mercredi 20 mars 2019

Zone d'équilibre de la grappe

Pour trouver l'équilibre d'une zone qui pèse Epsilon, 
l'Intercommunalité se met au composite du cluster médocain.


Avec deux mille vins en perspective, 
il s'agirait donc de récolter au moins une grappe.

   
Cluster et Zone économique à Gaillan: "On n’a pas de proposition concrète d’installation d’entreprise"
A LA UNE GAILLAN-EN-MÉDOC Publié le 19/03/2019 à 14h54 par Julien Lestage.

Le cluster Médocain, qui est présidé par Stéphane Lull et Jean-Brice-Henry, le vice-président, devra d’abord attendre que le projet de zone d’équilibre aboutisse

Rappelons que le commissaire enquêteur vient de donner un avis négatif  à l’enquête publique environnementale préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) des travaux de réalisation de cette zone d’activité. 

Aujourd’hui, les élus de Médoc Cœur de Presqu’île, qui sont en charge de ce dossier, vont devoir se remettre autour de la table avec les services de l’État pour retravailler leur copie.

"Cluster" est un mot anglais qui signifie en français, 
le regroupement d'entreprises en bloc,
en grappe industrielle ou économique,
évoluant dans un même secteur d'activité.

Le concept du Cluster a été établi par Joseph Schumpeter (1883-1950) en observant l'évolution des cycles industriels  conditionnés par une innovation majeure, génératrice d'économie dans une première phase de croissance et créatrice d'emplois, suivie d'une deuxième phase de dépression où les innovations chassent les entreprises obsolètes en provocant la destruction du bassin d'emploi initialement créé. Joseph Schumpeter s'inspira d'Henry Ford comme entrepreneur modèle pour sa description.  

En plaçant le progrès technique au coeur de l'économie, les entreprises se structurent en grappes ou essaims d'activités autour d'une innovation majeure, avant de subir l'émergence d'une innovation de rupture, due au progrès technique ou scientifique.  


... suite de A LA UNE GAILLAN-EN-MÉDOC Publié le 19/03/2019 à 14h54 par Julien Lestage.


La création d’un cluster d’entreprises annoncé par la CdC Médoc Coeur de Presqu’île est un groupe de réflexion composé d’entrepreneurs du territoire. Il a pour objectif de développer la filière composite en Médoc. Il faudra être attractif pour attirer de nouvelles entreprises.

Jean-Brice Henry, le président de la CdC Médoc Cœur de Presqu’île, précise que le cluster d’entreprises, qui s’est créé en lien avec le projet de création d’une  zone d’équilibre économique à Gaillan, est composé de 17 entreprises déjà installées dans le Médoc.


Le cluster, qui est une association ayant  pour ambition de développer la filière des matériaux composites sur le territoire de la presqu’île et d’animer la zone d’équilibre à l’état de projet, "n’a pas encore reçu de propositions concrètes d’installation d’entreprise" dans la zone pressentie. "Il y a simplement des pistes évoquées" indique le président de la CdC.

Le maire, Bernard Guiraud, ne digère toujours pas le rapport du commissaire enquêteur sur la zone d’équilibre de Gaillan.

ICI COM'AILLEURS, 
certains persistent à chausser les lunettes occultantes, 
en confondant innovation et bassin d'emploi, 
en instrumentalisant progrès et modernité,
en croyant que l'on pourra toujours 
prendre les vessies pour des lanternes.
jpa pour ALV 
autrementlaville@lesparre-medoc.info

samedi 2 mars 2019

Véhicules électriques / Le coût de la conversion

RAPPORT PARLEMENTAIRE


le coût exorbitant de la conversion aux véhicules électriques


Un récent rapport parlementaire vient de révéler le coût exorbitant de la conversion aux véhicules électriques impliquant à l'horizon 2040, la fin des moteurs thermiques, essence / diesel et les ressources fiscales associées, le tout estimé à des centaines de milliards d'euros sur les vingts ans à venir.



Cet engagement vise à obtenir une forte réduction des émissions de CO2, divisées par 5 d'ici 2040 selon l'OPECST, organisme chargé de l'étude des différentes options technologiques pour permettre l'arrêt de commercialisation des véhicules essences où diesel d'ici 2040, mesure prise par le gouvernement dans le cadre des engagements de l'accord de Paris en 2015 lors de la COP XXI.

