 



lundi 7 mars 2016

Transition environnementale



                        Lesparre-Médoc dans le monde / hors du monde, 

où comment projeter depuis cet endroit, le destin que peut embrasser cette ville, par les liens à créer entre ses atouts dormants et uniques avec le devenir du monde. 

La mondialisation façonne de plus en plus de lieux qui se ressemblent, pour des voyageurs qui se déplacent très loin, pour arriver dans un même endroit, comme dans un voyage immobile en prisonniers de l'inutile.


La globalisation est une forme de conscience générale, répandue majoritairement par les liens proliférants de la révolution numérique où peu à peu, nous habitons tous le village mondial depuis les fenêtres de nos différences.   

Ceux qui migrent d'une région vers une autre, d'une ville vers la campagne ou inversement, sont toujours en quête d'une vie meilleure qu'ils ne peuvent cependant vérifier que par l'expérience de l'échange nécessaire entre ce qu'ils emportent dans leurs bagages et ce que les autochtones ont à transmettre en les accueillant.

Cette aventure humaine doit par principe, enrichir les uns comme les autres, sauf si l'uniformisation rend l'expérience inutile et transforme le monde en crise d'épilepsie générale de la société du spectacle et de la consommation. 

Réapprendre ensemble à se nourrir en priorité des produits locaux en favorisant le circuit court ne peut passer que par une volonté partagée localement par le plus grand nombre, faute de quoi, s'installe un nouveau clivage entre des bio et des non bio, avec les justifications de pouvoir d'achat qui s'y rattachent.

Le bio est depuis longtemps une forme d'étiquette posée sur des produits, récupérée par la mécanique à consommer de l'humain en le rassurant individuellement, là où l'agriculture raisonnée, spécificité française, s'engage, tout en produisant sainement, sur un plan plus large, notamment pour la protection de l'environnement, pour la santé et le bien-être animal. Tout en cherchant à optimiser le résultat économique, l'objectif est surtout de maitriser les quantités d'intrants utilisés.

La décision de la Commission nationale de la Certification environnementale du 9 octobre 2013 a permis le passage définitif de l'agriculture raisonnée à la certification environnementale allant jusqu'au label HVE, Haute Valeur environnementale.

La recherche et développement dans le domaine permet à la fois de redécouvrir les pratiques ancestrales tout en les conjuguant aux innovations. Pour cela, des territoires pilotes vont émerger ça et là, non pas parce que le monde serait soudainement vertueux, mais simplement parce qu'il en a besoin dans sa poussée transhumaniste.  

L'enjeu est de taille si on le confronte à la pollution que nous subissons venant des perturbateurs endocriniens, à savoir toutes les substances chimiques étrangères à l'organisme et faisant peu à peu partie intégrante de nos modes de vie, les détergents, les traitements anti feu sur le mobilier, les colles d'assemblages, les pesticides, les suremballages, la mauvaise qualité de l'air, les conséquences de la malbouffe allant jusqu'à la junk food, l'abus addictif du sucre et des produits transformés ...

En trente ans, il a été constaté scientifiquement une régression de plus de 20 points de QI moyen, due principalement à la prolifération des perturbateurs endocriniens.
    
Il faut savoir que dès sa conception, le foetus est exposé à ces perturbateurs endocriniens qui vont toucher la thyroïde dont les hormones influencent la formation de certaines structures du cerveau. Les conséquences à long terme sont dévastatrices pour la réussite scolaire et plus tard professionnelle.


En MEDOC plus qu'ailleurs, les conditions naturelles de qualité environnementale mériteraient d'être partagées majoritairement et prioritairement par les locaux, en faire un sujet structurant, un positionnement jusqu'à le transformer en engagement communiquant.

