dimanche 14 octobre 2018

Ici com' ailleurs ... l'EUROPE


Pour les lesparrains et les médocains, 
la construction européenne 
n’est certainement pas plus évidente 
que pour l'ensemble des français, 
en éternel décalage avec l’orientation de leurs gouvernants, 
considérant depuis V.G.d’Estaing, 
qu’il faut toujours plus de 
« l’Europe, l'Europe, l'Europe ... » 

UE: 28 états membres  
4,5 millions de Km2  
512 millions d'habitants  
24 langues officielles

L’Union européenne, par nature, lourde et complexe, est un lent processus de sédimentation sur soixante années de construction, réunissant des pays et des peuples aux caractéristiques très diverses et aux intérêts souvent divergents. Prétendre changer l’Union européenne en quelques mois ne peut relever que du tour de magie, voire du mensonge dans le contexte de la situation politique actuelle (migrations, raidissement américain, etc). 

La France ayant à assumer son image extérieure d’arrogance ethnocentrique, elle doit réfléchir sur sa capacité de s'appliquer à elle même les réformes pouvant faire école vis à vis de ses partenaires, si elle veut reconquérir sa crédibilité budgétaire et financière perdue.

Les réformes doivent être à la fois visionnaires et à l’écoute des euro-français, en attente d'une Europe qui protège et qui amène de la croissance et de l’emploi. Jusque là rien que des évidences exprimées à échelle nationale. La question est donc de savoir si l’UE sert à quelque chose d’autre qu’une nouvelle valeur d’échelle, comme un simple outil de remembrement, une hypothétique SAFER géopolitique. Il y a donc bien un décalage de lecture entre la réalité de ce qu’elle est, de ce qu’elle veut faire et de ce qu’elle pourrait faire, avec les pouvoirs qui sont les siens et la perception qu’en ont les français, localement dans leur quotidien. Contrairement à ce que clament les europhiles et les eurosceptiques, jumeaux de l’analyse bipolaire erronée qui hélas, fait souvent l’opinion, l'UE n’est ni le père fouettard ni le Père Noël. C’est pour l’instant une petite  organisation internationale qui a des pouvoirs dans le domaine économique, et nulle part ailleurs. Mais même dans ce domaine, ses pouvoirs sont beaucoup plus petits que ceux des états membres. Le chômage, la compétitivité, le pouvoir d’achat, l’investissement, l’innovation…tout ceci résulte d’abord et avant tout des choix nationaux et / ou des réalités culturelles de long terme et souvent antagonistes.

Le couple franco-allemand n’existant plus vraiment, le problème migratoire, créé de toutes pièces par l’Allemagne, est un puissant dissolvant de l’Union et le Brexit pourrait peut-être devenir une première étape de déconstruction.

L’heure n’est donc pas à des avancées majeures et la réalité, pour la prochaine décennie pose la question de ce qui doit être sauvé pour le maintien de la construction européenne en process. Se concentrer sur les quelques compétences fortes  dont l'UE a déjà fait preuve est l'exercice utile à entretenir envers des européens qui n'y accordent pas un grand intérêt à l'élaboration d'une forme de règlement de copropriété entre les 27 états membres et ses 512 millions d'habitants répartis sur 4,5 millions de Km2 et ses 24 langues officielles, relevant le défit d'être unis sans être uniformes.

Ces fondements installés, la construction européenne serait plus efficiente envers l’innovation et les réformes face au monde tel qu’il est, en l’orientant vers ce qu’il doit devenir dans l'intérêt des futures générations. C’est ce qu’attend de l'UE chacun des états membres campés dans leurs subjectivités respectives, afin qu’elle soit toujours plus en phase avec la vision et les intérêts de chaque pays, qui sont quelque peu mal à l’aise avec le marché unique, traditionnellement frustrés vis-à-vis des limites de l’Europe sociale et fiscale et dans l’attente d'une UE plus active sur le plan diplomatique et militaire. 

Les nombreuses menaces nouvelles cumulées aux incertitudes liées à notre « protecteur » américain rendent plus que jamais nécessaire la prise en main ensemble de notre destin stratégique européen. La guerre commerciale de Donald Trump n’est à ce titre qu’une première étape, ce que cherche Trump, ce n’est pas simplement ramener la Chine à la table des négociations, c’est la tordre, la faire plier, casser le régime chinois comme les USA ont jadis cassé l’URSS. C’est pourquoi le Président des Etats-Unis applique une à une toutes les recettes de Reagan qui ont mené à l’effondrement soviétique. L’idée étant qu’une fois la Chine matée, la Russie ne tiendra pas longtemps et l'UE dans ce jeu est epsilon.
L’isolationnisme de Trump, ce n’est pas le repli, c’est l’élimination méthodique de la concurrence pour établir définitivement le monopole de la puissance américaine puisque c'est son ADN, conquérir des parts de marché du reste du monde par la déconstruction culturelle, depuis le territoire d'un trop grand entre deux eaux.

