vendredi 28 février 2020

LESPARRE 2020 / Profession de foi

AUTREMENT LA VILLE / LESPARRE 2020



Je me présente, Jean-Pierre Alcouffe, 63 ans, marié, deux enfants, dirigeant d’entreprise et habitant Lesparre-Médoc depuis 2007.

Elu depuis six ans, conseiller municipal de notre ville et tête d’opposition au sein du groupe Autrement La Ville, je suis candidat aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020.

J’ai toujours estimé que notre ville avait un destin, un peu comme une belle endormie qui attendrait qu’on lui propose un vrai projet à sa mesure pour qu’elle se réveille. 

Je suis le candidat qui propose une alternative, construite, sérieuse, innovante et réalisable dès maintenant.

Certes, je ne suis pas né médocain, mais je le suis devenu et un peu plus de jour en jour, en portant les valeurs et les diversités de notre péninsule, notamment avec La Maison du Médoc, que j’ai créée au coeur de Paris. 
Ce lieu, véritable ambassade dédiée à notre territoire, accueille au quotidien les simples visiteurs comme les grands dirigeants d’entreprises internationales, les parlementaires, les médias ... qui viennent y partager les richesses du Médoc, en commençant par ce qu’il y a dans le verre et dans l’assiette.

Lesparre-Médoc, Capitale du Médoc, dès le 15 mars, choisissons ensemble d’en faire enfin une réalité.

Pour cela, j’ai élaboré au sein d’une équipe plurielle, un programme bâti sur trois piliers essentiels:



1/ LE LIEN A LA TERRE: 
Notre centre ville retrouvé par l'offre des commerces de bouche, donnant la priorité aux producteurs locaux avec un marché permanent en passage couvert, à des prix accessibles à tous et une: 

meilleure AUTONOMIE ALIMENTAIRE 





2/ LE LIEN AU TERRITOIRE: 
Notre réseau communal de circulation et parc de stationnement, optimisé pour un trafic pratique, simple et fluide, alternatif à un contournement coûteux et contestable dans le cadre d'une:

meilleure AUTONOMIE ENERGETIQUE





3/ LE LIEN AU MONDE: 
Notre gare valorisée en un lieu innovant, plus dynamique pour les lesparrains et incontournable pour les autres, une carte d'identité pour la ville et son environnement, pour une:

réelle IDENTITE CULTURELLE




Nous traiterons tout autant de nos problèmes d’insécurité, de l'état des trottoirs et de la voirie, de la fiscalité, de l’emploi, de l’offre des animations culturelles et de tout ce qui permettra d’améliorer notre quotidien en installant notre ville dans le 21° siècle, tout en préservant l'essentialité de notre ruralité, à conjuguer avec les transitions numériques et sociétales de notre temps. 

De toute évidence, les enjeux environnementaux seront omniprésents dans l’ensemble du programme, en prolongement du récent classement du Médoc en Parc Naturel Régional, incompatible avec un projet éolien.

Il ne tient qu’à nous tous de prendre en main notre identité, en provoquant le désenclavement économique et culturel, favorable aux perspectives d’avenir pour notre jeunesse. 

Mon équipe et moi-même seront pleinement disponibles pour mettre à profit nos réseaux et compétences au service de l’ensemble des lesparrains.



LESPARRE-MEDOC, 
CAPITALE AGRI-CULTURELLE 
DU MEDOC,
 voilà le cap que je vous propose 
d’établir ensemble avec la liste 

AUTREMENT LA VILLE / LESPARRE 2020

Jean-Pierre Alcouffe

samedi 8 février 2020

Démocratie du poisson rouge



A Lesparre-Médoc comme ailleurs, la citoyenneté semble être en instance de divorce avec la démocratie. 

Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Cambridge, annoncent 58% de la population mondiale insatisfaite et déçue par la démocratie, avec la montée des populismes et la hausse de la violence comme symptômes. 