Le plus gros impact financier provient de la disparition progressive des taxes sur les produits pétroliers face à l'essor des véhicules électriques et hybrides (38 milliards d'euros en 2019), recettes alimentant les budgets de l'Etat comme ceux des collectivités territoriales. Les organismes de recherches en charge des évaluations de coûts liés à la mise en place de nouvelles infrastructures, notamment pour la recharge des véhicules sont estimés entre 30 et 110 milliards d'euros. 

A l'heure du Grand débat national, de la préoccupation climatique induisant les mesures à prendre en faveur de la transition écologique, les conclusions de ce rapport parlementaire vont donc susciter de nombreux débats et permettre d'interroger les années à venir sur la question du financement. 


Les parlementaires recommandent de "protéger le marché européen des batteries" face aux pays asiatiques. Les pouvoirs publics sont également encouragés à renforcer la recherche et développement envers les points de recharges tout en soutenant financièrement l'attractivité du marché des véhicules électriques.



D'un point de vu éthique et environnemental, le monde 100 % véhicule électrique devra faire face à de nouveaux questionnements avec une demande de lithium multipliée par trente et celle de cobalt par vingt. 

Pour y répondre, les mines manquent et la Chine, dont les ambitions dans la voiture électrique sont immenses, détient plus de 20 % des réserves de lithium et contrôle 90 % de la production de terres rares. 

Cela ne l'empêche pas d'investir massivement dans des mines à travers le monde pour assurer son approvisionnement, comme stratégiquement les US ont pu le faire pour le pétrole. 

La Chine investi massivement au Congo, où se trouve les plus grands gisements de cobalt de la planète. 


La transition technologique visant à la disparition du moteur thermique au profit de l'électrique risque donc d'être d'une part très coûteuse pour l'Etat et par ailleurs, un des enjeux géopolitiques majeurs des décennies à venir.

ICI COM'AILLEURS, 
nous devons renouer autant que possible, 
avec l'autonomie sous toute ses formes 
et en priorité, 
l'autonomie alimentaire locavore, 
au centre de nos réflexions 

jpa pour ALV / autrementlaville@lesparre-medoc.info

  

mercredi 13 février 2019

Déconsommation en cours

Déconsommation généralisée, 
sauf dans l'alimentaire Made in France, 
indépendamment des effets Gilets Jaunes.




La forte baisse de fréquentation des magasins constatée par les organisations professionnelles du commerce s'inscrit dans une profonde régression de la consommation des ménages. Les manifestations des Gilets jaunes ont évidemment freiné l’activité commerciale des derniers mois qui n'a pas été pour autant compensée par le développement du e. commerce. La déconsommation est constatée dans l'ensemble des secteurs de la distribution, équipement de la maison, textile, chaussure, produits d'entretien, ..., sauf dans l'alimentaire estampillé Made in France. 
La fédération Procos qui regroupe 260 enseignes principalement dans les centres commerciaux, constate la baisse des ventes de 7 % en novembre et de 4 % en décembre, représentant en moyenne pour cette période de l'année, plus de 10 % du chiffre d'affaires annuel.  

Pour les villes moyennes avec généralement une activité commerciale en périphérie, impliquant la dépendance de mobilité liée à l'utilisation de la voiture individuelle, les commerçants ont vu leur situation financière se dégrader un peu plus, comme pour ceux des centres de grandes villes directement exposés aux manifestations du samedi. La fréquentation de la clientèle s’est effondrée généralement de 10 à 25 % sur l'ensemble des grands pôles de consommation, y compris pour la période des soldes des premières semaines de janvier et les sites internet du e.commerce n’ont pas récupéré de surplus d'activité.



