samedi 6 juillet 2019

MERCOSUR

MERCOSUR
acronyme pour Marché commun du Sud

abrégé de l'espagnol Mercado Común del Sur 
ou de Mercosul, du portugais Mercado Comum do Sul,

 communauté économique regroupant 
plusieurs pays de l'Amérique du Sud.


Le MERCOSUR  pour l'Amérique du sud 
est une sorte de pendant au CETA 

( Comprehensive Economic and Trade Agreement, 
signé le 30 octobre 2016 et entré en vigueur le 21 septembre 2017 ) 

pour l'accord commercial bilatéral de libre-échange 
entre l'Union européenne et le Canada.


Il est un temps pas si lointain, où l'on pouvait qualifier le secteur agricole français de puissance économique, fleuron de notre balance commerciale, point d'appui solide de notre économie entière. Depuis, la perte de compétitivité qui n’autorise plus à accepter de nouvelle concurrence nous oblige à poser la question trop longtemps occultée, malgré les drames humains proliférant dans le monde paysan: 


Quelle agriculture voulons-nous ? 

Particulièrement aujourd'hui avec l'annonce de l'accord de libre-échange entre l'Europe et les pays du Mercosur, la grande majorité des réactions de nos agriculteurs redoutent cette nouvelle concurrence. L'agriculture française va en pâtir, en particulier le secteur de l'élevage à viande, pour lequel beaucoup voient là une sentence de mort programmée. La réaction émise par le sénateur de la Manche, Jean Bizet, vétérinaire de formation et considéré comme un des spécialistes des questions agricoles au sein du groupe LR au Sénat reste équivoque lorsqu’il argumente sur le fait que ce serait le manque de compétitivité de la filière viande française qui la fragiliserait face à cette nouvelle concurrence, tout en suggérant dans un second temps, de lui rendre cette compétitivité en acceptant l'accord, qu'il estime bon par ailleurs. Il sagirait donc de considérer l’agriculture française avec des réserves suffisamment fortes pour encaisser un nouveau coup dur, sans reposer une fois de plus clairement la question: 

Quelle agriculture voulons-nous ?