Les peuples européens ont pour eux l'expérience transmillénaire d'une forme de poussée naturellement messianique qui pourrait éclore dans le destin de l'UE consistant, après en avoir payé le prix fort, à établir ce qui nous uni comme par nécessité de survie et tisser ensemble ce qui nous distancie comme la trame d’un précieux tapis ancien, sur lequel les peuples enfin apaisés vivent et se prolongent.  

Cette « refondation » géopolitique de la construction européenne semble pourtant amorcée. Elle prendra du temps pour cautériser les cicatrices des guerres et pour que les peuples accèdent à la déshumiliation de l'offense qu'ils se sont eux même infligée, par la prolifération des excès de l'économie de marché et qui est en train d'échouer. En oeuvrant à l’ouverture sur leurs identités plutôt qu'à l’enfermement dans leurs mentalités, les peuples auront à prioriser le croisement des connaissances qui donne l’accès au savoir, porteur d’innovation, de prospérité et d’épanouissement. 

Pour l’heure, le volontarisme semble s’exprimer en matière d’Europe sociale, de lutte contre le changement climatique ou pour la création d’un budget dédié à la zone euro. C’est l’actualité des préoccupations pré-électorales qui devraient converger peu à peu entre désirs hexagonaux et réalité européenne, dans l'attente que les identités territoriales accèdent au récit nourri de leurs légitimités. 

Le pourcentage des français considèrant l’Union européenne (qui n’est pas « l’Europe ») avec plus d’avantages que d’inconvénients tombe à 24% et participe à la montée de l’euroscepticisme. Le fait que la France soit un contributeur net au budget européen renforce évidemment cette situation. C’est le frein à l’idée d’un « fédéralisme » au niveau de l’UE et les français souhaitent désormais que le gouvernement agisse pour la France, avec l’UE s’il le peut et contre l’UE s’il le doit. Toutefois, plus aucun pays ne souhaite sortir de l'UE, et les mouvements nationalistes en Italie, en Pologne ou en Hongrie ont enlevé cette revendication de leur programme politique. 


Les avancées pour les citoyens européens 
et auxquelles la France contribue: 


-meilleur encadrement des règles sur les travailleurs détachés 

-accord pour la création d'une agence européenne du travail 
contrôlant l'application des règles européennes

-prise de conscience des risques concernant le glyphosate 
et détermination d'un calendrier d'interdiction

-lancement d'un programme de R&D en matière d'industrie UE 
et défense pour la survie de l'industrie UE

-maintien d'emplois à valeur ajoutée sur le continent 

-dynamique de défense UE visant à garantir 
la protection des Européens alors que les menaces augmentent 
et que le parapluie américain va de moins en moins de soi

-unité dans les négociations commerciales face à Donald Trump 
pour préserver l'accès des produits européens au marché américain, 
pour le maintien de millions d'emplois dans l'UE

-priorité accordée au renforcement d'Erasmus 
et à une stratégie d'intelligence artificielle

-renforcement de la coopération entre les états membres 
en matière de police dans la lutte contre le terrorisme. 


Toutes ces avancées importantes sont quasi inaudibles dans le contexte actuel où les populistes de tous bords colonisent les débats. Salvini et Orban notamment arrivent à caricaturer le débat européen en le réduisant et en l’instrumentalisant  autour des débats entre pro et anti migrants, pro-nations et pro-fédérations, en s'autoproclamant comme les défenseurs de cultes de notre civilisation contre les tenants de l'ouverture progressiste, de manière à poser les problèmes comme aux pires heures des années 1930. C’est le piège à éviter pour revenir aux vrais défis. Le sujet n'est pas pour ou contre les migrations, mais comment on apporte une réponse durable et crédible au défi migratoire. De la même manière, le sujet n'est pas pour ou contre la nation, mais comment articuler au mieux les niveaux locaux, nationaux, européens et mondiaux pour répondre aux défis climatiques par les transitions agri-culturelles, numériques et environnementales. La préoccupation environnementale oblige à reprendre le constat fondamental: c'est la géographie qui fait l'histoire et non le contraire. L'intérêt accordé collectivement en priorité envers les territoires qui nous portent et nous nourrissent, crée les conditions des identités évolutives. Le kaléidoscope des exceptions agri-culturelles est le terrain d'horizontalité sur lequel la verticalité de la transition numérique fera sens. 

Beaucoup de citoyens ont le sentiment que les décisions européennes se font, à tort ou à raison, dans leur dos et donc, même si elles sont bonnes pour eux, ils les voient avec un niveau record de défiance à l'égard des institutions, qu'elles soient nationales ou européennes, politiques ou médiatiques. Cette défiance envers les institutions n'est d'ailleurs pas spécifique à la France, ou à l'Europe, c'est la même chose dans la plupart des démocraties.