D'un élan vertueux et responsable peut toujours éclore une forme d'utopie concrète, suscitant pour de nouveaux arrivants le désir de s'inscrire dans le mouvement global qui se prépare, la transition environnementale, nouvelle source de bassin économique, qui devra par essence même, considérer les identités locales comme amplificateurs.

jpa pour ALV


lundi 1 février 2016

Agriculture urbaine

L'agriculture urbaine a toujours plus ou moins existé à petite échelle et suivant les époques. 
Aujourd'hui, Le réchauffement climatique étant malheureusement inéluctable à court terme, le problème de fond est celui de l’adaptation de nos agricultures, la terre n'étant pas extensible, il va nous falloir en faire l'économie des surfaces et en restituer certaines artificiellement si l'on veut faire face à l'expansion démographique avec la gestion de l'habitat et des ressources alimentaires. 
Nous avons su créer en Europe de l’ouest une agriculture productive, la plus productive du monde, que certains qualifient d’ailleurs de « productiviste » ; il nous reste à la créer également « résiliente ». 
On doit faire en sorte de produire, même quand il fait chaud, même quand il fait sec, même quand les printemps sont très humides, etc. 45 jours annuels de canicule prévus pour la fin du siècle avec plus d’eau l’hiver et moins l’été et davantage de parasites, les techniques agricoles devront évoluer fortement. L’Europe n’a pas encore pris conscience de l’énorme effort à accomplir, en recherche, expérimentation, formation, accompagnement du changement, etc.

Alphonse Allais avait tort, il ne faut pas installer les villes à la campagne, mais au contraire mettre la campagne à la ville. C'est la conclusion qu'on peut retirer de l'étude menée par des chercheurs de l'Université Tsinghua de Pékin et des universités américaines de Berkeley (Californie) et d'Arizona que vient de publier Earth's Future
Ce travail mené à partir de Google Earth révèle qu'entre 367 000 km² (hypothèse basse) et 641 000 km² (hypothèse haute) d'espaces insérés dans les villes du monde entier pourraient servir à produire des légumes. 
Jusqu'ici, la production agricole au sein du tissu urbain avait fait l'objet d'évaluations sommaires. Des études récentes affirmaient ainsi que 36% des surfaces des villes servaient à produire de la nourriture. La nouvelle étude pense que ce chiffre est surestimé par le fait qu'il inclut des zones de banlieues lointaines dédiées au maraîchage et des espaces verts improprement classés en zone agricole. Pour éviter ces imprécisions, les chercheurs ont utilisé Google Earth pour bien préciser l'usage des zones non bâties au sein des villes afin notamment d'en écarter les espaces récréatifs. C'est ainsi qu'ils arrivent à une évaluation plus précise, bien que la fourchette reste extrêmement large. Pour la première fois cependant, l'agriculture urbaine repose sur une vraie définition. L'étude considère en effet le potentiel des façades et des surfaces verticales à accueillir des cultures, les toits, les espaces vacants et les terrains vagues devenant productifs.

Que peut-on planter sur ces espaces ? Et pour quel bénéfice ? Les chercheurs ont classé les plantes en trois catégories. La première regroupe les cultures les plus adaptées à la ville : légumes secs, légumes racinaires (carottes, navets, pommes de terre), choux et épinards. La seconde, celles qui posent plus de problèmes : les arbustes fruitiers et les légumes moins nourrisants comme les tomates et les laitues. Enfin, la troisième catégorie est celle des cultures les moins adaptables : les grands arbres fruitiers (pommiers, poiriers, citronniers), les cultures intensives comme le tournesol ou le colza. Les chercheurs ont ensuite défini pour chaque pays les cultures les plus adaptées pour en tirer une évaluation de production et de revenus. C’est ainsi qu’ils arrivent à un total de 100 à 180 millions de tonnes de nourriture produites tous les ans. C’est peu au regard des 6500 millions de tonnes de végétaux récoltés tous les ans dans le monde, selon les décomptes de la FAO. Mais pour certaines plantations comme les légumes secs et racinaires, l’agriculture urbaine pourrait remplir jusqu’à 10% des besoins. Au total, elle générerait entre 65 et 122 millions d’euros de revenus.