Cette question n'a pas été posée par quelque ministre de l'Agriculture que ce soit, tous partis confondus, depuis très longtemps. A la base, nous avions une agriculture dont la richesse tenait dans la variété des productions, dans la faculté à produire tant dans la tradition et le terroir que pour des volumes et l'export. Il existait une forme d'équilibre entre tout cela sur notre territoire national, certains étaient plus riches, d'autres peut-être plus épanouis, en tout cas tout le monde vivait dans un équilibre dont il n'est plus question aujourd'hui. Entre-temps, sans qu'aucune décision politique n'ait été prise pour cela, nous avons basculé peu à peu dans une forme de vocation au modèle unique, lequel évolue selon les tendances imposées par l'immédiateté. 
A l'heure où la France se désindustrialise pendant que le monde émergeant s'industrialise, l'agro-industrie, si décriée désormais, a eu ses beaux jours, la réaction sous forme de dogmatisme vert a aussi eu pour vocation de reléguer le paysan au rang de simple individu obéissant, ce qu’il ne sera jamais tout à fait, la stase s’installant alors comme maladie chronique, faute de pharmakon régulateur de la démesure.
Il s'avère désormais presque tabou de vouloir rechercher des rendements puisque les méthodes de production sont montrées du doigt. Parallèlement, nombre d'agriculteurs aux méthodes traditionnelles de qualité ne tiennent pas, en raison d'une part de normes qui leur réclament de véritables laboratoires s'ils transforment leur lait en fromages ou leur viande en charcuterie, et même sans cela dans les dimensions de leurs bâtiments ou autres détails parfois invraisemblables qui font le bonheur de contrôleurs plus assidus chez les paysans qu'aux autres maillons de la chaine alimentaire. Dans le Cantal par exemple, le lait issu des salers est payé le même prix que celui des "Hollandaises", les prim'Holstein, bien plus productives même si moins qualitatives... 
Produire de la valeur ajoutée ne suffit plus, il faut aussi la vendre en tant que telle. Et donc s'équiper, s’endetter au détriment de l'équilibre économique, suspendu aux tarifs de marché. Les exploitations familiales se retrouvent dépendantes des lois de marché où, à l'étranger, les mêmes productions dépendent de grosses structures capables d'économies d'échelle, sans parler de distorsions de concurrence sur le coût du travail ou sur l'évolution des normes.
L'absence de politique agricole claire, quelle que soit son ambition, conduit à des drames humains provoqués par les non-décisions aux moments clés. Il ne suffit pas d’une posture et d'un discours rassurant au salon de l’agriculture pour que les situations s'améliorent mais de défendre des positions dans une action concrète à Bruxelles ou à Strasbourg.
Pour la viande, la concentration des moyens s'est opérée au niveau des abattoirs, avec les dérives que l'on sait et les vidéos choc au détriment de ceux qui ont perdu le contrôle de leurs outils, qu'historiquement ils avaient pourtant créés : les éleveurs. La qualité n'est plus rémunérée, à de rares exceptions près et les tendances sociétales vont à l'encontre d'une alimentation fournie en viande. Alors que nous avons à la base en France la chance d'avoir Le terroir varié et de qualité de la France perd de son intérêt et les éleveurs arrêtent au fil des ans, les savoir-faire ne se transmettent plus jusqu’au point de non retour. 
Le sursaut citoyen n'interviendra que le jour où la société se rendra compte dans son assiette, ne peut plus avoir ce qu’elle avait banni des années plus tôt. Notre agriculture n'est pas suffisamment compétitive aujourd'hui pour appréhender sereinement de nouvelles concurrences, car elle n’est pas faite pour les accords de libre-échange d’un monde globalisant, servant à éviter des conflits armés dont on ne veut plus, comme si une guerre propre pouvait devenir soutenable au prix du lourd tribu de l’extermination du monde paysan et des exceptions culturelles et patrimoniales dont ils sont les garants.

Quelle agriculture
voulons-nous 
aujourd'hui ?

Revenir à la polyculture en alternant céréales et légumineuses, n'est pas un retour vers le passé mais au bon sens. L'abandon de la jachère depuis le XVIII° et la rotation de la culture associant les légumineuses et autres fourragères, luzerne, trèfle ou sainfoin, a permis à la France de ne plus connaître la disette et la famine, libérant des forces continues pour financer l'industrialisation, sans améliorer pour autant la condition paysanne. 

Aujourd'hui, nous sommes à l'heure de l'Europe et des questions environnementales et sociétales guidées par l'objectif de la neutralité carbone. Les subventions saupoudrées ça et là doivent être transformées en charges de services environnementaux. Une partie du financement de la politique agricole commune doit soutenir les municipalités engagées dans le "bio" qu'il faut comprendre en agriculture raisonnée, appliquée directement à la restauration collective, les cantines scolaires, valorisant les agriculteurs de proximité en leur garantissant l'achat de leurs productions au prix juste.  
Les états généraux de l'alimentation lancés le 20 juillet 2017 auraient pu définir les valeurs fondamentales sur lesquelles doit reposer l’agriculture française contemporaine, héritière des sciences de la vie et de la terre … ils auraient pu … les états généraux de l’alimentation … s’ils avaient voulu …
ICI COM' AILLEURS

le pays Médoc nouvellement équipé de son PNR, 

se doit de mettre la priorité sur son essentialité,

pour son autonomie et pour son rapport au monde.

jpa pour ALV   

lundi 24 juin 2019

Piscine TOURNESOL, la genèse


Qui doit assumer la responsabilité de la destruction 
de la piscine Tournesol de Lesparre-Médoc ?


