samedi 5 octobre 2019

ENVIRONNEMENT ou crise climatique ?

Texte du discours de Greta Thunberg, 
déclaré au début du sommet de l'ONU, 
le 23 septembre 2019 à New-York, 
consacré à la lutte contre le changement climatique.


Mon nom est Greta Thunberg, j'ai 15 ans et je suis suédoise. Je parle ici à la COP24 au nom de l'association Climate Justice Now. 

La plupart des gens pensent que la Suède est un trop petit pays pour avoir une action digne d'être prise en compte. Au contraire, nous avons la conviction que nul n'est si petit qu'il puisse faire bouger les choses. Preuve en est que quelques enfants ont pu faire la une des journaux autour du monde rien qu'en arrêtant d'aller à l'école, alors imaginez ce que ça ferait si tout le monde s'y mettait et si on se mettait à vraiment le vouloir ...

Vous répétez le sempiternel discours de la croissance verte parce que vous avez peur d'être impopulaires. Vous imaginez rien d'autre que pousser toujours plus loin les mauvaises idées qui nous ont mis dans cette impasse, alors que la seule bonne idée serait de tirer le signal d'alarme.
Vous n'êtes pas assez adulte pour dire les choses telles qu'elles sont, pour constater le désastre qe vous laissez à nous les enfants. Pour moi, être impopulaire est le dernier de mes soucis. Ce qui m'importe c'est la justice climatique et une planète vivable.

Notre civilisation est actuellement sacrifiée au bénéfice d'un très petit nombre de personnes qui continuent à amasser d'énormes sommes d'argent. Notre biosphère est sacrifiée pour que les gens riches dans les pays comme le mien continuent à vivre dans le luxe. Et ce sont les souffrances de la grande majorité des gens qui alimentent le luxe d'un très petit nombre de privilégiés.

En 2078, j'aurai 75 ans. Le jour de mon anniversaire, mes petits enfants seront peut-être autour de moi et ils me demanderont pourquoi vous n'avez rien fait alors qu'il était encore temps d'agir. Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout alors que vous êtes en train de leur voler leur futur devant leurs yeux. Tant que vous ne voudrez pas vraiment étudier ce qui doit être fait au lieu de regarder ce qui est politiquement acceptable, il n'y aura aucun espoir. On ne peut résoudre une crise sans considérer que c'en est une. Nous devons laisser les énergies fossiles dans le sol et nous concenter sur les questions d'équité. Et si aucune solution n'est compatible avec le système actuel, alors il faut se résoudre à changer le système.

Nous ne sommes pas venus jusqu'ici pour mendier auprès des dirigeants ce ce monde. Ils nous ont ignorés jusqu'ici et comptent bien continuer à le faire. Les excuses n'ont plus cours et le temps manque. Nous sommes venus vous dire que l'heure du changement a sonné et que cela vous plaise ou non, le pouvoir appartient au peuple. Merci. 

Traduction française @sykAdap


Aussi vertueux que puissent être les propos de Greta Thunberg, ce texte n'est pas uniquement un cri d'alarme face au réchauffement climatique. La crise climatique ne concerne pas que l'environnement et inversement. La prise de conscience climatique ne peut pas à elle seule couvrir les champs de crises des droits de l'homme, de la justice, de la laïcité, de la démocratie, de la santé publique, de la sécurité... sauf dans une démarche révolutionnaire qui consisterait à protéger les coquelicots pour qu'ils poussent en cheval de Troie.

A LESPARRE COM'AILLEURS, 

ne pas confondre,

menace du climat et déconstruction de notre environnement,

ne pas confondre,

instruction média-calibrée et intelligence de la terre ... 

la panne d'essence, c'est la panne des sens. 


                             jpa pour ALV 
     



samedi 21 septembre 2019

Reconnaissance du monde paysan = Identité des territoires

La déconnexion entre ville et campagne est une menace de carence culturelle pour nos sociétés en transition. Les valeurs du monde paysan ne font plus partie ni des valeurs de ceux qui aimeraient revenir à la campagne, ni même parfois de ceux qui y vivent. 

La société toute entière perçoit encore le monde agricole mais ne reconnait pas le monde paysan dans son ensemble, paysans de la terre et paysans de l'eau, comme patrimoine commun d'utilité publique.

Aujourd'hui le monde paysan est perçu plus par les encadrements liées au secteur de l'agriculture, transmetteur malgré tout d'essentialité, pour notre rapport conscient à notre alimentation et nos relations organisées dans son partage.
  
Les urbains, 95 % de la population française, entretiennent une image de l'agriculture soit nostalgique, soit passéiste, sans rien connaître ou presque de la technicité et du professionnalisme du monde agricole d'aujourd’hui, de l’ampleur des normes sanitaires, des obligations légales, des contrôles répétés, du nécessaire respect du droit du travail, des cahiers des charges draconiens des acheteurs… Aujourd’hui, pour avoir une exploitation agricole, il faut être bon dans tous les domaines. Mais pour l’opinion publique, l'agriculteur est un paysan, plus ou moins cul terreux, associé à la pénibilité, aux durs travaux physiques pour de maigres revenus et suspect quand il gagne sa vie. 