Au-delà de l’alimentation, les plantations en ville remplissent d’autres services dits écosystémiques : rafraîchissement de l’air et dépollution, lutte contre les inondations, captation d’azote, économies d’énergie. Ainsi, en réduisant le transport des marchandises et en isolant les bâtiments, l’étude retient qu’une facture de 125 milliards d’euros en électricité et carburant serait économisée. En rafraichissant l’atmosphère des villes, les plantations feraient également gagner 4,5 milliards d’euros. Au total, cette activité pourrait rapporter entre 75 et 150 milliards d’euros par an.
Partout dans le monde, l’agriculture urbaine gagne du terrain. Elle n’avait jamais vraiment disparu des villes des pays en voie de développement. Elle reconquiert des espaces dans les pays riches. Ainsi, la ville de Paris ambitionne le développement de 100 hectares de fermes urbaines sur son territoire d'ici 2020. Ces projets sont regroupés sous l’étiquette des «Parisculteurs », des «paysans» bien décidés à réinstaller la campagne à la ville.





















Production de nourriture, assainissement et rafraichissement de l’air, diminution de l’impact des inondations, captation d’azote : les nombreux avantages de l’agriculture urbaine viennent d’être quantifiés par des chercheurs chinois et américains.



Un amendement écologiste prévoyant un objectif de 20% de bio dans les cantines a été voté à l'Assemblée. Il met en avant la lutte contre le gaspillage et la diversification des sources de protéines pour "avoir un coût de matière première constant", les protéines végétales étant moins chères. Mais pour atteindre 20, 30, 40 ou 50% de bio ou circuit court, le gouvernement doit faire preuve de davantage de cohérence dans ses objectifs, selon Jean-Paul Gabillard, producteur de légumes de plein champ en Ille-et-Vilaine et administrateur de la FNAB (fédération nationale d'agriculture biologique).

Il rappelle que le ministère de l'Agriculture est parti sur un objectif de 8,5% de surfaces agricoles cultivées en bio dans le quinquennat contre 6,5% aujourd'hui, un objectif insuffisant selon lui. 
"Peut-être que dans cinq ans, on fera le constat qu'on n'est pas à 50 et qu'on est plutôt à 30%, mais si on est passé de 4 à 30%, je pense qu'on aura déjà une vraie satisfaction", conclut Florent Guhl. 


Des régions avancées

"Est-ce qu'on est capable de produire autant en France d'ici 2022 ? D'ores et déjà, dans un certain nombre de régions, la réponse est oui", estime le directeur de l'Agence Bio, qui, outre Paris, cite d'autres exemples de grandes villes ambitieuses, telles Bordeaux et Saint-Etienne.
"Il y a souvent un coût d'entrée, parce qu'il faut réinvestir dans des équipements type légumerie et la formation des personnels", alors que dans la plupart des établissements, on ne faisait plus que réchauffer des plats, explique M. Guhl.
Mais à l'usage, "mettre 20% de bio dans les repas ne coûte pas plus cher", assure à l'AFP Vincent Rozé, éleveur laitier à la ferme de Sainte-Luce, en Isère, et responsable de la plateforme Manger Bio Isère, qui livre 140 sites de restauration collective.
En France, la restauration collective serait à 3% de bio, selon la dernière étude publiée en juin par l'agence Bio. Si cette enquête n'inclut pas les produits obtenus en circuit court, elle donne une idée de l'ampleur de la tâche.
L'enjeu est colossal pour le développement de l'agriculture bio en France, rappelle Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio: tous secteurs concernés (écoles, hôpitaux, maisons de retraite, etc.), la restauration collective représente 3,6 milliards de repas par an, un chiffre appelé à augmenter.


"Il faut être prudent car la production française n'est pas suffisante et donc on risque d'avoir une forte proportion de bio qui est importée et pour laquelle le bilan carbone est désastreux", s'insurge Dominique Bénézet, délégué général du SNRC (syndicat national de la restauration collective), pointant "le manque de volume et de structuration de la filière".En France, la restauration collective serait à 3% de bio.