Mai 2011
présentation faite auprès de la municipalité et de la CDC, d'un projet d'animation culturelle innovant et resté lettre morte, projet porté par Jean-Pierre Alcouffe et Franck Ancel, soutenu par Philippe Dorthe du Conseil Régional d'Aquitaine et Bernard Scholler, architecte des piscines Tournesol, lauréat en 1969 du concours national "Mille Piscines", proposant sa présence honorifique à l'événement souhaité durant la période d'affluence opportune du week-end estival du 15 août. 
L'initiative de ce projet en adéquation avec Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture de l'époque, était destinée à être reliée par les médias et les réseaux sociaux et avait pour but de soutenir l'intérêt patrimonial pour l'édifice, afin d'étayer un dossier de demande de subventions pour sa remise en état et sa candidature de classement au Patrimoine industriel du XX° siècle. 
voir notre post du 1° avril 2016 sur le blog Autrement La Ville / 
"Un enfant du pays se noie dans un verre d'eau"
https://autrementlaville.blogspot.com/2016/04/un-enfant-du-pays-se-noie-dans-un-verre.html

Avril 2013
article du 19.04.2013 dans le Sud-Ouest, annonçant la décision des élus de la ville et de la CDC d'opter pour la remise en état de la piscine nécessitant un an de fermeture avec en compensation, la thésaurisation des frais de fonctionnement d'environ 350 000 € par annuité.
"... de la démolition pure et dure à la construction d'un centre aquatique, évaluée à 6,150 M€ H.T., on n'a pas l'argent pour financer un tel projet." (déclaration de Jean-Jacques Corsan, Président de la CDC, à l'issue de laquelle la réhabilitation du bâtiment existant l'a emporté pour un montant estimé à 2,930 M€ H.T., y compris la construction à neuf de nouvelles annexes.)
"...en adoptant le principe de la réhabilitation de la piscine, les élus de Coeur Médoc ont écarté définitivement sa démolition ... Il est vrai que les municipales ne sont pas loin et que ce principe pourrait être revu par la prochaine équipe élue en mars 2014." (commentaires de la journaliste Sylvaine Dubost)
voir notre post du 6 juin 2016 sur le blog Autrement La Ville / 
"Nager en eaux troubles"
https://autrementlaville.blogspot.com/2016/06/nager-en-eaux-troubles.html

Septembre 2013: 
article du 18.09.2013 dans le Sud-Ouest, confirmation des travaux de rénovation et démarrage des travaux avec 200 000 € attribués à une première tranche sur diagnostic sommaire du nouveau directeur des services techniques de la CDC.
voir notre post du 1° octobre 2016 sur le blog Autrement La Ville / 
"Rénovation ou Destruction ?"
https://autrementlaville.blogspot.com/2019/03/renovation-ou-destruction.html

Juin 2014
fermeture de la piscine par décision de la nouvelle municipalité dirigée par le maire sortant dans le cadre de son nouveau mandat. La perspective d'un parc aquatique est révélée avec la chronique d'une mort annoncée pour la piscine Tournesol, pronostiquée plus d'un an avant par la journaliste Sylvaine Dubost, promue en tant qu'adjointe à la Culture dans la nouvelle équipe municipale du maire réélu.
voir notre post du 10 septembre 2016 sur le blog Autrement La Ville / 
"Tournesol et nage à contre courant"
https://autrementlaville.blogspot.com/2016/10/tournesol-et-nage-contre-courant.htm

Décembre 2015
rétropédalage des élus de la nouvelle municipalité et de la nouvelle CDC Coeur MEDOC / Les projets reviennent au point mort. (article S-O Arnaud Larrue) 
voir notre post du 21 décembre 2015 sur le blog Autrement La Ville / 
"La piscine à vau-l'eau"
https://autrementlaville.blogspot.com/2018/08/la-piscine-vau-leau.html