La plupart des enseignes réduisent leurs projets d’investissement, beaucoup abandonnent certains points de vente, négocient la baisse des loyers auprès des foncières qui possèdent les murs des centres commerciaux où bon nombre d'espaces se libèrent indépendamment des prix qui sont en tendance baissière.
Le coup de gel provoqué par le mouvement des Gilets jaunes est d'autant plus révélateur qu'il pose la question du pouvoir d’achat à l'ensemble des consommateurs y compris ceux de la classe moyenne. 
Le ralentissement de fréquentation des centres commerciaux a été amorcé bien avant les mouvements sociaux de ces derniers mois. 
Il y a plus de 5 ans, après les contrecoups de la crise financière de 2008, la fréquentation des magasins a baissé de 4% en moyenne chaque année. Cette tendance a été masquée par la nouveauté des ventes à distance sur internet, qui n'est en réalité que profitable à quelques grandes enseignes du secteur comme Amazon, Cdiscount etc., ne redressant pas pour autant les chiffres de la consommation.



Les analystes révèlent clairement la stagnation des pouvoirs d’achat, soit la baisse du pouvoir de dépenser inversement proportionnelles aux dépenses contraintes des loyers, impôts, taxes et abonnements fixes de toute sorte. 
La déconsommation structurelle s'installe pour la plupart des familles et dans tous les secteurs sauf sur deux créneaux :
1: les biens alimentaires. Toutes les chaines de la grande distribution ont enregistré une hausse de chiffres d’affaires sur les produits alimentaires de qualité et souvent bio.
2: le made in France. L’ensemble de la distribution note une préférence pour l’acquisition de produits franco-francais, même si le prix est plus élevé qu’un produit identique importé. L'agro-alimentaire des marques locales ou régionales développent le LOCAVORE en véhiculant l'image gage de qualité et d'identité, réaction que l'on retrouve au plan national dans l’équipement de la maison, le prêt à porter et l‘automobile.
L'installation durable de ce phénomène marque la transition des modes de consommation dont les offres sont de plus en plus analysées par le consommateur à l'aulne de la qualité, de l'origine et des méthodes de fabrication. L’impact environnemental qui laissait le consommateur relativement indiffèrent il y a encore 5 ans, constitue aujourd'hui un critère de choix primordial pour la grande partie des consommateurs plutôt chez les jeunes, les femmes, et pas spécialement les plus aisés.
La tendance à la déconsommation s'est démarginalisée du phénomène de boboïsation en s'installant comme un phénomène de société en mutation, capable d'envoyer un message clair aux industriels et aux distributeurs.


ICI COM'AILLEURS, il est grand temps 
de reprendre collectivement conscience 
de notre capacité à récupérer 
notre autonomie alimentaire, 
dont on nous a peu à peu dépossédé, 
en nous apprenant à pousser 
la voiture sans moteur vers la caisse.

jpa pour ALV

samedi 2 février 2019

Plaidoyer / Domaine de Nodris


Monsieur le Président de la Communauté de Commune 
Médoc Coeur de Presqu’île, 
Mesdames les Conseillères, Messieurs les Conseillers, 




Par ma voix et au nom du groupe ALV "Autrement La Ville", je viens humblement vous interroger sur les décisions que nous aurons à prendre prochainement, engageant nos votes, en tant que représentants de nos concitoyens représentés, dans le contexte républicain et démocratique de nos institutions. Ce plaidoyer est d’autant plus motivé, qu’il s’inscrit dans les prises de conscience qui nous animent tous en cet épisode majeur de notre histoire française que nous vivons en direct. 

Suite au compte rendu N° 18 de la réunion informelle du conseil communautaire du 10 décembre 2018, permettez que nous reprenions point par point ce qui est énoncé, à propos du projet d’acquisition du Domaine de Nodris et des objectifs politiques proposés dans le cadre de l’élaboration du projet culturel et artistique communautaire:


Soutenir, Valoriser, Promouvoir et Développer l’existant:

actions “Projecteurs” / 

Quels exemples ont été élaborés pour soutenir cette formule? 

En quoi le site de Nodris serait-il particulièrement vecteur de ces actions? 

actions de rayonnement communautaire / 

De quelle nature de rayonnement est-il question? 

Rayonnement des événements ou rayonnement de l’identité MEDOC? 

Quels exemples ont été évoqués pour soutenir cette formule?

apport de nouvelles propositions / 

Pourquoi réduire l’esprit d'innovation aux contraintes d'un lieu, là où une réflexion menée librement dans le contexte d’une commission, serait probablement plus fructifiante pour un projet culturel d’envergure?

mutualiser les équipements techniques / 

En quoi le choix de ce lieu favorise t-il plus qu’ailleurs cette pratique de bon sens?