Alors que les générations qui ont connu les guerres disparaissent, l'Europe en oublie son expérience concrète et douloureuse. Sans un minimum d'éducation civique commune, sans une capacité à débattre ensemble de l'avenir commun en dépassant les narcissismes nationaux, les  citoyens renouent avec le sentiment que l'Europe est un nouveau champs de bataille entre des intérêts particuliers et la pérennisation du projet européen est en danger vital. 


La déculturation par l'hyperconsommation menace une Europe 
qui n'accède plus à sa hiérarchisation des valeurs. 

L'UE n'a cessé depuis trente ans d'évoluer pour s'adapter à de nouvelles réalités, mais la transformation radicale et accélérée du monde de ces dernières années appelle sans doute à une refondation également radicale. Le problème est que chaque pays a sa propre vision de cette refondation, le travail consiste donc à créer une dynamique de convergence et de projection collective de l'avenir de chacun dans un destin commun et avancer efficacement ensemble dans des intelligences conjuguées.

Ici com' ailleurs, 
LESPARRE et le MEDOC 
auront à vivre le moment déterminant 
de la prochaine élection européenne, 
dans l'intérêt de l'identité territoriale locale, 
qui ne doit pas une fois de plus, 
être confondue avec un référendum. 

Cette échéance concernera 
le choix des futurs dirigeants de l'Union, 
notamment aux présidences du Conseil européen, 
de la Commission et de la BCE. 

La mobilisation de la société civile 
exprimée depuis chaque fenêtre des territoires 
est indispensable pour pousser les dirigeants européens 
à prendre des décisions collectives courageuses. 


jpa pour ALV

lundi 1 octobre 2018

Réponse du cabinet du Maire du 01.10.18

De: Secrétariat Maire <secretariat.maire@mairie-lesparre.fr>
Objet: Réponse mail du 26/09
Date: 1 octobre 2018 à 09:36:29 UTC+2

Monsieur,
Veuillez trouver ci-dessous, la réponse de Monsieur le Maire à votre courriel du 26 septembre dernier.
Vous en souhaitant bonne réception.
Pour faire suite au courriel du 26 septembre 2018, et ainsi que je  l’ai précisé au soir du conseil municipal, vous trouverez ci-dessous mes réponses à vos questions :
 -          Concernant la disposition des conseillers autour de la table:
Je vous confirme mes dires, à savoir qu'en application de l’article 20 du CGCT, je suis le seul habilité, ou à défaut mon représentant, à assurer la police dans l’Assemblée. À ce titre, eu regard à la demande de M. LEBREDONCHEL de changer de place, j’ai décidé de lui affecter la place qu'il occupe aujourd'hui et d'apporter  un léger changement dans la disposition des élus, en veillant toutefois à ne pas séparer les membres de votre groupe. 
C’est donc une polémique qui n’a pas lieu d’exister, d'autant que les intéressés n'ont formulé aucune réclamation.
 -          concernant l’invitation à l’inauguration de l’entreprise de mon épouse :
Selon votre expression dans un souci de transparence évitant tout contexte polémique, je tiens à préciser  que le Maire de Lesparre, en tant qu'époux, a  souhaité inviter ses colistiers à un moment de convivialité. Bien que vous ne fassiez pas partie de mon listing d’amis personnels, ce que vous comprendrez aisément, j’ai toutefois décidé, peut être naïvement, d'associer à cette invitation les membres de l’opposition. J'ai donc sollicité la secrétaire du cabinet pour transmettre à l'ensemble  des élus (majorité et opposition) le texte que j’avais préparé. J’ai bien compris que cette initiative vous avait heurté, aussi soyez en sûr, cela ne se reproduira plus.
 Espérant avoir répondu à vos sollicitations, recevez, Monsieur, mes salutations distinguées.
       Le Maire
Bernard GUIRAUD

jeudi 27 septembre 2018

Lettre au Maire du 27.09.18




A l’attention de Bernard Guiraud
Maire de Lesparre-Médoc / 33340




Monsieur le Maire, 


En préambule à la réunion du conseil municipal de ce 27 septembre 2018, je viens au nom du groupe d’opposition Autrement la Ville, attirer votre attention sur le respect des places assises attribuées sous votre autorité à l’ensemble des membres du conseil. 

Cette organisation de la salle participe d’un langage établi sur des valeurs de représentation de nos institutions comme dans toute assemblée démocratique et républicaine, de telle sorte qu’un siège vide exprime tout autant par sa vacance, la liberté de positionnement politique de celui ou celle qui ne l’occupe pas et ne peut pas être confondu avec une chaise potentiellement disponible, comme cela a pu être interprété lors du dernier conseil, sauf peut-être à ce qu’il s'agisse de l'esprit vigilant qu'un appel céleste obligerait à se rapprocher de Dieu. 