Janvier 2016
article du 13.01.16 dans le Sud-Ouest, la piscine intercommunale se fera ... mais quand ? (Article S-O Arnaud Larrue)
voir notre post du 18 janvier 2016 sur le blog Autrement La Ville / 
"Piscine intercommunale ... mais quand ?"
https://autrementlaville.blogspot.com/2016/01/piscine-intercommunale-mais-quand.html

Août 2016
article du 01.08.16 dans le Sud-Ouest, annonçant la destruction de la piscine courant septembre, avec la promesse d'être avantageusement remplacée par un parc aquatique dont l'inauguration est programmée pour début 2018.
report de l'article S-O dans notre post du 14 août 2017 sur le blog Autrement La Ville / 
"Nager dans le brouillard"
https://autrementlaville.blogspot.com/2017/08/nager-dans-le-brouillard.html

Mi-Août 2016
démolition de la piscine, prévue courant septembre et anticipée au W-end du 15 août, probablement en acte performatif de la célébration contemporaine de l'assomption. Le grand discours de la municipalité sur la sensibilité envers le patrimoine se révèle inversement proportionnel aux actions menées. D'autres municipalités dans un même temps et pour un même cas donnent fort heureusement un autre exemple.
voir notre post du 20 août 2016 sur le blog Autrement La Ville / 
"Tournesol, exemple de recyclage"
https://autrementlaville.blogspot.com/2018/08/tournesol-exemple-de-recyclage.html

Octobre 2016: 
des hauts débats, des chiffrages à revoir, un ensemble paradoxal d'incertitudes distordant face à l'empressement de la démolition de l'existant. (Le projet de centre aquatique en débat / article S-O Julien Lestage)
report de l'article S-O dans notre post du 5 novembre 2016 sur le blog Autrement La Ville / 
"Piscine des hauts débats"  
https://autrementlaville.blogspot.com/2019/02/piscine-des-hauts-debats.html

Décembre 2016: 
La CDC prend conscience de la nécessité de réduire la voilure du projet de Parc aquatique, reprenant l'humilité d'un simple projet utile de piscine intercommunale.(article S-O du 14.12.16 "Baisse du coût de la piscine", avec la déclaration de Jean-Brice Henry, nouveau Président de la CDC:
"... je voudrais qu'on valide ce projet, afin qu'on puisse avancer et présenter le dossier pour obtenir des subventions."
Aveu d'un dossier non abouti pour des subventions à solliciter postérieurement à la démolition précipitée de l'existant, initialement destiné à être réhabilité ...
voir notre post du 17 décembre 2016 sur le blog Autrement La Ville / 
"La piscine prend un coup"    
https://autrementlaville.blogspot.com/2019/03/la-piscine-prend-un-coup.html

Septembre 2018
4 ans sans piscine, le parc aquatique qui aurait du être inauguré en début d'année 2018 manque cruellement d'élan pour le premier coup de pioche de sa construction. Les enfants doivent donc intégrer l'intelligence artificielle de leur époque, en apprenant à nager virtuellement en regardant des tutoriels dans une calme déconstruction de la ville. 
https://autrementlaville.blogspot.com/2018/01/calme-deconstruction.html

Nouvelles déclarations, nouveaux engagements et réduction de voilure pour de nouveaux délais qui ne seront toujours pas tenus.   

A LA UNE LESPARRE-MÉDOC
"La piscine, un projet qui tient la route, la livraison du chantier prévu pour 2020"
« En ce qui concerne la piscine, nous sommes dans la phase de l’avant-projet définitif (APD). L’APD définit la nature technique du dossier. Cette étape devrait être restituée par l’architecte à la fin du mois. Il s’agira ensuite pour la CdC de valider cette étape et les coûts d’objectifs. Au niveau du financement, nous devrions avoir une aide assez conséquente du Département de la Gironde. Mais il s’agit de rester prudent, car il n’y a pas eu encore d’arrêté. La Région a inscrit ce projet en commission permanente pour le mois d’octobre. Nous avons été retenus au titre du Centre national pour le développement du sport. Des fonds Européens sont aussi disponibles. Sur le plan technique et financier, ce projet avance bien. En prévisionnel, le coût total de l’opération s’élève à 6,368 millions d’euros. La part à charge pour la CdC étant de 50 %. Les travaux devraient commencer au plus tard au début de l‘année 2019. Il faut prévoir un an de chantier et la livraison pour le début d’année 2020. Dans le détail, il s‘agira d’un bassin de 25 mètres avec quatre couloirs. Un deuxième bassin de loisir-apprentissage est prévu à côté. Notre objectif est d’assurer la natation scolaire, de faire revenir les clubs sportifs, d’assurer à la population locale un service. Nous n’avons pas pris en compte la dimension touristique. Elle existe dans le privé. Ce ne sera pas un parc aquatique. »