Au-delà de nos disputes franco-françaises, le malaise démocratique exprime la coupure peuple / élites dans un sentiment de mauvaise représentation qui dépasse largement le cadre de nos frontières. Les causes en sont  structurelles et globales et les solutions ne peuvent se résumer à un procès expédié de la Ve République et de son fonctionnement. 

Les italiens ou les anglais n’ont pas un Président aussi omnipotent que le nôtre et pourtant, la défiance envers la politique et les élus y est tout autant présente. Les causes profondes du malaise sont à distinguer des symptômes de la maladie. 

Les symptômes : désengagement avec la chute constante du nombre de militants des partis politiques confinés à la marginalité, abstention lors des scrutins, à l’exception de la présidentielle qui résiste encore, rejet des idéologies considérées comme de simples méthodes de communication opportunistes et dépourvues de sincérité, radicalisation des méthodes de contestation politique et sociale hors cadre des institutions (syndicats, parlement, partis, urnes...), envahissement de la rue sans médiation... symptômes à ne pas confondre avec la maladie, sauf à prendre le risque d’y apporter de mauvaises réponses. 

Partout, le système même ne joue plus son rôle et ne semble plus offrir le choix entre différentes options, différentes idées du commun et de l’avenir, différents projets de société. Il tourne à vide, en excluant certaines idées comme « populistes » ou « irréalistes », au profit d’une idéologie dominante, qui prétend épouser globalement le cours des choses. L’heure post politique, qui fait de la gestion d’une économie omnipotente et dégagée des contingences humaines, sonne la fin des institutions, jugées inopérantes.  




Le débat politique se déploie à l’intérieur d’un carcan réduit à "plus ou moins d’impôts", "plus ou moins de sécurité", pour un résultat donnant le sentiment d'un choix artificiel. Voter n’engage plus de choix de société et l’élite devient hermétique aux aspirations majoritaires. 

La confusion habilement entretenue entre les tenants du pouvoir et les institutions, amène les peuples à contester les premiers en attaquant les secondes. Tout part de cette confusion croissante entre ce qui devrait relever du débat, et ce qui devrait relever des outils permettant ce débat avec trois séries de raisons:

1/ la perte de confiance des citoyens quand ils constatent que les élus ne respectent pas leurs engagements ou les détournent à travers alliances de second tour, marchandages d’après élections à la proportionnelle, pactes d’opportunité. 

2/ la déception des citoyens quand ils voient l’impuissance des Etats face au lobbying, notamment des ONG, face aux organisations internationales ou supra-nationales, aux tribunaux internationaux, aux chartes et engagements internationaux pris...

3/ l'incompréhension des citoyens appelés à donner leur avis et à faire leurs choix, auxquels on oppose aussitôt la complexité des situations, les contraintes financières, la mondialisation, les droits de douane, les accords passés, etc., reléguant la démocratie en seul prétexte à captation de pouvoir, par les castes et les bureaucraties locales, nationales, internationales et multinationales.

La défiance repose sur des ressorts différents selon les cultures mais aboutit au même rejet. En France notre imaginaire collectif a été façonné par la Révolution et les luttes sociales violentes et violemment réprimées, mais, si l’on continue d’opposer l’outrance à l’outrance, alors nous ne ferons qu’alimenter une mécanique de haine, là où il nous faut reconstruire éternellement l’unité. 

Le progrès n'étant pas le problème mais son accélération réduisant la perspective à l’immédiateté, notre société se réduit peu à peu à la civilisation du poisson rouge, qui n’a plus de mémoire et peu de vision. 

Chaque coup d’éclat vient balayer le précédent en les intégrant à la consommation événementielle d'une forme de communisme des affects simultanés. Tout pouvoir trouve son intérêt à confondre la contestation dont il fait l’objet avec la contestation des institutions et des règles du jeu démocratique elles-mêmes...

Si l’on veut bien, distinguer ce qui relève du structurel ou du conjoncturel, ce qui tient à la nature humaine, aux tensions éternelles entre individu et collectif, entre verticalité et horizontalité,  doit par principe distinguer les symptômes de la maladie, en se référant à l’histoire et aux crises de représentation et crises du pouvoir dont elle regorge. Toutes les formes de pouvoir ont été contestées à des périodes de mutation culturelle et de pression populaire. 