Tout le monde s’autorise à donner des leçons d'écologie aux paysans, ce qu’on ne ferait pas dans l’automobile, l’énergie ou l’architecture par exemple.

Il y a aujourd'hui une rupture entre la vie des citadins et la vie réelle des agriculteurs. Les citadins ne savent plus réellement ce qu'est la campagne sauf à décider de quitter la ville pour y vivre, en emmenant dans leurs valises de certitudes, leur mode de vie de citadins à placarder dans ce décor si exotique.

Au début du 19ème siècle, l'activité agricole occupait la moitié de la population française, aujourd'hui il n'y a plus qu'un million d'actifs rattachés à 450 000 exploitations en France, soit moins de 2% de la population. Jusqu'à 1932, la moitié de la population habitait encore à la campagne quand aujourd'hui, 80% des Français vivent en espace urbain.

Pendant des années, on a véhiculé une forme d'idéal de la campagne, un peu dans le genre "Martine à la ferme" et lorsque la révolution silencieuse des années 60 a eu lieu dans le domaine agricole, elle n'a pas été perçue par la population continuant à entretenir l'image des petites exploitations avec quelques vaches, sans conscience de l'évolution technique. 

En amont, dans le secteur de fournitures des intrants, des machines, de la construction, comme en aval, dans celui de la transformation et de la distribution, on estime que l’agriculture et l’agro-alimentaire concernent 14 % de la population active, ce qui fait de ce secteur le premier employeur privé de France, avec l’artisanat, le tout généralement cloisonné, par régions et par filières. 

Les viticulteurs bordelais ne connaissent pas les éleveurs de porcs bretons et bien qu'ils soient liés par leurs évolutions sociétales et environnementales, la stigmatisation existe même au sein du monde agricole. Hors de leur domaine de compétence, les agriculteurs véhiculent les idées reçues transmises par les médias, tout comme les élites urbaines éduquées, en quête de critères de distinction, qui s'inventent une conscience vertueuse bio, locavore, sans pesticides, ... sans connaître les conséquences économiques et sanitaires de leurs postures. 

Rien ne nous immunise des retours de pénuries, contaminations, nourriture chère de par la dépendance alimentaire de la France face aux nombreux risques sanitaires graves, comme les mycotoxines, ignorés des citadins bannissant le moindre traitement sans même savoir de quoi il nous protège.

Beaucoup de jeunes appelés NIMA (non issus du monde agricole) sont fascinés par le retour à la terre, synonyme de nature et de liberté. Les jeunes agriculteurs sont plus diplômés et sont attirés par "l'agriculture Autrement" et par la pluriactivité. Il y a un renouvellement profond de la profession, d’autant plus indispensable que la moitié des agriculteurs partira à la retraite dans les dix ans.

La déconnexion actuelle entre les citadins et les paysans pourrait donc s’inverser à terme, indépendamment des néoruraux, voulant vivre à la campagne parce qu’ils la trouvent belle grâce au travail des agriculteurs mais leur pourrissent la vie à peine installés, à cause du bruit, des mouches, du chant du coq, des crottins ou des bouses sur les routes, des tracteurs et des traitements, toujours perçus comme illégitimes. 

Les tensions sont innombrables dans le périurbain. Les zones de non-traitement risquent de multiplier les broussailles, les friches et le découragement, et de servir de sanctuaires aux bioagresseurs des cultures. 

Les PLU doivent lutter contre le mitage en cessant l’installation des maisons d'habitation au milieu des champs pour que les agriculteurs puissent travailler sereinement et que les bourgs soient habités.

Les agriculteurs sont les héritiers de la connaissance du monde paysan en perpétuelle évolution et semblent profiter d'une image valorisée renouant aujourd'hui le dialogue avec le reste de la population comme par exemple à chaque salon de l'agriculture. 

L'identité même de chaque territoire dépend de ce qui est produit là plus qu'ailleurs, en qualité et savoir-faire reconnus de tous, donnant lieu à la célébration festive, porteuse de sens et de lien social, la culture locale, de par son identité à visage découvert, n'ayant alors pas besoin du masque de la mentalité pour exister.



En Médoc comme ailleurs, 
et peut-être plus qu'ailleurs, 
le monde paysan doit être reconnu 
par son activité d’intérêt général,
comme source patrimoniale Agri-Culturelle, 
afin d'être reconnue en priorité 
comme premiers défenseurs d’une nature 
sculptée par la main de l'homme, 
apprivoisée et nourricière.