Sur un tout autre plan et dans un soucis de transparence évitant tout contexte polémique, il serait souhaitable que vous puissiez dans un même temps, éclairer l’assemblée sur le bien fondé de l’utilisation des services de communication de la ville et de ses listings, lors de la promotion à titre privé de votre entreprise commerciale et de son inauguration au 11 juillet dernier, en diffusant les invitations au nom de Mr et Mme Guiraud, estampillées du logo de la ville et envoyées par la secrétaire de Mairie en la personne de Madame Chantal Sauquet. 

Afin que ce sujet délicat ne soit pas mis en parallèle avec l’annonce récente de votre déclaration de candidature aux prochaines élections municipales, nous vous remercions de votre spontanéité en abordant le sujet en début de conseil, sans que la question ait nécessité de vous être posée.



Dans cette attente, veuillez agréer Monsieur le Maire, au nom de Autrement la Ville, l’assurance de nos respectueuses salutations.


samedi 1 septembre 2018

LE CONTOUR ME MENT


ALV soutiendra l'ensemble des mouvements locaux 
qui s'opposeront au projet de contournement de la ville.

Depuis 4 ans, ALV propose en conseil municipal mais en vain, 
de créer une commission capable d'établir 
une analyse du système viaire existant de Lesparre-Médoc, 
en vue de son optimisation à adapter aux utilisations d'aujourd'hui, 
à raisonner dans l'intérêt général d'un territoire 
capable d'anticiper sur son devenir,
avant toute ambition démesurée d'un contournement.


QUAND ON VEUT TUER SON CHIEN, ON DIT QU'IL A LA RAGE.  


Les arguments avancés le 23 avril dernier par Jean-Luc Gleyze, Président du Conseil départemental de Gironde et Alain Renard, vice Président chargé de la préservation de l'environnement, gestion des risques et des ressources et des infrastructures routières lors du premier comité de pilotage en présence des élus concernés, pour défendre, à l'heure des restrictions budgétaires, ce projet à 35 M€ qui sera forcément copieusement dépassé, sont des arguments repris dans les 5 points qui suivent et qui ne tiennent pas. 

1/ Favoriser le développement économique local // 
Ce qui revient à dire, persister dans l'économie artificielle et subclaquante de l'hyper consommation mondialisée par le "tout bagnole", en spoliant plus encore les locaux de ce qui leur reste d'identité agriculturelle et commerçante, les transformant peu à peu et comme ailleurs, en pousseurs de caddies vers la dictature du Pas Cher. Il s'agit donc de contourner définitivement la ville par une route menant directement à la fausse ville.
(voir notre post ALV du 6.02.17 - Euromédocain -) 

2/ Favoriser l'activité touristique // 
Avant de penser à recevoir des touristes, pensons à nous reconstruire pour les accueillir, à susciter la désidérabilité envers l'identité d'un peuple en osmose avec son territoire, pensons à créer les équipements nécessaires pour l'accueil plutôt que de penser à une route en impasse d'offre.
(voir notre post ALV du 5.06.17 - Tourisme or not tourisme -)

3/ Réduire le trafic traversant les agglomérations // 
Avec ce contournement, on ne réduit pas le trafic, on le déplace et on le canalise en emportant avec, le potentiel de fréquentation de la ville qui en manque cruellement. C'est l'effet Glyphosate, pour tuer l'herbe on détruit l'éco système.
(voir notre post ALV du 2.07.18 - Action Coeur de Ville -)

4/ Diminuer la pollution et réduire les nuisances sonores pour l'amélioration du cadre de vie des riverains // 
Là aussi on ne diminue rien, on déplace la pollution en tous genres vers un environnement naturel qu'on nous a persuadé de sacraliser en votant dernièrement pour son classement PNR. La principale amélioration souhaitable du cadre de vie pour des riverains, c'est qu'ils se rencontrent , qu'ils se parlent, qu'ils aient des endroits pour échanger et faire l'expérience de la pacification.
Le fameux "Vivre ensemble" qu'on nous vend depuis plusieurs mandatures comme un couteau suisse fabriqué en Pologne par des moines tibétains, réfugiés politiques venus de nuit et à pieds du Ladakh ?... ne dépend pas du contournement de ce qui n'existe plus mais de la reconstruction de ce qu'il faut d'agora pour être en dignité urbaine, UN CENTRE VILLE, qui soit autre chose qu'une soit disante rue piétonne, dont l'extrême singularité consiste à n'y voir circuler majoritairement que les voitures en gymkhana entre des poteaux en fer.
(voir notre post ALV du 23.07.18 - Rurbanisation -)

5/ Un projet vertueux //
Tout est déjà prévu pour appuyer une communication aveuglante de vertues HQE (hautes qualités environnementales), ce qui reste non pas un argument mais le moins disant dans le contexte de la COP 21 ratifiée en 2015. On nous dit que rien ne se fera sans concertation, mais on nous prévient que la société CERTIVEA a déjà visiblement obtenu le marché en appel d'offre en tant qu'organisme d'audits pour les contrôles allant de la conception à la réalisation d'un chantier déjà programmé pour 2022.
(voir notre post ALV du 3.08.18 - MEDOC de la nature ou nature du MEDOC -)

Une route qui nous mènera où
et pour contourner quoi ?