Mai 2019: 
mise en doute par le Président de la CDC, du rappel d'antériorité des faits, porté par la prise de parole de Charlotte Fargeot, conseillère communautaire et conseillère municipale d'opposition du groupe AUTREMENT LA VILLE à Lesparre-Médoc, lors de la réunion du conseil communautaire reportée dans le S-O du 22.05.19 (Article Julien Lestage).

Juin 2019: 
Sud-MEDOC / Nord-MEDOC, à chacun sa méthode, comme le confirme l'article du S-O du 4.06.19: "Un projet de piscine s'invite en Sud-MEDOC" (Article Julien Lestage)


Au sud, on s'uni autour d'un projet de bien public commun, pour favoriser l'apprentissage de la nage, pendant qu'au nord, plus que de simplement démolir, on détruit une piscine existante à caractère patrimonial, dans l'ambition d'un projet ludique de Parc aquatique mais pour lequel on s'aperçoit plus tard, ne pas avoir de budget nécessaire à sa réalisation, en privant de fait depuis 5 ans, les enfants de cet apprentissage élémentaire.



Les sollicitations en appels au secours victimaires auprès des plus hautes instances de la république ne pourront pas éternellement occulter les intentions déconstructivistes mises en oeuvre, ayant conduit à l'impasse dans laquelle la ville et la CDC se sont elles mêmes engagées, dans le non respect du bien commun, provoquant en conséquence à terme, un surendettement conséquent pour la collectivité, face auquel la thésaurisation des frais de fonctionnement initialement argumentée en 2013 ne semble plus d'actualité, représentant sur 5 ans plus de 1,7 M€ (350 000 € x 5) auquel il faut ajouter les 200 000 € débloqués pour travaux quelques mois avant la destruction ??? et qui semblent bien avoir été affectés à d'autres priorités, sans pour autant pouvoir en rendre compte. 

AUTREMENT LA VILLE pose la question par la voix de Charlotte Fargeot à chaque conseil communautaire sans avoir à ce jour pu obtenir la moindre réponse cohérente.



Dans le contexte des responsabilités des élus en transparence démocratique liée à l'intérêt général, il est désormais impératif de répondre à la question essentielle que l'ensemble des administrés se pose après 5 années sans piscine:


   
QUI DOIT ASSUMER 
LA RESPONSABILITE 
DE LA DESTRUCTION 
DE LA PISCINE TOURNESOL 
DE LESPARRE-MEDOC ?



Synthèse adressée le 24 Juin 2019 
à l'ensemble des élus 
membres du conseil communautaire 
MEDOC COEUR DE PRESQU'ILE 
et membres du conseil municipal de 
LESPARRE-MEDOC.





Pour rappel, plusieurs piscines Tournesol ont bénéficié du label "Patrimoine du XX° siècle" après leur réhabilitation :


en 2000 : la piscine Tournesol de Bonneveine à Marseille (Bouches du Rhône)

en 2006 : la piscine Tournesol de Carros-le-Neuf (Alpes Maritimes)

en 2012 : la piscine Tournesol de Biscarrosse (Landes)

La piscine Tournesol demeure l’un des édifices construits en série les plus importants en France en fonction de quoi, elle appartient à notre patrimoine architectural. 