    Jean-Pierre Alcouffe pour Autrement La Ville

dimanche 8 septembre 2019

Rentrée 2019

Quand on fait attention 
à l'avenir de ses enfants, de ses étudiants, 
on collabore à la construction de leur monde 
et par conséquent, ce n'est pas un optimisme béat mais 
c'est essayer de construire un monde meilleur. 
Michel Serres


Ce début septembre avec le retour en classe pour 12 millions d'élèves, est marqué par la réforme du lycée, avec les problèmes fondamentaux que l'école connait aujourd'hui. Le temps scolaire ne se cale pas sur le temps politique d'un quinquennat mais vient impacter son époque sur une génération, sur une vingtaine d'année. Les ministres se succèdent, auditent et prennent des décisions en vu de résultats immédiats, à échelle d'un quinquennat qui les voit arriver en poste qu'ils n'occuperont probablement pas jusqu'au bout.

Instruire ou éduquer ou les deux ? Les réponses à apporter à cette question d'essentialité ouvrent probablement jusqu'à la compréhension de la chute de nos institutions dans les classements internationaux.

Avant c'était bien ? là n'est certainement pas la question, car elle n'a pas lieu d'être. C'était bien pour qui, pourquoi, dans quelle réalité ? Il ne s'agit pas en l'occurence d'avoir un jugement sur l'école, mais de s'interroger sur le rapport entre cet outil essentiel de l'équilibre de la société et l'époque. Il y encore un demi siècle, les institutions fonctionnaient avec un tronc commun d'autorité symbolique, par lequel l'école entre autres était sanctuarisée, ce qui donnait également libre court aux excès d'autoritarisme de certains sur les élèves. 

Les mouvements sociétaux des années soixante ont déverrouillé des systèmes qui n'étaient plus en phase avec leur temps et c'est bien sur ce plan là qu'il faut exercer nos capacités d'analyse. 

Aujourd'hui, l'école est-elle en phase avec son époque, celle qui se doit comme pour toute époque, de tout faire pour que le monde de demain matin se construise, avec l'autonomie d'agir de ceux dont nous aurons eu un temps la charge. Cette autonomie des êtres pour une vie meilleure, passe forcement par l'esprit solidaire et par conséquent par l'éducation, accès aux codes communs par la gestion de ses émotions, avec autant que possible, l'accès à la connaissance. 
         
Les enfants des élites s'élèvent entre eux à l'école classique et plutôt à l'ancienne, en opposition aux enfants des classes populaires. Ce premier clivage prépare le monde croissant à deux vitesses des inégalités sociales voulues par certains et illisibles par d'autres. La déconstruction d'une société qui penserait que l'effort est une douleur, une injustice, que le radis ça pique et que nutella c'est plus doux et pas cher quand on n'a plus un radis, pendant que l'école  de certains va jusqu'à éradiquer tout support numérique comme pour les enfants des GAFAM par exemple, génère des élèves qui se préparent au pouvoir de créer de la pensée commune, au détriment des transmissions des savoirs et des savoirs faire. 

L'école désanctuarisée, comme d'autres institutions, tutrices de notre modèle de société, s'est peu à peu retrouvée en prise directe et sans filtre avec les maux de notre société. A la fois par volonté et manque de courage politique, l'asymétrie entre professeur et élève, participe des pertes structurelles comme pour les élus, gendarmes, juges ou médecins. L'école ne recule probablement pas, simplement elle produit de moins en moins son effet d'autonomisation de la pensée. A l'âge où il n'y a pas si longtemps, les élèves savaient lire et écrire, aujourd'hui ils envoient un émoticône par sms, accèdent au codes couleurs des poubelles et lorsqu'il s'agit de jeter le plastique, ils sont capables de contrôler leurs parents dans le cadre éco-doxatique de dame nature. 

La grande culture universitaire en est peut-être la cause. Les mathématiciens avec les maths modernes, les linguistes avec la dévalorisation de la grammaire, les historiens avec le renoncement à la chronologie, les géographes mutants en sociologues, les musiciens en gestionnaires de bruits, ... cela fait parti de la quête évolutive et bien légitime de l'expérimentation de la connaissance. Mais aujourd'hui, c'est le pédagogisme qui devient l'idiot utile au nom des sciences, de la destruction lente de l'école, renforce les inégalités avec les enfants qui ne trouveront plus à l'école ce que d'autres trouvent chez eux. 

A ce rythme là, certains n'auront plus besoin d'aller à l'école, la transition numérique servira bientôt les outils du savoir à domicile d'un monde Wikipédiamazonisé pendant que l'école sera un service de gardiennage pour mals comprenants, au lieu de relever le défit d'accompagner chacun vers le plus haut niveau d'instruction qu'il est en capacité d'atteindre.

Faire des citoyens à sa main idéologique ou faire des citoyens instruits ? là est la question pour l'appareil scolaire.

Trop de verticalité conduit à la révolte guerrière des uns contre les autres et installe alors trop d'horizontalité qui génère le chaos de la guerre de tous contre tous. 