La guerre des religions que l’Europe a connue après la Révolution luthérienne, a finit par accoucher de sociétés pluralistes... Plus près de nous, l’histoire constitutionnelle française de ces 2 derniers siècles, montre l'instabilité considérable et des mutations permanentes. La fin d’un système institutionnel n’est pas la fin de l’histoire politique, c’est simplement une étape qui emboite le pas des transitions en cours.




Le Président du Sénat, Gérard Larcher s'est récemment inquiété à juste titre, de la relégation et de la dévitalisation des territoires. Cette réalité est parfaitement expliquée par la rupture des solidarités entre les métropoles et le monde rural, documentée par bon nombre de sociologues et de géographes. Gérard Larcher s’est aussi inquiété de la recentralisation à l’œuvre depuis une dizaine d’années dans notre pays. Au nom de ce qu’il perçoit dans le pays, il plaide pour rapprocher le pouvoir du peuple, parfaitement exprimé dans tous les mouvements récents. Le rejet actuel des élites politiques n’est probablement pas synonyme de rejet démocratique, mais pour les Gilets jaunes comme pour d’autres, c'est le rejet de ce qui est perçu comme une confiscation de la démocratie par l’élite. 

Si seulement 10% des Français font encore confiance aux Partis politiques, il faut peut-être y voir la déconstruction annoncée de l’Union européenne. 

On a vendu aux peuples un idéal d'union européenne qui se solde en une Europe fractionnée en trois blocs de culture chrétienne: 

1/ le Nord luthérien, civique et organisé, prospère et regardant vers le grand Ouest, 

2/ l’Est orthodoxe, toujours profondément marqué par 20 ans de crises nationales et socialistes, puis plus de 60 ans de totalitarisme soviétique, 

3/ les pays du sud catholique, dont la France, incapables de gérer leur dette, leur Etat-providence, et surtout leur propre politique nationale conditionnée par le rapport au monde méditerranéen et au Grand sud. 

Une Europe sans puissance militaire, sans unité diplomatique, sans projet d’avenir, tremblante face aux diktats douaniers de Trump, n’existe qu’à travers les directives bureaucratiques de l'Europe de Bruxelles encore plus affaiblie par le départ des Anglais. 

L'Europe n'est pas une plaque tectonique inerte mais un kaléidoscope culturel complexe des peuples Euro-paysans qui la constituent. Encore faudrait-il avoir de la considération pour ces notions qu'un remaillage territorial pourrait remettre en valeur, en apportant l'apaisement et en dynamisant l'économie locale profitant à chaque territoire. 

Oublier de reconnaitre la singularité des peuples, c'est les contraindre au replis sur eux-mêmes.   


Refonder la démocratie, refonder les partis qui structurent les débats est forcément une nécessité. En démocratie, le représentant représente les représentés et il n’est pas l’avant garde éclairée du peuple qui ferait le bonheur du peuple malgré le peuple et ce que nous vivons, à quelque échelle que ce soit, locale ou globale, est une crise de la représentation face à l'augmentation démographique.

Cela oblige à repenser la place des citoyens dans les architectures institutionnelles, ce qui n’est pas pour autant suffisant. Droite / gauche, les citoyens ont vécu très rapidement l’effacement des alternatives politiques par les mots qui ont été dévalués, à mesure que la politique reculait et que le rôle de l’Etat de droit consistant à tisser les liens s’est délité.

La post politique s'installe avec l’effondrement  climatique et environnemental qui oblige à repenser nombre de nos institutions cardinales régissant la propriété et le commun, avec notre modèle économique qui se heurte à la vision millénariste de la finitude du monde et au changement de paradigme avec l'enterrement du contrat social. 

Le populisme a la part belle un peu partout et le pourrissement pandémique des démocraties européennes pourrait se poursuivre notamment sous les regards intéressés des Trump et Poutine, voire de leurs successeurs. 