Elle fait aussi partie de l’imaginaire de beaucoup de gamins qui ont grandi à côté ou ont appris à nager dedans. Son apparence incongrue faisait partie du paysage urbain de près de 200 localités. Aussi, elle demeure un témoignage saisissant d’une volonté politique particulièrement ambitieuse, symbole des Trente Glorieuses.


Trois de ces piscines ont été labellisées "Patrimoine du XXe siècle" depuis l’an 2000, assurant, malgré l’absence d’une protection spécifique,  une prise en compte de la valeur patrimoniale des édifices à l’avenir. L’esthétique des années 60 connaissant aujourd’hui une forme d'intérêt depuis la vision futuriste des designers de l'époque, les piscines Tournesol suscitent aujourd’hui également l'intérêt des collectionneurs et des amateurs d'art pour celles qui existent encore sur les 183 modèles construits.



La coupole en tuiles polyester et ses 36 arcs métalliques dont 12 escamotables, mise au point par l'ingénieur Thémis Constantinidis, permettait de découvrir sur un angle de 120°. L'apparence futuriste en soucoupe volante de l'ouvrage qui aura marqué des milliers d'écoliers, était fortement appuyée par les 7 hublots présents un arc sur deux. 

Chaque piscine avait ses petites différences, celle de Lesparre-Médoc avait la particularité de disposer d'une coupole de couleur ocre. 





La maquette de ce type de piscine 
est exposée à Paris à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, 
dans la galerie d'Architecture moderne et contemporaine.






La sensibilisation sur le sujet, 
entreprise il y a 8 ans auprès des élus, 
n'ayant suscité aucune prise 
en considération de leur part, 
libre à chacun d'apprécier 
la destruction précipitée et irraisonnée 
d'un bâtiment de bien public à caractère patrimonial,
 sans tenir la promesse et les engagements 
pris pour son remplacement 
et le maintien de sa fonction d'intérêt général.


cf & jpa pour ALV 



  


 

samedi 1 juin 2019

PNR MEDOC / 52-1


Le Médoc classé en Parc Naturel Régional 





Classé par décret officiel le vendredi 24 mai 2019, 
le Parc naturel régional Médoc 
devient le 54e Parc naturel régional de France 
et le 5e en région Nouvelle Aquitaine, 
destiné à permettre une meilleure cohésion 
entre les différents acteurs d’un territoire, 
au cœur de la démarche d'une 
transition écologique concertée.


51 communes rassemblées sur les 52 constitutives du Pays Médoc, la commune de Vensac n'ayant pas cédé à l'appel consensuel de l'unité, le conseil municipal s'étant prononcé contre son intégration au PNR, qui concerne désormais 102 750 habitants vivants sur un territoire de près de 234 000 hectares, réparties en 4 communautés de communes. 

Le Parc naturel régional Médoc a pour but de porter l’identité historique, géographique, naturelle et culturelle de toute la presqu’île médocaine, constituée de plusieurs entités paysagères, littoral atlantique à l’Ouest, estuaire de la Gironde à l’Est, terrasses viticoles, marais et landes médocaines jusqu'en Pointe de Grave en extrémité presqu’îlienne. 

A travers son projet Parc, le Médoc se veut être un territoire d’expérimentation, d’information et de sensibilisation au sein duquel chacun peut s’engager volontairement. Le Parc se définit comme étant un outil de concertation entre les acteurs locaux (élus, associations, entrepreneurs, agriculteurs…) et d’échanges avec les habitants. La charte de développement qui guide l’ensemble des actions menées par le Parc, d’une durée de 15 ans, a été construite pour le Médoc et par les Médocains. Elle permettra la mise en œuvre d’un programme d’actions au service des projets de ses acteurs.  