C'est cet argument qu'avaient invoqué pour le retoquer au Sénat les détracteurs d'un amendement écologiste prévoyant un objectif de 20% de bio, au printemps 2016, finalement voté à l'Assemblée. Pourtant, certains établissements sont déjà au-delà de ce seuil, parfois même au-dessus des préconisations du chef de l'Etat.
Ainsi, à l'école élémentaire Lamoricière, dans le 12e arrondissement de Paris, les élèves de la cantine ont vu passer en deux ans la proportion de produits bios dans leurs assiettes de 14% à 50%, depuis la rentrée 2016.
"On s'est rendu compte que le menu de la cantine était une des pages les plus consultées sur le site de la mairie d'arrondissement. C'est un peu frustrant pour tout ce qu'on fait à côté", confie avec humour Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement.
Dans le menu du jour, qu'elle déguste avec ses jeunes administrés, des brocolis bio et du pain bio, notamment. "Si on veut des produits bio, labellisés, si on veut des circuits courts, honnêtement, ça coûte plus cher", explique-t-elle, tout en espérant entretenir un "cercle vertueux", à force d'appels d'offres.


En France, la restauration collective représente 3,6 milliards de repas par an, l'objectif étant d'atteindre 50% de produits bio ou locaux d'ici 2022 en restauration collective.



jpa pour ALV (sjources archives AFP) 
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lundi 18 janvier 2016

Piscine intercommunale ... mais quand ?



















Lesparre (33) : 
« la piscine intercommunale se fera », 
mais quand  ?

Publié le 13/01/2016 à 3h39. 
Mis à jour à 17h17 par Arnaud Larrue.


Le projet a été confirmé par le président de la communauté de communes Cœur Médoc Jean-Brice Henry. Reste à définir le calendrier.

Que ce soit à Gaillan ou à Prignac, la piscine intercommunale de Lesparre, pourtant fermée depuis le mois de juin 2014, s’est invitée à la plupart des cérémonies de vœux qui ont eu lieu le week-end dernier, et ce sera sûrement encore le cas dans celles à venir.

Jean-Brice Henry, président de la communauté de communes, a été celui par la voix de qui cette invitation s’est concrétisée, puisque, comme il le dit lui-même, il est « régulièrement interpellé sur le sujet ». Sa réponse a été invariable : la piscine se fera, mais il faudra du temps. Il déclarait notamment à Prignac dimanche dernier : « Ça n’ira peut-être pas aussi vite qu’on le souhaiterait, mais elle se fera, nous y sommes déterminés quelle que soit laconjoncture qui nous attend ».

Une aide financière…
À Gaillan, où il recevait vendredi 8 janvier pour ses propres vœux en tant que maire de la commune, il avait déjà annoncé que « le premier coup de pioche serait peut-être fin 2017 ou début 2018 ». Le lendemain, lors de l’inauguration de la MDA, Jean-Brice Henry s’est adressé directement à Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental, en évoquant la possibilité d’une aide financière de sa part afin de débloquer la situation. Son tour de parole venu, le président du conseil départemental lui a répondu : « On m’a déjà parlé de problèmes de piscines ailleurs, à Saint-André-de-Cubzac ou à Ambarès. C’est un vrai sujet car, au-delà de la question des loisirs, il y a aussi celle de l’apprentissage de la natation en milieu scolaire. Mais nous ne devons pas le prendre au cas par cas, il nous faut un schéma départemental des piscines dans lequel le choix de Lesparre ne serait pas une hérésie au regard de la demande globale d’attractivité du Médoc. Ce schéma sera déployé sur plusieurs années ». 