L'équilibre résiderait-il donc dans la forme incertaine d'un entre deux, voire d'une sorte de "et en même temps"qui semble avoir fait son temps, en tant que slogan du couteau suisse et auquel on pourrait lui préférer l'énergie du mouvement en transversalité interdisciplinaire, génératrice d'expérience, d'autonomisation et d'éveil.

La désintégration de la gauche et la sclérose de la droite ont participé à la perte de la quête du sens de notre communauté humaine de destin. (citation d'après Edgard Morin)  


Depuis 2017,

Autrement la Ville 
soutient auprès des plus hautes instances, 
la pertinence de créer à Lesparre-Médoc,
un Centre de Formation Universitaire innovant, 
dans la dynamique de valorisation 
Agri-Culturelle 
à laquelle la ville et son territoire se doivent d'accéder, 
fort du récent classement du MEDOC,
en Parc Naturel de Région. 
   

JPA pour ALV 
           


vendredi 30 août 2019

Récré de pré-rentrée 2019


j'aime tellement l'école que j'ai redoublé

Cette pré-rentrée scolaire 2019 nous aura offert 
le spectacle de rue des petits arrangements entre amis, 
soldé par un match "nul" entre 
la ligue du Pays des merveilles et le pilote du Concordia.




Le match a été vite terminé, les joueurs sont rentrés au Vestiaire.


Que faire des éternels redoublants à charge de la collectivité ? Certes, ils ont l'air très heureux, mais leur pérennisation ad vitam rend-elle les autres heureux ?

Il faudrait commencer par réduire les rations à la cantine de la république, supprimer la double portion de frites, plus de pain avec les nouilles, aller au Pin sec et à l'eau pour réviser les gestes de nage à contre-courant, ... et favoriser un réel suivi d'accompagnement pour leur prise de conscience alimentaire par le sevrage, dans l'intérêt de leur santé physique et mentale.


De là, tout redevient possible, la vue du réel s'affine en regardant plus loin que dans la glace du comptoir, l'ouïe refonctionne au point d'entendre les autres plus distinctement, la  langue est bien plus souple qu'en bois même fraichement coupé, la digestion plus régulée donnant plus accès aux fondements de l'humilité. 

Trêve de sarcasmes, le projet de piétonnisation partiel ou total de la rue principale comme des décisions d'inversion de sens des rues ne peut raisonnablement être traité par 2 commerçantes qui n'ont pas la compétence urbanistique pour appréhender l'ensemble des conséquences. Il s'agit de ne pas systématiquement voir midi à son pas de porte.


Tous ces troubles sont naturellement alimentés par le désintérêt manifeste de celui qui devrait contenir les ardeurs précipitées et s'en instruire avant de déclarer toujours trop hâtivement, "Dites moi ce que vous voulez et je le ferai ..." alors que notre logiciel nous traduit "Dites moi ce que vous voulez et je ferai ce que je veux ...".

Ce n'est pas la recherche d'un geste magique qui va redonner de la fréquentation en centre ville s'il n'y a pas offre de nécessité première, comme les fruits et légumes entre autres exemples de produits qu'il serait élémentaire de trouver dans un pays où tout pousse, mais où l'inconscience continue à nous persuader de pousser plus vite un caddie pour aller acheter des produits transformés au moins cher mais qui nous tuent à petit feu.


En synthèse, Alice envoie sa liste des merveilles de son pays dans une lettre au père Noël dès le mois d'août, ce qui conduit naturellement l'enfant du Pays à se mettre en cuisine et d'en faire tout un plat, servi en salle du conseil, sans qu'il soit là, mais sous l'autorité républicaine des Mariannes, lui même sans doute trop occupé à l'assemblage du prochain millésime improbable de deux mille vins.

Le Père Noël n'existe pas, PS: mais c'est pas grave, je ne sais pas lire.

NO COMMENT... 
les lesparrains ne s'y s'ont pas trompés, 
les petits arrangements entre amis d'un jour 
n'auront pas tenu jusqu'aux frimas et auront vite fondu 
comme neige au soleil aoûtien.  

JPA pour ALV 
     

       

samedi 10 août 2019

Obésité des ados / attention danger

SANTÉ DES ADOS : 

SONT-ILS TROP GROS ? 

Comment vont nos adolescents ? Plutôt bien, malgré une surcharge pondérale pour un nombre croissant d’entre eux et un temps passé devant les écrans qui pousse à la sédentarité.
L’OMS le rappelle dans ses rapports : « La principale cause de surpoids et de l’obésité de l’enfant est un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et les calories dépensées ». 
Rien de très nouveau, si ce n’est que l’augmentation des cas de surpoids chez nos enfants est aujourd’hui imputable à des facteurs en lien étroit avec les évolutions de la société. Les jeunes optent de plus en plus souvent pour de la restauration rapide et hors domicile, aux caractéristiques nutritionnelles et caloriques pas toujours très saines. On observe de surcroît une baisse de l’activité physique au profit d’autres loisirs, plus sédentaires, les écrans étant dans le viseur. Des constats que vient étayer l’étude publiée par la Direction de la recherche et des études (Dress) du ministère des Solidarités et de la Santé. Une étude réalisée à partir de 7 242 questionnaires remplis par des adolescents, élèves en classe de troisième, issus de 925 collèges.