Pour une parfaite présentation, 
veuillez consulter le site du Pays Médoc: 
www.pnr-medoc.fr  



52 - 1 

Quant à revenir sur le choix de la commune de Vensac, il s'agit, non pas de stigmatiser cette municipalité à l'unique prétexte qu'elle serait la seule à s'extraire d'un projet commun pour se donner un genre, mais il s'agit d'écouter, avec attention, dans le contexte d'un projet de cette importance qui se doit de fédérer, il s'agit d'écouter plus que de simplement entendre, d'écouter les arguments ayant motivé cette décision, qui ne peut être au seul fait d'un caractère singulier attribué aux vensacais, mais peut-être le ressenti d'un plus grand nombre, un peu partout réparti avec peut-être un même sentiment diffus, sans réelle plate forme d'expression. 

Cette écoute attentive participe 
de cette transition écologique concertée 
qui justifie le PNR MEDOC. 

  Il est intéressant de noter la singularité environnementale de Vensac,
avec ses 750 habitants particulièrement attachés aux 2 kms de littoral,
délimitant naturellement la commune en extrémité ouest, 
par une des plages les plus secrètes de la cote sauvage, 
entre Montalivet-les-Bains et le centre naturiste Euronat. 

La préservation de cet espace naturel est une priorité 
soutenue notamment par le conservatoire du littoral 
qui peu à peu rachète les dunes aux propriétaires privés. 

Le lieu échappe de fait à une destination de station balnéaire, 
la baignade reste sans surveillance 
pour une plage qui n'est pas indiquée depuis Vensac. 

Extraits de différentes déclarations du Maire de Vensac et des vensacais dans la presse locale:   
Le maire, Jean-Luc Piquemal, estime que la commune n’a rien à attendre du parc et du Syndicat mixte Pays Médoc. 

... La commune de Vensac s’est exclue du périmètre du futur Parc naturel régional (PNR) par un vote largement majoritaire contre le projet de charte, lors de la réunion du Conseil municipal ...
Depuis déjà plusieurs réunions publiques du Conseil municipal, le maire Jean-Luc Piquemal ne cachait pas son hostilité au nouveau projet territorial porté par le Syndicat mixte Pays Médoc et incitait vivement les élus à lire attentivement les termes du document de présentation ...
L’enquête publique s’était déroulée fin 2017, le Comité syndical du Pays-Médoc a approuvé le projet le 4 avril 2018. Intervient maintenant la phase de validation par les collectivités territoriales concernées. La délibération défavorable d’une commune exclura celle-ci du périmètre du parc. La Région arrêtera ensuite le périmètre définitif pour une durée de quinze ans (2018–2033).
Jean-Luc Piquemal, avant toute autre argumentation, a rappelé que le document, illogiquement reçu en mairie après l’enquête publique, ne permettait donc pas aux élus de réfléchir valablement. Cette approche faussée selon lui, lui a fait percevoir une accumulation de contraintes supplémentaires et déplorer la passivité des autres maires et élus concernés devant « un nouveau déclin de la commune ».
Pragmatique, il a relevé que « rien de concret n’est issu de Pays Médoc, il n’y a rien à attendre du PNR ». Le verbiage théorique ne tient pas face aux exemples, selon le maire. Ainsi ces dernières années, a-t-il multiplié les déplacements et réunions afin de participer à l’élaboration d’une charte de la forêt à la demande de Pays Médoc : « Résultat néant ».
Face au maire, Régis Lucenet a plaidé en vain l’esprit de simple adhésion à une stratégie de développement d’un territoire justement trop disparate, une démarche qui n’implique aucune obligation ni contrainte supplémentaire, la création d’un outil au service d’un groupe, la reconnaissance d’un label.

Du côté des habitants, le sujet laisse souvent perplexe. « Je n’ai pas assez d’éléments pour me prononcer » ou « le Conseil municipal devait avoir de bonnes raisons de refuser » sont des réponses qui reviennent souvent. Pour la plupart, les missions de protection du patrimoine naturel, d’aménagement et de développement économique et social du PNR sont trop abstraites pour les toucher dans leur quotidien. Une certaine indifférence qui n’est pas sans rappeler « le peu de participation des citoyens » pointée du doigt par la commission d’enquête, en janvier 2018, à la suite de la consultation publique. Environ 80 contributions avaient été enregistrées.  