Favoriser la cohérence et la lisibilité:  

création d’un outil de suivi partagé / 

Quelle qualité particulière du Domaine de Nodris soutien cette ambition? 

aider à l’élargissement du réseau des acteurs / 

En quoi ce lieu peut-il plus qu’ailleurs aider à cette action en rhizome? 


 Agir pour l’égalité d’accès:

rapprocher les publics les plus éloignés / 

De quel éloignement parle-t-on? 

Celui qui ne peut être résolu que par des déplacements en voiture?
                                                                                                                                                        Personne ne pouvant s’y rendre en circulation douce ou en transport en commun, la pluralité des publics ne sera donc pas particulièrement rapprochée à cet endroit. 

pluralité des formes et des genres / 

Il serait peut-être plus judicieux de définir en priorité l'identité forte du projet. 

L’ associer dans un second temps à un lieu, impliquera en temps utiles, la pluralité des formes et des genres.

travailler sur la mobilité 

Si telle est l'intention, pourquoi choisir l’isolement? 

Pourquoi ne pas être en synergie avec la ville et se renforcer réciproquement? 

veiller à l’accessibilité financière 

Cet engagement n'aura que la vertu de chercher à compenser les frais individuellement subis par des visiteurs accédant à un lieu isolé. 


Eveiller et Former:

favoriser l'ouverture culturelle et l'esprit critique /

En quoi cette formule serait-elle soutenable à Nodris plus qu’ailleurs?

favoriser la pratique de tous /
                                                                                                                                                    Une fois de plus, pour qu’un lieu suscite l’intérêt du plus grand nombre, encore faut-il qu’il soit rendu accessible par la pluralité des moyens d'accès. 

accompagner les parcours artistiques et culturels / 

Par quels accompagnants? 

Forcément, des intervenants qui s’y déplaceront … uniquement en voiture … ce qui nous éloigne des perspectives de transition environnementale, de fluidité des déplacements pour d’éventuels intervenants, pouvant venir notamment de Bordeaux et directement par le rail. 

formation aux différents métiers d’action culturelle et artistique / 

L’éloignement de la gare sera un handicap en temps et argent pour les stagiaires d’ici ou d’ailleurs, comme pour les formateurs. 


Contribuer à l’attractivité du MEDOC:

favoriser le rayonnement élargi 

Plus on élargit l’ambition du rayonnement, plus la pluralité des moyens d’accès est indispensable, l’unique accessibilité par réseau routier ne pouvant prétendre à satisfaire le rayonnement élargi. 

soutenir les projets innovants / 

En quoi ce lieu peut-il motiver les projets novateurs plus qu’ailleurs?

L’innovation est une question de stimulation entre des personnes échangeant sur des sujets communs, avant d’être une recherche d’espace disponible. 

rechercher l’identité culturelle et artistique du territoire / 

Il serait donc bon de commencer par ce travail là, à l’économie, simplement par le croisement des connaissances et des analyses raisonnées envers le territoire. 

Il n’y a donc pas besoin de s’imposer les contraintes d'un lieu pour cela. 

Ce n’est pas le décor qui fait le film, mais le scénario qui conditionne le choix d'un décor adéquat, comme le vin est fait dans l’ombre par le maître de chais. 

Le flacon porte l’étiquette du Château mais ce n’est pas la qualité bâtie du Château qui fait le vin. 

Autres réactions A.L.V. sur les commentaires du compte rendu n°18:

Si le projet consiste à prétendre à une vitrine du territoire, le premier travail consiste alors à établir un cahier des charges. Les diversités du territoire, en analyses pluridisciplinaires croisées, induiront le choix d’un responsable du projet culturel. Celui-ci serait alors en responsabilité de la recherche du lieu, géo-stratégiquement le plus adapté au projet. Les questions sur les prêts, locations, prestations et mutualisation de matériel sont en ce sens trop anticipées. Le lieu, celui-ci ou un autre, destiné à porter haut l’identité du Médocdoit être déterminé en fonction du projet établi. 