1 - Ados en surcharge pondérale :               un phénomène qui s’accentue

Erelle, Lisa, Clémence et Tom sont quatre amis âgés de 17 à 19 ans. Trois grandes ados bordelaises et un étudiant palois qui, depuis deux ans, vit seul, loin du cocon familial. Deux des trois jeunes femmes ont eu, à un moment donné, un souci de surpoids. Pour Erelle, c’est depuis la toute petite enfance qu’elle est un peu au-dessus de la courbe poids/taille du médecin traitant. Et elle s’en accommode tout en ayant une alimentation riche en légumes et fruits. Lisa a fait un peu le yo-yo jusqu’au collège où « j’ai pris pas mal de poids. Je suis allée voir une diététicienne et aujourd’hui je suis stabilisée ».
                            
Tom a banni la viande de son assiette, plus par coût que par goût, et les quatre amis déclarent manger sandwich, hamburger ou sandwich une à deux fois par semaine. Des profils qui font écho à l’étude du ministère de la Santé : en 2017, 18 % des scolarisés en troisième étaient en surcharge pondérale (1) (contre 17 % en 2009) dont plus d’un quart, soit 5,2 % (2,8 % en 2009), étaient obèses. Comme chez nos amis, les filles sont plus sujettes à ces écarts de balance que les garçons. L’étude ne s’étend pas sur les liens directs avec l’alimentation, tandis que les agences de santé à travers les pays développés martèlent depuis quinze ans « manger cinq fruits et légumes par jour » et « manger et bouger ».

2 - Activité physique                                       et / ou                                                        activité sédentaire

Bouger. Le mot est lâché. Tom est un accro de la natation qu’il pratique en club universitaire à raison de huit heures par semaine. Clémence danse en club 1 h 30 par semaine et trois heures en option au lycée. Erelle pratique le basket, depuis plusieurs années, en club, et court, une fois par semaine, avec Lisa. Quand ils ne bougent pas. Ils étudient et ils pianotent… sur leurs téléphones et leurs tablettes. Une moyenne de deux heures « à peine » (sic) par jour en semaine, voire trois heures « grand max », le week-end. L’estimation des quatre grands ados n’est-elle pas biaisée par l’insouciance ou la culpabilité ? Car l’étude établit que 73 % des élèves de troisième dépassent les deux heures par jour, 50 % les 3 h 30 et 10 % les six heures ! Des chiffres qui peuvent grimper jusqu’à onze heures le week-end ! Toutefois les ados continuent à faire du sport : 74 % des élèves questionnés le garantissent, avec une différenciation par sexe (67 % des filles et 81 % des garçons) et pas que…

3 - Les inégalités sociales,                            un facteur important

La surcharge pondérale, tout comme le temps passé sur les écrans et la pratique d’un sport notamment en clubs sont marqués socialement. « La prévalence de l’excès pondéral concerne un ado sur quatre parmi les enfants d’ouvriers et un ado sur neuf parmi les enfants des cadres », souligne la Dress. Et « durant la semaine, 81 % des enfants d’ouvriers indiquent passer quotidiennement plus de deux heures devant les écrans contre 61 % des enfants de cadres. »
Ces inégalités sociales se ressentent également dans la santé bucco-dentaire globalement en nette amélioration dans le temps, avec cependant plus de caries et moins d’appareils dentaires dans les milieux les moins favorisés. Même constat pour les problèmes de vue et le port de lunettes.
(1) La surcharge pondérale correspond à un indice de masse corporelle (IMC) (Poids en kilo/le carré de la taille en mètres) de 25 à 30. Pour les obèses, l’IMC est supérieur à 30.