La lecture à l'échelle des grandes puissances permet d'entendre le bruit du monde, dont l'écho pourrait inspirer les territoires de proximité, dont le salut dépend de leur autonomie alimentaire et énergétique, faute de se voir aspirés dans l'aquabonisme consumériste généralisé.


En Médoc plus qu'ailleurs, l'expérience est possible et le défit est relevable, encore faut-il que la conscience de politique locale soit entretenue et nourrie. 

En Médoc, en France comme en Europe, nous sommes tous interdépendants des liens que nous tissons depuis nos identités respectives, chevilles ouvrières d'une Europe forte sur la scène internationale, bâtie par l'assemblage des identités culturelles des peuples Euro-Paysans. 


ICI COM'AILLEURS, très prochainement, nous allons devoir réfléchir au choix que nous allons devoir faire pour le devenir de notre ville de Lesparre-Médoc, particulièrement liée à son territoire, puis nous aurons à nous exprimer en nombre pour maintenir les principes démocratiques, afin que nous puissions en assumer le résultat, quel qu’il soit et sans regrets inutiles.


Jean-Pierre Alcouffe pour Autrement La Ville 

samedi 25 janvier 2020

Les chemins de la République


N’ayons pas peur, faisons notre choix, exprimons le en votant et assumons le en arrêtant de nous plaindre.

Trop de femmes et d’hommes politiques se sont brûlés les ailes à l’exercice de la médiatisation. A trop vouloir être populaire, conduit immanquablement à une forme nouvelle de populisme. Il n'est désormais question que de séduire et d’exister dans le bruit médiatique ambiant, bien plus que de défendre des idées. En se précipitant sur les plateaux de télévision pour participer à des émissions de divertissement, en acceptant de bonne grâce d’être moqués, les politiques espèrent se montrer sympathiques au public en se pliant à l’exercice de l’autodérision, ce qui ne contribue malheureusement qu'à rabaisser l’engagement politique au plan de la société du spectacle. 

Un responsable politique doit avant tout être efficace et compétent, nonobstant sa personnalité perçue de façon plus ou moins sympathique et avenante. Une personne en responsabilité politique, forte d’avoir pu susciter de par son engagement, la confiance de ses électeurs, se doit de communiquer pour bien remplir sa mission, mais pas au point d’être médiatiquement connu pour ses choix dans sa vie personnelle, préférences musicales, littéraires ou sportives. Le travail au service de l’action publique, souvent austère et quasi sacerdotal, ne requière pas les talents de comédien ou de clown, les responsables politiques n’appartenant pas pour autant à une classe à part. Ce sont des Français parmi les Français, de toutes les provinces, de tous les métiers et de tous les horizons, chacun venu avec son bagage, sa famille et son histoire, tous sortis du rang pour servir la collectivité et défendre leurs idéaux, sans être rattachés à un syndicat ou une corporation. En république, les serviteurs de l’État et du service du peuple ne font qu’un, agissant au nom des concitoyens, dans le cadre d’un mandat accordé par des électeurs, qui n’attendent pas qu’ils s’inclinent mais qu'ils assument avec lucidité, la prise en charge des affaires de la cité.

Sur ces principes, n’ayons donc pas peur d’établir nos choix, de telle sorte que nous puissions voter pour des lois et non pour des maîtres et encore moins pour des clowns. 

N’ayons pas peur, votons et plus tard, ne nous plaignons pas, car nous n'avons que les hommes et les femmes politiques que nous avons choisis et que par conséquent nous méritons tous, ceux qui ont voté, satisfaits ou regrettant de s’être trompés, ceux qui se sont abstenus et qui s’abstiendront encore sans s’abstenir de commentaires et enfin, ceux qui ont combattus mais qui n’ont pas été assez fort pour obtenir la majorité des suffrages. 

Ne nous plaignons pas, car les élus font ce que nous leur permettons de faire et bien plus encore lorsque nous sommes divisés, comme cet éternel peuple de chefs gaulois, dont Jules César aimait tant vanter la bravoure pour mieux valoriser ses propres victoires.   