S’il doit être réellement question d’identité, 

il faut donc que l’ensemble des médocains de toute condition, 

puisse s'y reconnaitre, en partage avec des visiteurs de tout horizon,

découvrant une identité culturelle avérée, patrimoine commun où tout le monde 

peut y apprendre un peu plus sur soi et sur son rapport à l’autre.

Comment un festival de Reggae peut-il avoir sa place dans l'ambition d’une identité culturelle du MEDOC? Si nous ne voulons pas créer de polémique avec l’ensemble des arguments à charge et à décharge, il serait préférable de ne pas s’appuyer sur une manifestation éphémère. La pérennisation du festival pourrait donner au lieu son identité prédominante, les autres activités ou actions devenant alors bien accessoires au cours de l’année, en comparaison à une forte affluence sur 3 jours pour l'organisateur locataire...qui bénéficierait par ailleurs d’une option d’achat à 15 ans? ... obligeant donc au préalable à un débat d’intérêt général en parfaite transparence.

En revanche, lorsqu’il s’agit de s’interroger sur l’accueil des enfants, la réponse n’est qu'un nouvel aveu d’inexistence de projet puisque je cite: "Tout dépend du projet culturel”.

Quant aux prospectives d’exploitation qui nous sont présentées, je vous fais grâce de l’indécence des chiffres quels qu’ils soient, puisqu’ils ne sont en rien vérifiés par la moindre contre expertise. 

Dans la période actuelle caractérisée par la perte de confiance des citoyens envers leurs institutions et leurs représentants, j’en appelle à la raison en replaçant les investissements pour lesquels nous avons la responsabilité de décision et qui doit aujourd’hui plus encore, obéir à l'ordre des priorités.

Depuis la fermeture puis la destruction précipitée de la piscine Patrimoniale de Lesparre, nous ne remplissons plus le contrat régalien du programme des 1000 piscines, engagé sous la présidence du Général de Gaulle, consistant sur tout le territoire, à donner accès à l’apprentissage de la nage à l’ensemble des enfants de la république. Je vous rappelle qu’en Avril 2013, la ville et la CDC avaient voté la remise en état de l’existant, nécessitant un an de fermeture, décision remise en cause juste après l’échéance électorale de 2014, provoquant la fermeture définitive au profit d'un projet de parc aquatique, dont l’inauguration était promise pour janvier 2018. A ce jour, les travaux ne sont toujours pas engagés et depuis bientôt 5 ans, une génération d’enfants a été privée d'un service public de base, impactant de fait l’ensemble des familles.

Si l’on rajoute à cette priorité de piscine, la priorité du dossier de réhabilitation de la Gendarmerie, j’aurai du mal à croire chères et chers collègues, à l’heure où la violence sociale s’exprime en actes violents envers la République, que la majorité de nos votes persiste avec la frénésie qui semble s'être invitée dans le projet Nodris.

Chères et chers collègues, j’aurai du mal à croire que nous puissions collectivement réduire notre ambition pour le Médoc, à une simple acquisition immobilière prématurée, quand le projet culturel communautaire reste encore à définir, dans l’intérêt du rayonnement de notre territoire. 


Bien cordialement à toutes et à tous.

Charlotte Fargeot & le groupe "Autrement La Ville”

 
 
Charlotte Fargeot pour ALV







mercredi 23 janvier 2019

Tourne en rond / Avec ou sans rond point

Le développement urbain 

gelé pour au moins un an


Publié le  par Georges Rigal.







Pour la zone d’équilibre il y a eu une enquête publique pour une expropriation. Il a annoncé : « Nous avons eu un rapport à charge catastrophique. Je rappelle quand même que ce dossier était monté en partenariat avec les services de la sous-préfecture… C’est relativement très grave d’en arriver là. C’est un projet avec 150 à 200 emplois dans quelques années… On va continuer à se battre mais la situation est assez compliquée ».

Pour la piscine, « nous avons travaillé pour monter un projet qui est sorti au point de vue subventions nationales premier ou deuxième d’Aquitaine et ce n’est pas passé. Nous ne comprenons pas tout. Cette piscine, il est impensable qu’elle ne se fasse pas. Les financements on va aller les rechercher. C’est une déception de fin d’année assez forte ». 