A l'heure où l'actualité met plus encore la préoccupation environnementale et l'économie verte au centre des débats en quête d'équilibre " écologiconomique ", tout projet et à quelque échelle qu'il soit, se doit d'être émancipé des enjeux lobbyistes. D'un point de vu plus général, tant que la grande distribution au service des multinationales de l'agrochimie et des énergies fossiles imposera via les grandes banques, les objectifs de maximisation du profit à très court terme, par la dictature et l'illusion du pas cher, au mépris du climat, de l'identité des peuples, de la biodiversité, de la santé publique,... l'hypothèque augmentée sur l'avenir de notre civilisation se révèlera très vite hors de prix.
(voir notre post ALV du 21.05.18 - Consommer moins mais bon -)




A l'heure où la bicyclette devient marqueur de changement de civilisation et nouvelle passion des français, à l'heure où Paris et le C40 (organisation comptant 98 des plus grandes métropoles mondiales engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique) envisagent de supprimer les autoroutes urbaines et périphériques, nombre de villes de petites et moyennes importances emboitent le pas et se mobilisent par cette prise de conscience de la réelle destination des routes de la déculturation, celles qui nous aspirent en hyper-consommateurs repus et comblés, celles dont les futures générations ne sauront quoi faire.  
(voir notre post ALV du 16.04.18 - Histoire de Toto -)    

L'étalement urbain 
sous quelque forme que ce soit, 
est la préoccupation éthique 
à appréhender ensemble. 

La terre n'étant pas extensible, 
elle ne peut être réduite 
au territoire d'expression 
d'un refoulement à l'horizontale, 
favorable à l'expansion dérégulée 
d'un circuit automobile, 
mais doit rester le précieux réservoir 
des ressources propices au maintien 
de l'évolution de l'humanité 
instruite de l'intelligence de la terre.  

Le MEDOC 
et très particulièrement sa pointe Nord 
doit révéler son territoire d'exception, 
à la croisée de ses pluralités, 
dont l'épicentre LESPARRE-MEDOC,  
ne peut en rien être contourné de son destin.

Jpa pour ALV 



jeudi 30 août 2018

MEDOC de la nature ou nature du MEDOC



Le MEDOC,

aux contours dessinés par la géographie naturelle 
et à la nature d'un territoire structuré par la main de l’homme 
est en soi une forme d'expression écologique universelle, 
consensus entre l'intelligence de la nature et l’observation instruite 
que l’homme en retire à chaque époque 
pour prioriser l’épanouissement de la vie.

La transition environnementale et sociétale 
au centre des préoccupations nationales et internationales 
vient nous interroger plus encore 
par l’actualité de démission de Nicolas Hulot. 

LESPARRE-MEDOC, 
en tant que sous-Préfecture du département, 
légitimée de par sa position géocentrée, 
se doit d’être le haut-parleur d'un territoire 
dont les liens à tisser entre ses différentes composantes, 
permettront de le hisser au rang de territoire pilote.

Au XXI° siècle, le véritable désenclavement ne dépend plus des routes 
mais de l’accès aux idées qui font l’histoire. 

JPA pour ALV 



Cette histoire des idées qui nous fait percevoir la nature comme nécessairement bienveillante en France.

Bertrand Vergely / philosophe et théologien.



La démission de Nicolas Hulot ce mardi 28 août remet en évidence les difficultés politiques liées à cette question de l'environnement. Ne peut-on pas estimer que la vision de la nature est idéalisée en France, dans un sens d'une nature docile et pacifiée, qui serait bonne par essence ? Cette vision d'une nature bienveillante n'est-elle justement pas le signe d'un manque d'humilité, voire d'une méconnaissance ? 

B.V. : Depuis le XVIème siècle la France a développé quatre conceptions de la Nature
La première est rabelaisienne  et réside dans une vision généreuse où la Nature est aimée parce qu’elle est vue comme une mère nourricière bien illustrée par le salon de l’Agriculture, qualifié de plus grande ferme de France, qui rassemble chaque année  hommes,  produits de la terre et animaux.  Toujours présente, cette conception  constitue le fond de la relation de la France à la Nature et s’exprime à travers l’attachement que les Français peuvent avoir pour la vigne et le vin, la mer et le poisson, le gibier et la forêt, la campagne, le pain, les légumes, les fruits et la viande, la montagne et le fromage etc … 
La seconde conception de la Nature est cartésienne et réside dans une vision mécanique où la Nature se ramène à l’intelligence que l’esprit peut découvrir dans les choses. Si Rabelais apprécie la générosité de la Nature, Descartes apprécie l’ingéniosité de l’esprit humain capable de démêler sa complexité. Cette vision totalement intellectualisée  exprime parfaitement la vision de  l’âge classique avec les jardins à la Française où, toute trace de sauvagerie étant éliminée, la Nature plaît parce qu’elle est totalement humanisée, civilisée et socialisée. Par sa vision civilisée de la Nature la France fascine le monde qui vient par millions visiter Versailles. Reste que Descartes avec sa vision de la Nature comme machine a horrifié et continue d’horrifier les amoureux de la Nature et ses défenseurs, Descartes étant considéré comme le responsable de la domination moderne de la nature par la technique. 