La porte de l’aide du conseil départemental n’est donc pas fermée, mais elle ne sera pas non plus grande ouverte demain, l’idée d’une longue attente avant le premier plongeon étant la mieux partagée par tous.

lundi 21 décembre 2015

La piscine à vau-l'eau






Lesparre : 
la piscine à vau-l’eau

Publié le 16/12/2015 à 5h13. 
Mis à jour à 8h48 par Arnaud Larrue.





Le conseil communautaire Cœur Médoc a évoqué la question de la piscine de Lesparre, fermée depuis 2014. Les projets de travaux sont toujours au point mort.
On ne nage toujours pas, mais on patauge. C’est du moins l’impression qu’on pouvait retirer du conseil communautaire de la Communauté de communes (CdC) Cœur Médoc qui s’est tenu lundi 14 décembre à Saint-Yzans après qu’il eût une nouvelle fois abordé la question de l’avenir de la piscine intercommunale de Lesparre. Sauf à s’en tenir aux discours d’intention, force est de constater que la situation concrète de la piscine nous ramène au mois de mai 2014, et qu’elle a peut-être même régressé depuis.

Piscine Tournesol
Depuis cette date, la piscine de type Tournesol emblématique des années 1970 attend toujours son premier coup de pioche, et se transforme lentement mais inexorablement en véritable friche sportive. Sans qu’on sache très bien pour quelle raison, le projet initialement retenu a disparu dans les limbes, et plusieurs conseils communautaires successifs ont été animés de discussions afin d’en envisager un nouveau, y compris celui d’un centre aquatique plus ambitieux.
Le 26 octobre dernier, Jean-Brice Henry, président de la CdC, déclarait en séance du conseil : « On s’est rendu compte qu’avec le budget dont on devrait disposer, on ne pourra faire qu’une structure minimum, en gros ce qu’on avait avant ». À partir de là, il s’engageait à ce qu’un cahier des charges soit déposé pour la prochaine réunion du conseil, et en tout cas avant la fin de l’année. Il est apparu lundi dernier que la première échéance n’était pas tenue, et qu’il ne restait que 17 jours pour ne pas laisser passer la seconde. Ce qui sera difficile puisque, dans la même séance, le conseil a simplement adopté (avec une voix contre) le principe d’une étude de faisabilité. Jean-Brice Henry expliquait : « C’est un premier pas. Cette étude va durer de 6 à 8 mois et nous permettre de déterminer l’équipement qu’il faut prévoir afin de lancer le projet avant la fin de l’année prochaine ».

Nouvelles intercommunalités
Charlotte Fargeot, conseillère de Lesparre, suggérait alors de plutôt passer directement à la rédaction du cahier des charges afin que le « premier coup de pioche » puisse être donné avant le 1er janvier 2017, et éviter ainsi une éventuelle remise en cause du projet lors de la future fusion des intercommunalités. Segundo Cimbron lui répondait : « C’est une étape qu’on ne peut sauter. On ne peut aller plus vite en respectant les procédures qui nous permettront d’avoir une meilleure visibilité financière ».
Thierry Chapellan, également de Lesparre, remarquait alors : « Maintenant, c’est trop tard, il fallait réagir avant, au moins pour démarrer les démarches ». Confirmant avec Jean-Brice Henry que le « premier coup de pioche » ne serait de toute façon jamais donné avant le 1er janvier 2017, Segundo Cimbron expliquait qu’il ne fallait pas se buter sur cette date et que l’étude de faisabilité, la rédaction du cahier des charges et le temps nécessaire à la mise en place effective des nouvelles intercommunalités ne devraient pas permettre qu’on puisse remettre le projet en cause.
Il n’est pas certain que les initiateurs de l’étude réalisée en 2013 partagent cet avis.