Débat républicain 

Il en est venu à la situation nationale en expliquant que les maires ont la responsabilité d’organiser le débat républicain. Ils ne sont pas dans l’obligation d’en être les initiateurs, mais sont invités fortement à les favoriser. Il est également fortement recommandé qu’il y ait un médiateur pour animer ces débats, ce n’est pas le maire qui le fera. Une liste est disponible au niveau de l’association des maires de Gironde pour ceux qui en feront la demande.





A l'heure du débat participatif par la mise en place du RIC, il est bon de rappeler que les fissures qui apparaissent ne sont que les conséquences des bonnes vieilles pratiques de démocratures locales, de ceux qui ont décidé au nom de la collectivité et à nos frais, de mettre en oeuvre en priorité une entrée de ville censée la rendre plus désirable, sans pour autant s'inquiéter de la désertification chronique de son centre, les mêmes que ceux qui ont décidé de détruire précipitamment la piscine municipale à caractère patrimonial, en promettant son remplacement par un parc aquatique, sans se garantir de l'obtention du budget pour sa réalisation, les mêmes que ceux qui ont instrumentalisé l’ancien Palais de Justice, seul bâtiment d'autorité républicaine du nord Médoc en le réquisitionnant dans un geste liberticide en garage à associations, opportunément en période pré-électorale, les mêmes que ceux qui espèrent vivement que les anciens abattoirs subiront prochainement une grande tempête, pour qu’ils puissent s’écrouler définitivement et qu’ils disparaissent naturellement du paysage patrimonial local, les mêmes que ceux qui auront réussi à revendre péniblement les bâtiments de la congrégation au tiers du prix acheté 8 ans auparavant, les mêmes enfin qui s’apprêtent à faire acquérir par la CDC, le domaine de Nodris pour stériliser la culture du Médoc en la réduisant à feu doux une fois l'an à un pèlerinage jamaïcain … 

Ici comme ailleurs et peut-être parfois plus qu'ailleurs, le déconstructivisme touche à sa fin faute de moyens, les territoires dits périphériques font le constat amer des illusions perdues, des promesses non tenues de l’hyperconsumérisme et de la fin de l'état Papa. 

Nous allons devoir réinventer ensemble ce que nous avons égaré négligemment en chemin, le bon sens des valeurs élémentaires héritières de l’interdépendance locale humanisante. 

Par la nécessité d'autonomisation alimentaire, 
les territoires qui le pourront, 

ceux qui disposeront encore de leurs terres, 
vont de nouveau accéder à l'essentiel:

redevenir

BATISSEURS DE LEUR HISTOIRE

EN CULTIVANT LEURS RACINES. 


A l’heure où l’on fera les procès des casseurs des dernières semaines, il serait bon de considérer sur un autre plan, nos responsabilités en ayant collectivement cautionné sur le temps long et sous toutes les bannières, les déconstructeurs de nos territoires matériels et immatériels, ceux qui ont pourtant été élus pour les défendre et non pour les brader à vil prix, en zones de déséquilibre dont on ne saura plus que faire dès demain matin.

jpa pour ALV 


lundi 7 janvier 2019

Rond Point / Théâtre de la ville





Qui a dit que Lesparre n'avait pas 
d'offre culturelle innovante ?

Le nouveau Théâtre de la Ville semble désormais installé à la sortie sur la route d'Hourtin, une sorte de scène ouverte qui a pour l'instant le mérite de s'inscrire en toute discrétion dans le paysage ... 

Nous sommes bien en Médoc Landescòt, cette création profite donc de l'intelligence de la tonne du chasseur ... sans que personne ne s'en étonne. 


Les fervents défenseurs de la zone de la Maillarde, zone dite d’équilibre, dont l’objectif   vertueux affiché serait d’apporter l'offre et la diversification de l’emploi au coeur du Médoc, ne semblent pas intégrer dans leurs insistances, les tendances émergeantes des transitions environnementales, économiques, numériques et par conséquent sociétales de notre époque, sauf à considérer que le Rond Point de la Maillarde serait une sorte d'oeuvre en installation contemporaine, préfigurant par anticipation du mouvement des gilets jaunes.