« Réserve d’Indiens » 

Parmi les témoignages de vensacais, 
nombreux soutiennent la décision du Conseil municipal. 

« En lisant attentivement le projet, je n’ai trouvé aucun axe de développement économique. On aurait pu imaginer des actions en termes d’énergies renouvelables ou de protection de zones aquifères. » Jugeant en outre que la charte n’est pas adaptée au contexte local, le sexagénaire se félicite donc de ce « pôle de résistance » contre cette « réserve d’Indiens ». 

Le budget du Parc naturel régional s’élèvera à 1,8 million d’euros « pour décliner toutes les actions de la charte », explique Aurélie Hocheux, directrice du Pays Médoc. Il sera financé à 30 % par la Région, à 19 % par les communautés de communes. Le Département participera aussi à hauteur de 15–16 %. Pour le reste, des subventions seront sollicitées selon le projet mis en œuvre auprès, par exemple, de l’Union européenne, de l’Agence régionale de santé, de l’Agence de l’eau…

« Je ne suis pas sûr d’être dans le vrai », reconnaît le maire de Vensac, Jean-Luc Piquemal. Mais l’édile maintient sa position contre une intégration au Parc naturel régional du Médoc. Il perçoit ce dernier comme « une strate supplémentaire » ... Favorable au départ à l’émergence du syndicat mixte Pays Médoc, il considère aujourd’hui que celui-ci « n’a débouché sur rien ». 

« Vensac était commune pilote pour la charte de la forêt. Vous pouvez me parler de ce document  ? » demande-t-il ironiquement, estimant qu’elle n’a rien produit de concret. L’élu compte demander à la Communauté de communes, également membre du PNR, la part revenant à Vensac. « Je suis là pour défendre mes contribuables », justifie-t-il. 

Questionné sur d’éventuels futurs regrets à ne pas faire partie du PNR, il affirme souhaiter en avoir : « Ça voudrait dire que je me suis trompé et que le PNR est utile. »

LE PNR est une OPPORTUNITÉ POUR LE MÉDOC, 

par la VALORISation de SES RICHESSES,

ENVIRONNEMENTALES ET PATRIMONialEs. 

//

LE LABEL "PARC NATUREL RÉGIONAL" 

un outil particulièrement adapté 

AUX PROBLÉMATIQUES Du TERRITOire, 

a la fois fragile et en mutation, 

en conséquence, 

deux fois plus vulnérable. 

//

Ne serait-ce qu'à ce titre, 

toute assimilation à d'anciennes 

pratiques d'appareils, 

serait une déconvenue fatale pour tous ceux, 

d'ici & d'ailleurs, 

qui sont en phase avec les valeurs 

véhiculées opportunément 

par cette nouvelle institution, 

qui se doit de n'oublier personne. 

//

Comme tout territoire, le PNR Médoc 

devient un espace défini par des limites, 

obligeant a déterminer un centre fédérateur, 

géographique ou symbolique. 

//

Dans la mesure où le PNR MéDOC, 

vient prolonger l'expression du Pays MEDOC, 

il aurait été nécessaire 

que cette question émerge en temps utiles.  

    

+

Sur ce sujet, l'association MEDOC XXI travaille à l'élaboration d'un projet artistique multi supports (photographie, vidéographie, texte, sonoplastie, installation...) intitulé :

"52 clochers dans les arbres"

Le double MEDOC Ribeyron / Landescòt et ses 52 communes comme sujet dichotomique culture / nature, constitue la couche sédimentaire des relations entre l'homme et son rapport au territoire, entre le Pays Médoc et son Parc Naturel régional. 

(voir notre post ALV "Euromédocain" du 6.02.2017)
        
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