Fermée en 2014
Rappelons en effet qu’à cette date, la CdC avait décidé de fermer la piscine en septembre 2014 afin d’y réaliser des travaux de rénovation avec restauration du bassin et de sa couverture, création d’un second bassin d’apprentissage et délocalisation des structures d’accueil dans un nouveau bâtiment pour un coût alors estimé à 4 millions d’euros (notre édition du 23 mai 2014). Cette décision faisait suite à une réflexion entamée sous la mandature de Jean-Jacques Corsan, alors président de la CdC, à partir d’une étude menée par le cabinet CEG et qui avait retenu quatre hypothèses de faisabilité, de la rénovation de l’existant à une reconstruction intégrale après destruction (notre édition du 19 avril 2013).Détériorée par des intempéries, la piscine avait fait l’objet d’une fermeture anticipée en juin 2014, ce qui ne remettait pas en cause le projet de rénovation et Segundo Cimbron, vice-président de la CdC en charge du dossier, confirmait alors : « On va changer la structure et refaire entièrement le bassin, les douches et les vestiaires. Si tout va bien, les travaux seront terminés en septembre 2016 » (notre édition du 23 juin 2014).

dimanche 1 novembre 2015

Ici com' ailleurs ... le MONDE



Ici com' ailleurs, le monde interroge au quotidien notre conscience en marche envers la condition humaine NOMADE / SEDENTAIRE / MIGRANTE.

Les gens du voyage bloquaient il y a peu l’autoroute du Nord pour que l’un des leurs sorte de prison et assiste à l’enterrement de son père, pendant que les agriculteurs manifestaient avec leurs tracteurs pour dénoncer la spirale économique dans laquelle ils se sont laissé absorber et un enfant migrant échouait mort sur une plage en agneau sacrificiel idéalement fédérateur d’adhésion hypermédiatique à donner en pâture et en boucle pour la grande messe cathodique permanente … 

Nos derniers nomades revendiquent leurs droits de sédentaires, nos agriculteurs, premiers sédentaires pâtissent de leurs illusions industrialisées qui les ont rendu comme nous tous sourds, aveugles et amnésiques au point d’oublier que notre condition d’origine est celle du migrant, en quête de terre promise et de paix intérieure, par principe malthusien de préservation de l’espèce.



Nous étions tous persuadés qu’en votant démocratiquement de génération en génération, ces questions seraient toujours traitées et régulées par la classe politique en responsabilité.

L’accélération des signes chaotiques à quelque échelle que ce soit nous prouve que nous arrivons à la fin d’un système, il n’y a pas de pilote dans l’avion, les politiques sont dépassés car les talents sont ailleurs depuis longtemps, la fractalisation de nos sociétés ayant abouti à l’égoïsme légitimé, grand vainqueur d’un altruisme passé de mode.

En goutant au pouvoir, la gauche a perdu ses intellectuels et par conséquent son essence, laissant les élus face à la tentation du clientélisme en passe de muter vers le communautarisme. La société marchande à notre insu a peu à peu Ubérisé le monde politique que nous avons applaudi et validé de nos votes stériles et multicolores.

Nous devons certainement nous réinventer sur des principes solidaires et conscients, à des échelles plus petites pour ne plus être embarqués dans un Concordia géant sans le savoir.

Ici com' ailleurs, cette réflexion doit être menée sur le territoire du MEDOC avec LESPARRE-MEDOC comme étendard, en s’appuyant simplement sur le génie du lieu et ses valeurs intrinsèques.

jpa pour ALV 

mardi 13 octobre 2015

L'éolien entre terre & mer

L'éolien sur terre, c'est de la folie, 
l'éolien en mer c'est de la folie furieuse.


par Bernard Durand, 
géochimiste des combustibles fossiles,
ex-directeur de la division Géologie-Géochimie de l'IFPEN,  
ex-directeur de l'ENS de Géologie. 










Débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). 
Ce dispositif aura comme conséquences le développement au forceps de l’électricité éolienne en France.