Troisième conception de la Nature, la conception rousseauiste. Si Descartes pense la Nature de façon insensible comme une machine, Rousseau la pense  comme une grande âme hyper-sensible. Comme le classicisme Rousseau défend une vision humaine de la Nature. Mais, contre le classicisme, par humanisation de la Nature il n’entend pas la civilisation mais la sensibilité. D’où  chez Rousseau le bon sauvage et non les jardins à la française comme modèle de vie naturelle, le bon sauvage désignant l’homme qui sait vivre simplement avec lui-même. Rousseau a pensé que la Nature étant humaine, l’humanité est naturelle. Il a vu de ce fait cette humanité s’exprimer chez les animaux et le peuple. Cette vision est aujourd’hui présente dans le projet de donner des droits aux animaux comme dans le fait de faire des réseaux sociaux, cette nouvelle image de l’expression populaire,  le fondement de la démocratie. 

La quatrième vision de  la Nature  enfin est bergsonienne et vitaliste. Bergson pensait que la Nature est un élan vital évoluant de façon de plus en plus créatrice. Dans notre postmodernité, quand il s’agit de penser le sens de la vie ainsi que la condition humaine c’est à cet élan créateur que l’on se rattache, l’homme étant vu comme venant d’une création afin de devenir lui-même un créateur. 
Aujourd’hui où la question écologique est au centre de la vie politique et de l’inquiétude collective, on s’interroge. La vision qu’a la France de la Nature n’est-elle pas très idéaliste et cet idéalisme quelque peu arrogant n’explique-t-il pas la relation difficile entre écologie et politique ? 
B.V. : La France a une vision idéale de la Nature, c’est vrai, mais n’oublions pas que cet idéal a quatre visages et pas simplement un seul. Quand donc on parle de la vision française de la Nature il importe de se demander : laquelle ? On pense que la France est rousseauiste. Quand elle est révolutionnaire, certainement. Mais, fondamentalement, celle-ci a une vision rabelaisienne et cartésienne oscillant entre la fascination pour la maîtrise scientifique de la Nature et le souci rabelaisien de profiter des bonnes choses que celle-ci produit.  La conception de Rousseau est-elle idéale ? Pas tellement. Derrière sa vision de la Nature comme humanité, bonté et sensibilité, c’est surtout le tragique qui caractérise la Nature, humanité, bonté et sensibilité étant refoulées par la société.  Du fait de son idéalité, cette vision est-elle arrogante et sans humilité ? Elle peut l’être.  
La position de Rousseau étant  celle de la victime opprimée, elle peut déboucher sur la révolte qui se donne tous les droits au nom de la lutte contre l’oppression. On a pu s’en rendre compte à l’occasion de la lutte farouche des écologistes contre le projet de création d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes près de Nantes. Cet idéalisme intransigeant est-il propre à la France ?  Non. L’écologiste rebelle luttant contre le système en estimant qu’il a tous les doits parce qu’il exprime la pureté de la Nature contre l’impureté du capitalisme et de la consommation est aujourd’hui une figure mondiale. Il y a des tensions entre écologie et politique. D’où viennent-elles ? Du manque d’humilité des écologistes ? Pas vraiment, mais plutôt d’une contradiction interne au mouvement écologique. On ne peut pas être à la fois contre le système et dans le système. Il faut choisir. On ne peut pas vouloir que l’écologie fasse de la politique et qu’elle soit en même temps contre le système. Quand on choisit de faire de la politique, il faut savoir que celle-ci consistant à prendre le pouvoir et à diriger le monde, pour conquérir le pouvoir et le garder, elle sera nécessairement  amenée à faire des compromis. Donc à ne pas être pure. Donc à décevoir les écologistes purs et durs.  Quand à l’inverse on choisit d’être un écologiste, il faut savoir que l’écologie consistant à lutter pour préserver la Nature, cette lutte est incompatible avec la politique, le pouvoir et la gestion du pouvoir qui ne cessent de faire des compromis. Il importe d’ouvrir les yeux : pourquoi tous les écologistes qui deviennent ministres finissent-ils par quitter le gouvernement, dans lequel ils sont entrés, en claquant la porte ? Parce que devant faire des compromis ils ont le sentiment de se trahir. Est-ce à dire que l’écologie est vouée à l’échec et qu’en matière d’écologie on ne peut rien faire ? Nullement. En faisant de l’information comme elle le fait depuis des années, en étant une culture, une éthique, un mode de vie, l’écologie fait bien plus  bouger les choses que n’importe quelle politique. Elle a  bien plus de pouvoir qu’un ministre n’en a.   
 A l'inverse, la littérature américaine traite en profondeur le rapport violent qu'entretien l'homme avec la nature. Comment comprendre ces différences de perception, entre une humilité américaine réelle et un sentiment de domination telle, en France, que celle semble aboutir à une croyance d'une nature bonne par essence ?
B.V. : L’Amérique a une vision marquée, elle aussi, par quatre éléments