Seules face à leur obésité, elles racontent

Une photographie d’Émilie qui fait très mal. Elle est à moitié allongée sur un canapé, elle pèse 134 kg. Une autre dans le téléphone d’Anne, pareil, elle pèse 160 kg. Impossible de reconnaître les jeunes femmes aujourd’hui, leurs traits étaient mangés. « Moi-même je ne me reconnais plus, ose Émilie. J’ai commencé à prendre du poids en sixième. C’était bizarre, j’étais un peu harcelée, moquée et du coup je me suis réfugiée dans le sucre. Ma tête disait stop, mais mon estomac en redemandait. Ou alors le contraire. Gâteaux, barres de chocolat, sodas, bonbons… Mes parents se bagarraient pour que j’arrête de manger, j’étais agressive. Je n’écoutais rien. » Dès la sixième, Émilie a enchaîné les régimes, elle perdait dix kilos et les reprenait. Piquait de la nourriture dans le frigo, dans les placards. « Le regard des autres m’était insupportable, alors je rejetais tout, même moi. Je jouais à la gameboy sur mon lit. Je glandais… »Plus de miroir chez Anne pour qui manger était un plaisir, un bonheur : « Je mangeais de tout, plusieurs fois, trois fois par repas dit-elle. 1,5 kg de viande, une pintade pour moi toute seule, un poulet. Je mangeais encore plus quand j’étais triste et même gaie. »
Obésité morbide
Toutes les deux ont dépassé le stade de l’obésité morbide, tout comme Charlaine, aujourd’hui mère de deux jeunes adultes qui ont failli, à l’adolescence, tomber dans le même piège. « J’étais obèse et je me suis battue pour qu’ils se nourrissent correctement. Toute ma vie a été un combat pour perdre du poids. Quand j’ai vu mes enfants commencer à prendre le même chemin, ça a été terrible. Mon dernier était adoré par la cantinière de l’école parce qu’il finissait tous les plats. Et le second rentrait à 16 heures et avalait un plat de pâtes, avant le repas du soir. Ils se faisaient inscrire aux sports, mais ne suivaient rien. Ils y allaient une fois, deux fois, puis terminé. L’effort physique bof, ils préféraient leurs jeux vidéos… »
Parce qu’elles étaient en danger de mort, Anne, Émilie et Charlaine ont été contraintes de subir une opération chirurgicale pour réduire la taille de leur estomac (sleeve, bypass). En quatre ans, Émilie a perdu 60 kg, Anne, 80, en deux ans. Une révolution dans leur vie. Elles réapprennent à manger avec frugalité « dans une assiette à dessert », précise Émilie. Sa passion des chevaux ne l’a jamais lâchée, mais elle avait renoncé à monter. Aujourd’hui, elle peut à nouveau. « J’ai l’impression de me réveiller, d’une seconde vie. Je me regarde et je me dis : ‘‘Qui t’es toi ?’’ Je me permets de rêver à une relation avec un garçon. » Anne n’a rien perdu de son plaisir de cuisiner : « Je le fais pour les autres aujourd’hui, moi je me cantonne à un peu de tout. Mais toujours très bon et puis, il y a des miroirs chez moi. Je ne crains plus de croiser mon image par hasard. »
Lire les étiquettes
Elles suivent des ateliers thérapeutiques à la clinique du Tondu de Bordeaux, où une psychologue, une diététicienne, un kiné les incitent à améliorer leur alimentation, leur équilibre de vie et à reprendre goût à l’activité physique. Des groupes de parole qu’elles ne ratent pas. « Ça nous aide, on apprend des choses, par exemple, lire les étiquettes des produits que l’on achète, remarque Charlaine. Décrypter le mauvais et le pernicieux. »




               

Obésité des jeunes : 

pourquoi l'épidémie a des impacts beaucoup plus vastes que la seule question sanitaire

Le ministère de la Santé a publié les chiffres de surcharge pondérale chez les jeunes :  près de 20% des adolescents seraient touchés, un chiffre en augmentation depuis 2009.

Un surpoids au sens propre et au sens symbolique

La tendance se confirme, avec cette enquête récente, les jeunes grossissent, un bon tiers d'entre-eux souffre de surpoids, voire d'obésité et cela les touche d'autant plus qu'ils font partie des classes sociales défavorisées. 

BIG MAC 

La mal-bouffe, les écrans, sont les premières raisons invoquées et les plus objectives, pour expliquer cette tendance qui nous rapprocherait du mouvement déjà largement opérationnel sur la jeunesse américaine. En réalité, l'alourdissement des jeunes générations est une tendance mondiale des pays les plus industrialisés. 
Mais cet embonpoint n'est pas un simple constat, c'est le symptôme d'une pathologie sociale plus large et qui passe aussi par des pertes d'aptitudes physiques et intellectuelles, globalement sous forme de paresses. A cette enquête sur le surpoids, on peut accoler d'autres enquêtes menées sur les capacités sportives, qui mettent en évidence une perte de ce que les spécialistes appellent la VO2-Max, cette mesure caractérisant l'aptitude à l'effort, la cylindrée de l'individu en quelque sorte. 
Constituée principalement avant l'âge de treize/quatorze ans, elle conditionne les futures capacités sportives et elle est en baisse globale. On note particulièrement la baisse de l'endurance. Egalement, les items liés à la dextérité sont en baisse, ces capacités à réaliser des choses fines avec les segments terminaux, les mains, les doigts. Pour corroborer ces données, il faut écouter les professeurs de primaire et de collège, évoquer la perte de l'effort, la médiocre qualité de l'écriture, la réticence à s'accrocher en cas d'échec, une paresse intellectuelle et physique globale donc. Mais tous ces paramètres sont très inégalement répartis dans la population et touchent principalement les catégories sociales les plus défavorisées effectivement, mais ce serait trop simple de pointer éternellement les mêmes.