En France, chacun estime avoir un droit de tirage sur l’État qui serait donc conduit à tort par d’autres. Chacun a en réserve sa propre solution aux problèmes de l’heure, sauf que dans les reproches que nous adressons à nos politiques, une bonne partie revient interroger nos consciences et nos comportements de citoyens de la société de l’égoïsme sacré, cultivant le chacun pour soi et le rien pour les autres. Notre société subi entre autres dérégulations, les incivilités issues de la même source que celle de l'individualisme et du matérialisme, là où les droits et les devoirs ne sont plus en échanges équilibrés. 

Alors, on fait confiance aux médias, confectionneurs des sondages qui, tout en présentant de vrais résultats dans la plupart des cas, finissent par orienter et impacter l’opinion par l’effet de récurrence des diffusions. Gouverner par les sondages, c’est comme un hypocondriaque qui prend sa température tous les matins, il entretient son inquiétude mais ne se soigne pas pour autant. 

Ainsi, la démocratie d’opinion fait des ravages, débouchant sur des lois de circonstances, démagogiques et émotionnelles, inspirées par les faits divers de l’actualité, une forme de communisme des affects simultanés, sans prise sur le monde réel, avec comme exemple récent, le "Grand Débat national" en guise d'hyper thermomètre.

La démocratie d’opinion va aussi au-devant d’une démocratie des réseaux sociaux, qui n’en est pas une car elle assure la  diffusion  massive d’informations non traitées par des journalistes, non  vérifiées, non triées et qui prennent souvent la forme de lieux communs et d’idées reçues, exprimées avec véhémence et de façon péremptoire, quand elles ne reposent pas purement et simplement sur des fake news, rumeurs et calomnies s’y propageant à la vitesse accélérée. 

Internet a propulsé le café du commerce à l'échelle de la démesure de la mondialisation mais, ce qui est du domaine de la politique de la France ne peut utilement et démocratiquement être débattue qu'au Parlement. Les réseaux sociaux fournissent certes de nouveaux instruments d’expressions et de récoltes d’information, mais pas au point de déconstruire par la cacophonie, les principes fondamentaux d’une société démocratique, fondée sur la représentation et la délibération, la loi ne pouvant être dictée par les réseaux sociaux, dont les acteurs ne représentent in finé qu’eux-mêmes. 

La loi doit être faite par les représentants. Les représentés doivent être prioritairement intéressés plus par les lois que par les représentants. Cela ne dispense pas pour autant ces élus représentants, de prendre en considération les différences d’opinion et de s’en inspirer, dans les règles qui doivent être respectées pour pouvoir légiférer.

Un parlementaire ne peut pas accepter d’être traité comme un commis, que ce soit par son parti ou par ses électeurs, comme il ne peut être l’exécutant servile d’une prétendue volonté générale révélée par les sondages, sous prétexte que les Français voudraient ceci ou rejetteraient cela. Chacun peut s’exprimer en France, mais personne d’autre que celles et ceux qu’ils ont élus n’a le droit de parler en leur nom et qui ne peut être réduit à des chiffres, dictés par un grand corps sondagier anonyme, mû par une mécanique sans âme. Qui mieux qu’un élu pourrait parler au nom de tous ces Français, qui s’expriment jour après jour dans nos permanences et partout où ils se retrouvent dans les manifestations de la vie locale ? Quand discussion il y a, l’exercice s’avère souvent réduit à répondre par oui ou par non à des questions binaires qui ne se poseraient pas spontanément. 

Les troubles apportent toute la complexité des êtres de chair et de sang qui les animent. Ce ne sont pas des « sondés » mais des hommes et des femmes de tout âge et de tout métier, pris dans la trame de leur propre vie, forcément singulière. Ils ne sont pas rangés en catégories socioprofessionnelles, ils s'appellent chacun par leur nom. 