Le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) bat son plein. Cette PPE, on l’a vu très clairement au cours du débat, aura comme conséquences, le développement au forceps de l’électricité éolienne en France. Car on nous l‘a sans arrêt répété, quelle que puisse être la valeur des arguments des opposants qui se sont manifestés, la loi (Loi sur la transition énergétique et la croissance verte, LTECV) est la loi, et elle sera appliquée telle quelle, aussi irrationnelle et contradictoire qu’elle puisse être ! Pourquoi un débat alors ? 

Résumons ce qu'au cours de ce débat ont dit d'un tel développement de très nombreux ingénieurs et scientifiques connaissant bien la question, comme par exemple des membres des groupes "Energie" de l'Académie des Sciences et de l'Académie des Technologies, cela sans que leurs mises en grade aient semble-t-il le moins du monde ébranlé les "convictions" de la puissance publique.

La République, on le vérifie de plus en plus en ce moment, n'a pas besoin de savants, tout comme ses élus, elle sait, un point c'est tout ...

Les arguments des ingénieurs et scientifiques

- il n’y a aucun besoin en France d’électricité éolienne, car chacun, sauf quand les lignes électriques sont détruites par le vent, est déjà correctement approvisionné. Et on en aura encore moins besoin si comme le voudrait notre gouvernement, notre consommation d’électricité doit diminuer.

D’autre part l’électricité éolienne ne peut : - ni faire diminuer significativement les émissions de CO2 de notre production d'électricité, car celle-ci n'en émet déjà que très peu (La France est dans ce domaine le champion des grands pays industrialisés), grâce à nos réacteurs nucléaires et à nos centrales hydroélectriques.ni permettre par elle-même de fermer des réacteurs nucléaires, car ceux-ci sont pilotables, c’est-à-dire gouvernés par la volonté humaine et non seulement par la météo, comme l’est l’éolien. Il est donc indispensable d’en conserver la puissance totale pour faire face aux jours sans vent, bien plus nombreux qu’on ne le dit, et cela à l’échelle de l’Europe toute entière. 


Pour fermer des réacteurs nucléaires, il faudrait pour l’essentiel les remplacer par d’autres centrales pilotables, à gaz ou à charbon comme en Allemagne, et donc augmenter nos émissions de CO2 et notre pollution atmosphérique.

Même si son prix à la production diminuait encore avec le temps, son développement en France, comme d’ailleurs celui du solaire photovoltaïque, n’en ferait pas moins inévitablement beaucoup augmenter le prix de l’électricité pour les ménages, comme cela est déjà depuis longtemps le cas en Allemagne, et comme cela a commencé en France dès la mise en œuvre du programme éolien du Grenelle de l’Environnement de 2007*. 
En effet, la nécessité de conserver la même puissance totale de centrales pilotables pour faire face aux jours sans vent en Europe, fait que la puissance installée d’éolien (et de solaire PV) s’ajoute à celle des centrales pilotables et ne peut pas la remplacer. 


Il y a donc double investissement pour produire la même quantité d’électricité. Cela restera le cas tant que l’on ne saura pas stocker d’énormes quantités d’électricité, ce qui n’arrivera peut-être jamais.                                                                                                                 
Et si stockage il y a un jour, son prix s’ajoutera à celui de l’éolien.                                                         
Il faut construire des lignes électriques supplémentaires, et renforcer le réseau électrique pour résister aux énormes variations de puissance de l’électricité éolienne, plus grandes encore que celles de la vitesse du vent. Et il faut même subventionner les centrales pilotables : en effet, elles doivent partager la production d’électricité française avec l’éolien (et aussi le solaire PV). 
Elles deviennent donc beaucoup moins rentables, faute d’une production suffisante, et sans ces subventions elles devraient mettre la clef sous la porte, alors même qu’elles sont indispensables.
Tout cela a un coût, qui s’ajoute au coût de production. Mais les médias sont muets à ce sujet.