Sens propre et sens symbolique

En réalité, sur le plan symbolique, le surpoids, l'obésité, sont synonymes de satiété, de corps et d'esprits comblés, si ce n'est gavés et donc, sur le plan cérébral également gavés, donc blasés, tant à ces jeunes âges, corps et esprit, marchent ensemble. Et le désir vient du manque... 
On peut bien sûr incriminer les burgers de fast-foods, les pizzas, consommés en boucle, appréciés des jeunes, repas individuels ou entre copains, mais surtout repas rapides. Mais là encore, il s'agit du symptôme. A l'origine, l'abolition du temps, celui du repas traditionnel, à table, en famille, disparu au profit d'une alimentation, au coup par coup, quand l'enfant a faim et un « nourrissage » rapide, entre deux écrans, dans le pire des cas, debout devant le réfrigérateur. 
Quelques commentateurs ont évoqués les écrans, très addictifs, qui poussent les jeunes à se nourrir entre deux jeux, entre deux conversations, ou même pendant le jeu. Mais on ne peut incriminer uniquement l'enfant. Le loisir numéro un des jeunes adultes est aussi le jeu vidéo et les jeunes parents ne sont pas moins intoxiqués par ces écrans que leurs enfants. Et l'enfant n'est donc pas le seul à avoir un temps d'alimentation déstructuré. Soit que les parents peinent à avoir autorité pour faire venir à table des enfants tenus par leurs électroniques respectives, soit que les parents eux-mêmes ne passent pas à table et se nourrissent comme ils nourrissent leurs enfants, au coup par coup, chacun son écran et chacun son alimentation. Et de fait, ces phénomènes de surpoids ou d'obésité concernent souvent l'ensemble de la famille.

Que les rondes sont belles...

Au chapitre des causes, toujours dans la fibre de la paresse, la réticence à cuisiner, où le manque de savoir faire, sont corroborés par le succès des émissions culinaires, qui témoigne de la recherche de quelque chose de perdu. Effort de courses, effort de cuisine, souci de diversification, sont diversement appréhendés et on passe de la famille soucieuse d'équilibre et de diversité, épluchant les étiquettes, cherchant les meilleurs produits, parce qu'elle y est sensibilisée et parce qu'elle en a le temps, à la famille désinvolte, habituée des plats cuisinés tout prêts, toujours les mêmes, ceux que l'on connaît et que l'on aime, lesquels sont le plus souvent, trop gras, trop sucrés, trop salés. 
Avec entre les deux, toutes les configurations possibles, dépendant du degré de sensibilisation, de temps et de moyens des parents. Mais il ne faut pas s'y tromper, cuisiner, manger sainement et diversifié ne coûte pas plus cher que d'expédier de la mal-bouffe au quotidien, cela coûte même moins cher. 
On est bien dans cette notion de paresse globale. En primaire, il m'est arrivé de multiples fois de voir des parents refuser la sortie scolaire en prétextant la difficulté ou l'incapacité à préparer un pique-nique pour leur enfant, il faut le vivre pour le croire.
Pour arranger le tout, la correction politique s'en mêle, gare à celui qui n'aimerait pas les rondes, aujourd'hui magnifiées, façon Marlène Schiappa. Ou cette enquête, voici quelques années, qui affirmait que les hommes avec un peu de « brioche » étaient plus sexy sur la plage. Tout est fait pour que le surpoids soit décomplexé et même « tendance », dès lors, pourquoi faire attention à ce qu'on mange et à sa pratique sportive ? 

On pourra noter qu'il est étonnant que la mode esthétique colle au mode d'alimentation le plus rentable, un peu comme une entente cordiale entre les deux promoteurs.
Au final, ce surpoids de nos jeunes, mais aussi de leurs parents, doit nous inquiéter, il est synonyme de beaucoup d'autres problématiques sociétales, de perte de repères, de perte de relations, de perte d'asymétrie entre parents et enfants, de perte de désirs et de trajectoires personnelles dans un contexte déprimé auquel le législateur participe. L'inflation de normes, le contexte sécuritaire permanent, la peur diffuse de l'avatar, du chômage et plus largement du lendemain, fait de la société française, à chaque enquête, l'une des plus pessimistes des pays industrialisés. 


Cela conduit à un autre mode de vie, chacun son écran, chacun son alimentation, en forme d'échappatoires, devant l'adversité. Ce surpoids est aussi à prendre au sens symbolique, d'une société qui en a, comme dit l'adage : plein le dos...

samedi 20 juillet 2019

CETA

Le CETA, 
(Compréhensive Economic and Commercial Agreement) 
accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada, 
déjà accepté par Bruxelles, 
doit désormais passer par l'acceptation 
de chaque pays concerné. 



En France, le vote du Parlement 
qui devait ressembler à une simple formalité, 
le Président de la République étant favorable à cet accord 
et disposant d'une majorité confortable 
à l'Assemblée Nationale, 
va finalement faire débat ce mardi 23 juillet 2019.