Cependant, un parlementaire ne peut pas être le relais de tout ce qui est contre, de tout ce qui ne veut rien changer. S’il se montre ouvert à tous les vents, prenant au vol les idées les plus contradictoires, se soumettant à la coalition hétéroclite des mécontents et des donneurs de leçons, alors c’est un bouchon flottant à la surface de l’eau, ou une simple courroie de transmission. N’oublions pas les leçons de nos anciens. La Constitution dit que « Tout mandat impératif est nul » et elle a raison. 

De plus en plus, les parlementaires sont sommés de devenir une sorte de miroir des Français. Ils devraient ainsi ressembler à leurs électeurs dans toutes leurs diversités, et chercher à faire ce qu’on leur demande, et non ce qu’eux-mêmes croient juste. Cela peut paraître naturel en démocratie mais il faut se méfier des apparences, car cela peut aussi se révéler dangereux pour l’intérêt général.

D’après des extraits de "Les Chemins de la République"de Philippe Bas 
(Président de la Commission des Lois constitutionnelles du Sénat), 
publié aux éditions Odile Jacob


A Lesparre com’ailleurs, ne nous plaignons pas, 
nous aurons toujours les élus que nous méritons, 
nous serons toujours responsables de nos choix, 

pour ceux qui regrettent aujourd’hui 
de s’être trompés hier,  

pour ceux qui se sont abstenus 
et qui s’abstiendront encore, 

comme pour ceux qui ont combattu 
et qui n’ont pas été assez forts,  

ne nous plaignons pas 
de l’expression de nos faiblesses 
et plutôt que de toujours choisir entre 
ce qui nous arrange et ce qui nous ressemble, 
 n’ayons pas peur de choisir ce qu’il nous faut, 
pour permettre à Lesparre-Médoc  
d’accéder à son destin de Capitale du Médoc, 
avec une politique Agri-Culturelle de la ville,  
pour plus d'autonomie, 
Alimentaire, Economique et Culturelle, 
pour que ses habitants et plus largement 
l’ensemble des médocains,  
ne soient plus stigmatisés et humiliés 
comme des moins que rien.



La notion d’autonomie alimentaire a été un sujet  
discuté au sénat le 12 décembre 2019.



https://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppr18-588.html 


Jean-Pierre Alcouffe pour Autrement La Ville 

  


samedi 11 janvier 2020

AUTREMENT LA VILLE 2020 / Pré-Programme




Lesparre-Médoc, 
Capitale Agri - Culturelle du Médoc

Amorce de programme en 3 points clés

1/ Lesparre - Epicentre 

Notre lien à la terre,
pour une meilleure autonomie alimentaire

Priorité en centre ville aux commerces de bouche et aux produits locaux issus de l'agriculture raisonnée à prix raisonnables

Mail de marché permanent en passage couvert en coeur de ville: regroupement d'échoppes d'offre de produits alimentaires de première nécessité en circuit court

Réhabilitation de l'habitat coordonnée à l'offre commerçante attractive en centre ville 

2/ Lesparre - Mobilité

Notre lien au territoire,
pour une meilleure autonomie énergétique 

Réaménagement du plan de circulation existant et des aires de stationnements, alternativement à un contournement coûteux

Mise en place d'un réseau communal de mini bus électriques en navettes gratuites desservant l'ensemble des secteurs de la commune, Plassan, Conneau, Uch, Canquillac, les Marceaux et Saint Trélody

Optimisation de la couverture numérique haut débit  

3/ Lesparre - La Gare

Notre lien au monde,
pour une réelle identité culturelle

Un à deux aller / retour semi-direct par jour vers la Métropole

Notre Gare valorisée en station contemporaine et attractive

Notre Gare et son quartier optimisés en Pôle d'accueil incontournable pour la ville et son territoire

3 point essentiels et structurants
pour vivre autrement
notre ville au quotidien

Parlons en ensemble
tous les samedis de 9h à 13h
à la permanence du 48 rue JJ Rousseau


Préfiguration des 3 tracets de transport en commun gratuit, 
couvrant le territoire communal
Lesparre-Médoc,
 Capitale Agri - Culturelle du Médoc


SECURITE & ENVIRONNEMENT

Lesparre - Voirie

Remise en état des trottoirs communaux et du réseau voirie

Parcours piétonniers et vélos en circuit continu pour personnes à mobilité réduite. Avec le budget du contournement, on pourrait créer un réseau de pistes cyclables de plus de 200 Km !