Le premier réside dans l’ESPACE. Pour l’Amérique,  l’Amérique ce n’est pas la Nature américaine. C’est l’espace américain, l’espace étant synonyme de liberté et la liberté  synonyme  de nouveau monde. Là où les autres pays sont des pays, l’Amérique est un continent. C’est ce qui fait la force de son mythe, le mythe américain, un mythe fondateur. Quand on aspire à être libre, que veut-on ? De l’espace. Or, que fait l’Amérique ? De l’espace elle en donne. Au propre comme au figuré, l’espace physique ouvrant sur l’espace social à travers le projet de bâtir un monde où tout le monde a une place pour peu qu’il soit prêt à travailler.

Deuxième élément : la PUISSANCE. Dans l’espace qui est le sien l’Amérique voit se déployer une Nature extrêmement puissante. Les Grecs anciens entendaient par Nature une apparition divine, apparition divine qu’ils appelaient du nom de phénomène. En Amérique  la Nature est de l’ordre du phénomène  non pas tant divin que cosmique.  Témoin les amplitudes thermiques que l’on peut trouver sur son territoire qui va des déserts brûlants de la frontière mexicaine aux glaces de l’Alaska. Témoins les catastrophes naturelles spectaculaires qui, sous la forme de cyclones impressionnants la dévastent chaque année.  Témoin les chutes du Niagara, le Grand Canyon, la vallée de la mort, la forêt de séquoias géants au Nord de San Francisco, Monument Valley et ses décors de western, etc… Puissance exprimée par des animaux emblématiques comme le cheval, le bison, le taureau et l’aigle.

Troisième élément : les INDIENS. Qui a le sens de la Nature aux Etats-Unis ? Qui va l’apprendre aux pionniers venus d’Europe ? Ce sont les Indiens dont on oublie qu’ils sont les premiers américains.  D’où leur appellation Native Americans. Si chez Rousseau le modèle de la vie naturelle se trouve chez le bon sauvage, pour les Américains il se trouve chez les Indiens qu’ils ont copieusement opprimés avant de redécouvrir leur sagesse. 

Quatrième élément enfin : la BIBLE. Quand les colons débarquent du Mayflower pour aller à la recherche d’une vie nouvelle dans un monde nouveau, s’ils ont la cognée avec eux pour abattre les arbres  ils ont aussi la Bible et avec la Bible le rêve protestant de revenir à un christianisme originel ressuscitant  les prophètes d’Israël. Dans les années 70 le mouvement hippy qui s’empare de la jeunesse américaine avant de se développer en Europe s’est directement inspiré de ce prophétisme en le revisitant à travers la mémoire indienne d’Amérique et la sagesse de l’inde. Qui était Timthy Leary à qui on doit l’usage du LSD pour ouvrir les « portes de la conscience », terme inventé par Aldous Huxley dans son livre Les portes de la perception et qui va donner son nom à un groupe de pop emblématique des années 70 Les Doors ? Un pasteur protestant.
L’Amérique donne l’impression d’être humble à l’égard de la Nature. L’est-elle ? Elle donne également l’impression d’être différente de la France. L’est-elle là encore ? On se trompe quand on pense que l’Amérique a une vision violente de la Nature. Elle a surtout une culture puissante de l’homme. Quand on veut conquérir on se heurte à une résistance. L’Amérique voulant conquérir, celle-ci a forcément en face d’elle la Nature qui lui résiste. C’est donc l’homme et non la Nature qui est violent en Amérique. Aussi est-il difficile de dire que celle-ci est humble à son égard, témoin sa difficulté  à freiner sa croissance afin de respecter les normes écologiques mondiales. Quand on a le sens de la conquête inscrit dans sa mémoire on ne réfrène pas comme ça son appétit de puissance.  Ainsi,  quoi qu’elle fasse l’Amérique est toujours dans une quête de puissance. Quand, par exemple, le mouvement hippy s’est développé, qu’a-t-il fait ? Il a conquis le monde. Si bien que, prêchant le refus du pouvoir et du système il a pris le pouvoir.Notamment à travers l’habillement, la coiffure, la musique, la drogue et la fraternité universelle pleine de paix et d’amour comme valeur. Comme toute l’Europe la France a été touchée par ce phénomène. Avec des différences toutefois et c’est là qu’il convient de parler de celles-ci. 
Se pensant comme une victime opprimée par un système, l’écologiste est un révolté qui mène une lutte politique en espérant changer les mentalités, la vie quotidienne et le mode d’être des nations. En Amérique et en France ce combat n’a pas les mêmes formes. En France, l’écologie est marquée par l’extrême gauche sur la base d’une idée simple : le capitalisme étant responsable de la pollution, si l’on veut pouvoir faire cesser celle-ci il n’y a qu’un moyen, renverser le capitalisme. D’où une écologie  de type  révolutionnaire et gauchiste totalement politique et totalement politisée parlant peu voire pas du tout de  Nature et beaucoup de politique.  En Amérique, il en va autrement. Quand les Américains sont écologistes ils le sont sur le mode mythique du retour à la pureté originelle des Indiens avant l’homme blanc et de la Bible avant le catholicisme et Rome. Si l’écologie française parle beaucoup de politique et peu ou pas de Nature, l’écologie américaine parle, elle, beaucoup de Nature et beaucoup moins de politique. De sorte que, pour changer les choses l’Amérique crée un monde parallèle alors que la France rêve de faire la révolution afin d’établir une société juste dirigée par un État juste.  