La ratification du CETA fait polémique pour des raisons essentiellement liées à la défense de notre agriculture, en ouvrant le débat sur son avenir. Ce n'est pas la vocation du libre-échange en elle-même qui est remise en cause par la majorité des contestataires, l'heure étant depuis longtemps à la mondialisation qui favorise les échanges commerciaux et l'entente entre les peuples contribuant à éviter les conflits, encore faut-il  que ces échanges soient équitables et éco-soutenables et que l'agriculture européenne ne soit pas systématiquement la variable d'ajustement autorisant la vente de nos services et que à terme, nos modes de vie et nos choix sociétaux Européens ne soient pas remis en cause par ces accords.



Le CETA paraissait à l’origine comme l'un des accords de libre-échange le plus acceptable, les modes de vie canadiens et européens étant en cousinage. C'était l'argument défendu par de nombreux parlementaires européens, français y compris, qui y ont été favorables en février 2017. 
L'Europe seule est trop isolée dans le monde, il lui faut des alliés, et le Canada répond aux critères, contrairement au Brésil avec lequel les divergences sont bien plus affirmées. Les députés européens français soucieux de notre agriculture qui ont voté en faveur du CETA en février 2017 l’on fait dans cette approche, "on accepte le Canada pour mieux refuser d’autres”. 

Depuis, la Commission européenne a signé un accord avec le Mercosur (Brésil, Argentine...), montrant que la vocation était au "tout libre-échange", et non au choix des meilleurs alliés, en fonction de quoi, la réflexion évolue dans les groupes parlementaires, contestataires ou l'étant devenus, rendant l'opposition à la signature par la France de ce traité bien plus importante qu'on ne l'aurait imaginée.


Lorsque la loi EGAlim (loi Alimentation) est passée, plusieurs articles y figurant poussent le monde agricole français à toujours plus de vigilance vis-à-vis des attentes sociétales,  en qualité, sécurité sanitaire et bien-être animal. L'argument consistait à répondre au mieux aux évolutions de notre société, inquiète pour son environnement et sa culture face à la prolifération de malbouffe. 

Le volet agricole de l'accord du CETA prévoit l'importation en Europe de viande bovine qui ne répond pas aux critères de qualité. On lui reproche notamment une nutrition animale à base de farines animales, cause des deux crises de la vache folle en France, ou encore l'utilisation d'antibiotiques refusés sur notre territoire.

Ce nouveau contingent sur le marché européen qui arrive au plus mauvais moment pour des filières animales en crise, pourrait donc les précipiter vers la faillite et prouve une fois de plus  que de nos jours le monde agricole intéresse de moins en moins nos politiques, mais le front commun d’opposition se réveille avec la sécurité sanitaire : l’utilisation des farines animales sont désormais associées à la maladie de Creutzwald-Jacob avec la peur d'un nouveau scandale.
Les deux principaux syndicats agricoles sont sur le pont, mais avec des modes d'action différents, pour dénoncer le CETA. 
La Fnsea a choisi des actions ciblées en province, devant des préfectures, à des dates différentes, conjointement à des actions de lobbying peu visibles mais réelles auprès des élus sous le slogan “N'importons pas l'agriculture dont nous ne voulons pas” auprès des députés de toutes obédiences, ranimant 
une société civile en accord avec ses agriculteurs,
 comme pour remettre l’église au milieu du village...

Parmi les "non agriculteurs" qui se manifestent en faveur d'une défense de l'agriculture française, on peut noter l'intervention de Patrick Maurin, conseiller municipal de Marmande, connu pour deux marches citoyennes pour dénoncer le tabou autour du suicide des agriculteurs. Ce mercredi 17 juillet, il est venu à l'Assemblée nationale pour s'enchainer symboliquement à ses grilles un bref instant (le temps que les forces de l'ordre réagissent...), et dénoncer ainsi le mal-être des agriculteurs, qui serait agrandi selon lui par la signature des accords du CETA ou du Mercosur. Il a fait l'objet de nombreuses interviews médiatiques, et a donc participé à la diffusion d'un message favorable à la défense des agriculteurs français et mettre en alerte pour le vote de ce mardi 23 juillet à l'Assemblée nationale.

Si La République en marche est majoritaire à l'Assemblée, elle ne dispose finalement que d'une quinzaine de députés au-dessus de la majorité absolue (304 députés / majorité absolue 289 députés) et il semble aujourd'hui évident que la mobilisation des opposants au CETA soit de plus en plus forte.

D'un point de vue du modèle global promu par le traité, quel sens éco-soutenable peut justifier 6 000 km à parcourir entre la France et le Canada, pour des échanges commerciaux proliférant sur des distances de plus en plus importantes, pour des produits et des savoirs faire dont nous disposons sur nos territoires régionaux voire européens ?  

ICI PLUS QU’AILLEURS, 
à l'heure où l'on respire le MEDOC en PNR,  
regardons LESPARRE-MEDOC, 
sous-Préfecture du Pays Médoc, 
en Capitale AGRI-CULTURELLE de son territoire.

jpa pour ALV