Réaménagement de la signalisation adaptée aux parcours piétonniers, vélos, et circuits de minibus électriques gratuits.

Sécurisation de nuit / adaptation de l'éclairage public en fonction du lieu d'implantation.

Sécurisation des entrées et sorties pour l'ensemble des établissements scolaires. 

Optimisation des sens de circulation et places de parkings.

Lesparre - Aménagements 

Déviation de la circulation Poids Lourds via la route des lacs.

Création d'un parking couvert et sécurisé, réservé en priorité aux riverains du centre ville.

Enfouissement des câbles et réseaux résiduels des façades sur rues.

Aménagement paysager des Cours du Général de Gaulle et Cours du Maréchal Leclerc, plantation d'arbres d'une même essence en alignement colonnades allant jusqu'à la Gare.

Appel à projet architectural pour la création d'une fontaine Place Gambetta.

Stabilisation des anciens abattoirs et regroupement des services techniques en un lieu mieux adapté.

Abandon du projet éolien, incompatible avec la charte du PNR 

Lesparre - Sécurité 

Développement du réseau de vidéo surveillance sur l'ensemble du territoire communal: 
Lesparre / Saint Trélody / Plassan / Conneau / Uch / Canquillac / Les Marceaux 

Doublement des effectifs de Police municipale et adaptation des équipements. Formation et armement des Policiers. 

Service de veille / Permanence H24 à porter à l'échelle de la CDC.

Animations   &   équipements culturels 

Les Lesparries 

4 saisons en Médoc, 
4 temps forts depuis Lesparre-Médoc

L'été: Programme des festivités lesparraines du 14 juillet au 15 août, organisées par un comité des fêtes centralisateur de l'ensemble des associations, foire aux vins des 8 appellations du Médoc, foire aux bestiaux, les Médiévales, festival de jazz, super loto, spectacles...
Mise à l'honneur des associations locales, autour du thème annuel des échanges culturels avec une région invitée.

L'automne: L'Aucat, grand repas partagé des fêtes de fin de vendanges, en table commune, rue Gramond à la St Hubert, Saint patron des chasseurs et des forestiers.

L'Hiver: Le Marché de Noël, en coeur de ville, organisé en concertation avec l'ensemble des commerçants.

Le Printemps: La Foire du Médoc, à l'hippodrome de La Bécade, grande fête foraine de Pâques, foire d'exposition des machines agricoles et du matériel de plein air.  

Le Rhizome 

Reconversion de l'ancien centre des impôts en complexe culturel majeur à l'échelle du Médoc:
-Création d'une salle polyvalente 
-Maison des associations 
-Médiathèque
-Ateliers d'activités pluridisciplinaires 
-Espace d'expositions permanentes & lieu de convivialité 
-Salle de conférence & Campus universitaire connecté 

L'offre CIMEMA

Quel film ? Quel cinéma ? A quelle heure ?

Création d'une plateforme numérique en application gratuite, dédiée à l'ensemble des salles de cinéma du Médoc:

Lesparre // Pauillac // Soulac // Hourtin // Carcans // Lacanau // LePian-Médoc


autres volets du programme à venir AUTREMENT LA VILLE / LESPARRE 2020: 
FISCALITE / BUDGET / FINANCES
ECONOMIE / DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE  
ENVIRONNEMENT /
RESEAU ASSOCIATIF & SES BENEVOLES
EQUIPEMENT
TOURISME 
PATRIMOINE  

Bureau de campagne: 48 rue Jean-Jacques Rousseau / 33340 LESPARRE-MEDOC

Jean-Pierre Alcouffe pour ALV