Comme toute création artistique, ce rond point ne sert à rien, ne dessert aucune autre autre route que celle qu'il entrave et sur laquelle il a atterri, ce pourquoi aucun gilet jaune ne souhaite jusque là le profaner pour y organiser son barbecue du samedi. 

Qui a décidé de ce rond point de la Maillarde, qui l'a payé et à quoi sert-il ? 

Ne serait-il donc qu'une discrète introduction anticipatrice d'un contournement fort controversé, passant opportunément par une zone d'équilibre bien bancale, le tout pouvant guider naturellement les pèlerins du Nord MEDOC en motricité à 4 roues, en les invitant "à l'insu de leur plein grès", à venir communier au temple local de la consommation, en évitant soigneusement la ville et ses risques épidémiologiques.   

N'oublions pas que la France a le record du monde du nombre de ronds-points. Le mouvement des gilets jaunes leur a enfin donné une utilité et une dimension humaine en permettant de reconstruire du lien social. 



Faut-il pour autant consacrer entre 300.000 et 1 million d'euros pour chaque rond-point et dépenser quelque chose comme 20 milliards ?
  

Certes il faut favoriser l'emploi et très particulièrement pour les jeunes générations, mais pas à n'importe quel prix, pas au point de reproduire les modèles éculés de la grande distribution et de sa fabrique de travailleurs pauvres. Il est donc plus important de se soucier de la formation et de l'accès aux qualifications, avant de parler d'emplois pour des jeunes médocains qui doivent se former idéalement en Médoc et s'il le faut ailleurs, dans l'espoir qu'ils puissent revenir avec des projets.


Il est peu probable que le Médoc devienne la terre d’industrie qu'elle n'a jamais été. Ce n'est ni dans son ADN, ni dans son infrastructure et ce n'est plus dans l'air du temps. Une terre capable de développer son attractivité dans quelque domaine que ce soit, envoi son signal  depuis l'identité de la ville phare, susceptible d'offrir les services élémentaires qu'attendent les nouveaux urbains en quête d'un nouvel horizon. Bien qu'étant géographiquement légitime, Lesparre reste faiblement attractive, sans politique culturelle identifiable, sans centre ville désirable, sans offre de parc locatif normé, .... La haute technologie pourrait très bien s'inviter dans la vie en Médoc, au sein de ses générosités naturelles et diverses, encore faudra t-il être capable d'accueillir de nouveaux résidents et partager certains codes culturels et sociologiques que le monde interconnecté génère. 



Pour revenir à la zone d’équilibre, les questions essentielles concernent pour l'instant la gestion du foncier au bénéfice de la société installée sur le site de la Maillarde, Epsilon Composite et ses éventuels sous-traitants actuels ou à venir. Cette entreprise a cependant déjà les moyens fonciers de se développer. Préempter de surcroit 12 ha de terres agricoles, en bordure d’une zone Natura 2000 et des zones résidentielles de Lande-Basse, Juran, soit boisées, soit en zone humide, voire les deux, présente une complexité de sensibilités, paradoxales et distordantes des préoccupations environnementales de premiers plans, auxquelles le secteur de la Maillarde est en droit de prétendre.
  

Le projet de développement de la zone de Belloc et d'une pépinière d'entreprise, s'impose comme l'alternative venant alors remplir sa véritable fonction d'équilibre. La CDC s'appuie sur l'hypothétique création de 150 à 200 emplois d'ici quelques années pour déjà légitimer la création d'une crèche sur la zone de la Maillarde, alors que Belloc serait tout autant indiquée et certainement mieux distribuée. B. Guiraud étant prêt à céder 30 ha à Belloc pour Flying Wales, entreprise en création aux espérances évaporées, la place disponible existe donc. Quid du rond point de la Maillarde? installation rituelle du tourne en rond? Colin maillard, avec ou sans bandeau?







S'il s'agit de perspectives industrielles 

à nourrir pour le Médoc, 
ne prenons pas les risques 
liés à la fragilité de la sous-traitance.



Soyons accueillants 

envers la haute qualification qui, 
décidant de ses implantations 
avec les instances régionales et nationales, 
sont toutefois déjà programmées, 
ailleurs qu'à Lesparre 
et ailleurs qu'en Médoc.

ICI PAS COM'AILLEURS

jpa pour ALV