Comment faire la part des choses et entretenir une relation "clairvoyante" avec la nature ? 

B.V. : Il faut arrêter de parler de la Nature en termes d’environnement. La Nature n’est pas ce qui nous entoure en étant extérieure à nous.  Elle n’est pas un cercle avec nous au centre. Il n’y a pas la Nature d’un côté et nous de l’autre. La Nature étant le principe vivant essentiel qui donne à chaque chose son noyau d’être,  celle-ci est en nous comme nous sommes en elle. Développons cette vision vivante de la Nature, voyons en elle un milieu c’est-à-dire une vie en transition et nous comme un milieu dans ce milieu, comme une vie en transition dans la vie en transition, tout change. La Nature devenant ce que l’on vit dans un apport de vie à vie on se met à la vivre. Et se mettant à la vivre on commence à découvrir ce quelle est à savoir, une énergie spirituelle comme le dit Bergson, composée de mille manières nuancées et subtiles de se tenir en équilibre de façon harmonieuse. D’où l’ouverture à un trésor d’enseignements. On s’en rend compte quand il s’agit de bâtir une maison écologique. Que de savoirs ingénieux, subtils et profonds il faut pour cela. 
L’écologie est un état de conscience, un état de conscience tout à fait extraordinaire. Il est possible de parvenir à une relation équilibrée avec l’écologie, en entreprenant une révolution spirituelle consistant à devenir sérieusement vivant. 
Les abbayes chrétiennes au moyen-âge ont su développer un art de la vie naturelle. La sagesse chinoise du Tao est l’exemple même d’un art d’être sérieusement vivant. L’acupuncture également. Les méthodes et les sagesses pour vivre en harmonie avec la Nature existent et ce depuis longtemps. À nous de les utiliser. 
Bertrand Vergely 

samedi 11 août 2018

Anthropocène

L'Anthropocène, soit l'ère de l'homme, est un terme relatif à la chronologie de la géologie, proposé pour caractériser l'époque de l'histoire de la terre qui débute lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l'écosystème terrestre.

Ce terme a été popularisé à la fin du XX° par le météorologue et chimiste de l'atmosphère Paul Josef Crutzen, prix nobel de chimie en 1995 et par le biologiste par Eugène Stroermer, afin de désigner une nouvelle époque géologique qui aurait débuté à la fin du XVIII° avec la révolution industrielle et succèderait ainsi à l'Holocène, période interglaciaire de ces 10 000 dernières années succédant au Würm, dernière période glaciaire après laquelle, la remontée du niveau des océans procède d'environ 100 à 120 mètres jusqu'au niveau actuel.  



Anthropocène est un néologisme construit à partir du grec ancien ἄνθρωπος (anthropos, « être humain ») et καινός (kainos, « nouveau », suffixe relatif à une époque géologique), en référence à une nouvelle période où l'activité humaine est devenue la contrainte géologique dominante devant toutes les autres forces géologiques et naturelles qui avaient prévalu jusque-là.

Les activités humaines ont la capacité de provoquer des modifications importantes de l'environnement terrestre, notamment via :

Comme pour chaque époque définie par la trace des créations témoins de leur temps, une autre histoire de l'art est en cours dont l'esthétique de l'oeuvre d'art en général en ressort modifiée. 

L'artiste écosophe Nathalie Blanc lui donne le nom d'Ecoplastie, que Paul Ardenne, historien de l'art, augmente par cet autre néologisme de l'Antropocénart, consistant à explorer l'engagement écologique bien au delà de l'idéologie verte, mobilisée désormais comme filtre de vertu en toute circonstance, dans les codes culturels de la pensée unique. 


ICI PLUS QU'AILLEURS, 
NOTRE EPOQUE PEUT ETRE REVELEE, 
PAR LES DIVERSITES PRESQU'ILIENNES
 D'UNE FIN DE TERRE ... ENCORE ATTACHEE ... 
MEDOC / MEDIUM AQUA / ENTRE DEUX EAUX    

jpa pour ALV