Une électricité en fait non renouvelable et incapable d’assurer la sécurité électrique d’une nation

Contrairement à la croyance « populaire », si le vent est renouvelable, l’électricité éolienne ne l’est pas puisqu’elle ne peut être utilisée sans le soutien de centrales pilotables utilisant des énergies non renouvelables (principalement combustibles fossiles en Allemagne, et énergie nucléaire en France). La fin de ces énergies non renouvelable signifiera aussi la fin de l’éolien. Elle ne peut donc à elle seule, ni garantir la consommation d’électricité, ni la sécurité à long terme de l’approvisionnement électrique, que ce soit en France ou ailleurs en Europe.
Pour les mêmes raisons elle ne peut à elle seule assurer l’autonomie électrique d’un territoire ou d’une région, ni a fortiori son autonomie énergétique, puisque l’électricité ne représente qu’environ 25 % des besoins énergétiques d’une communauté.

Une énergie antisociale

Le développement des électricité intermittentes est antisocial, car leur mécanisme de financement par des taxes sur la consommation d’électricité et maintenant sur celle de carburants appauvrit les pauvres pour enrichir les riches.
L’importance de la place qui est nécessaire à l’éolien pour produire des quantités significatives d’électricité fait que son développement entraînera l’inhabitabilité de surfaces très importantes, des conflits d’usages et d’intérêts croissants, des destructions de l’environnement et la défiguration des paysages ruraux de régions entières.

Un mensonge d’Etat

Ces observations contrastent fortement avec son image idyllique actuellement imposée avec insistance par tous les moyens d’information, qui véhiculent jour après jour ce qui ressemble fort à un mensonge d’Etat.

Nos élus, préoccupés à juste titre par l’amélioration du quotidien de leurs administrés, sont motivés exclusivement par les subventions qui leur sont octroyées par les promoteurs, sans réaliser qu’ils entraînent ainsi notre pays dans une impasse, celle justement où vient de se fourvoyer l’Allemagne. Et les subventions en question sont en fait payées par leurs électeurs, qui commencent seulement à le réaliser.
Notre gouvernement en la matière se conduit également de manière irresponsable, en s’accrochant malgré tous les avertissements donnés par les milieux scientifiques à une loi, la Loi pour la Transition Energétique et la Croissance Verte (LTECV), dont les objectifs affichés sont irréalistes et contradictoires. C’est de l’autisme ...

La folie éolienne

Oui, c’est de la folie, l’éolien en mer, c’est même de la folie furieuse ! 
Comment qualifier autrement le fait de payer des sommes astronomiques, bien supérieures à celle de l’EPR à production d’électricité équivalente*, pour produire une électricité inutile, et même inutilisable sans le soutien de centrales pilotables, et en même temps dégrader l’environnement dans des zones Natura 2000, ou dans des parcs naturels marins qui devraient être des sanctuaires environnementaux. 


Le plus scandaleux est que cela se fait avec le soutien des grandes ONG qui se réclament de la défense de l’environnement : FNE, WWF, Greenpeace. De plus, les 2/3 des sommes dépensées iront à l’étranger. Il n’y aura pratiquement pas d’emplois permanents en France, et même les installateurs viendront en majorité de l’étranger **.


Tout cela contribuera à la déconsidération de l’action publique dans notre pays, mais aussi à élargir le fossé qui se crée actuellement en France entre les milieux politiques et les milieux scientifiques. 



Mais surtout, persister dans cette voie, c’est dépenser des fortunes pour quelque chose qui ne sert à rien, dégrade l’environnement, et met en danger le système électrique français et européen, alors qu’il y a d’énormes besoins ailleurs. 

Il est grand temps de se ressaisir !

Bernard Durand / Géochimiste des combustibles fossiles  

* Voir 

** Voir 


Depuis 2013, Lesparre-Médoc 
semble devenir une zone de convoitise susceptible de recevoir 
un projet de parc éolien terrestre  
dont beaucoup d'autres ne veulent pas. 

Le groupe Autrement La Ville 
s'opposera fermement 
à ce genre de projet 
faussement vertueux 
et qui instrumentalise 
la préoccupation environnementale. 
   
jpa pour ALV